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Horaire d'hiver:

Mercredi

18:30-20:00 Ergomètre

Samedi

15:00-17:00 Aviron

Dimanche

10:00-12:00 Aviron

Horaire d'été:

Mardi

18:30-20:30 Aviron

Jeudi

18:30-20:30 Aviron

Samedi

10:30-12:30 Aviron

Dimanche

10:00-12:00 Aviron


Calendrier 2014

Régates Régionales

x février

JREH, Lausanne

8 mars

Championnats Rom. d'Ergo, Vevey

28 mars

Critérium Lausannois

14 juin

Schiffenen

3 octobre

Championnats Romands, Divonne

4 octobre

régate de Divonne

Voyages

à définir

Préparation Voga

22-25 mai

Vogalonga

19-26 septembre

Descente de la Vltava

27 septembre

Traversée de Paris

Festif

16 janvier

Assemblée Générale

14 mars

Ouverture de saison

18 mars

Présentation prog. Rando

16 mai

Journée de nettoyage

5 juillet

Soirée Championnats Suisses

jeudis de juillet-août

BBQ

La "randonnée" regroupe les membres de notre club qui rament régulièrement ensemble pour profiter de la nature et participer ensemble à des évènements d'aviron loisir en Suisse et en Europe. Notre club favorise l'activité sportive en équipe, et en principe, les nouveaux membres sont intégrés dans des bateaux d'équipe et rament pendant les horaires fixes (voir ci-dessus). Si vous avez envie de pratiquer l'aviron comme sport de loisir, la page "apprendre" vous renseigne sur les cours. Si vous savez déjà ramer, venez simplement nous voir une fois au club pendant les horaires de la randonnée.

ARCHIVE 2015
Cliquer ici pour quitter l'archive 2015
  Randonnée en Tchéquie    Prague du 19 au 25 septembre 2015

La mythique descente de la Vltava : On l'attendait depuis le début de la saison, et voilà que le moment arrive enfin : en voiture pour Prague !
Tout commence d'abord par le démontage des bateaux : rendez-vous un jeudi soir au club pour démonter les bateaux : exercice devenu presque de routine dirions-nous depuis le temps qu'on le pratique à Venise, Paris ou ailleurs. On arrive quand même à charger 2 fois certains bateaux et à se creuser la tête pour comprendre où peuvent bien aller les 2 écrous qui vous restent dans la main à la fin de l'exercice.... 
Les bateaux chargés, le gros de la troupe parti en avion restent les convoyeurs/ses : Yves, Manu, Kerstine, Massouma. 

Samedi matin 19
A l'aube, ou même avant : départ du club. Le bus chargé de victuailles, la remorque chargée de bateaux, les convoyeurs/ses chargés de café.
En route pour douze heures de trajet, entre autoroute, routes nationales sur lesquelles Kerstine fait un apprentissage express de conduite de remorque sur petits virages, et Yves met en pratique un principe de conduite : Dans le doute entre aller à droite ou à gauche...va tout droit :-)
Enfin arrivés à destination, l'équipe arrivée en avion nous fait un accueil chaleureux...ou alors ils sont très soulagés de voir que les bateaux sont là. Première immersion immédiate dans la vie du coin avec la visite traduite et commentée par Renata,  du petit musée qui décrit le travail des "flotteurs de bois" qui faisait la prospérité de la région. Voilà qui remet tout de suite les choses en perspective : ramer avec des bateaux légers, des avirons en carbone et des étapes confortables sera un peu moins héroïque, mais on se réjouit tout autant.

Dimanche 20
Notre super guide René, toujours plein d'attention et heureux de nous faire découvrir les beautés de la République Tchèque nous a concocté une première journée en douceur : Visite du château de Hluboka, commentée par le guide spécialement demandé par René, dans un français tellement châtié qu'il en presque délicieusement suranné. On passe dans les pièces richement décorées, entre marqueterie précieuse réalisée par des artisans locaux, assiettes en porcelaine de Delft (la carte postale de l'époque?Bibliothèque remplie de quelques milliers de livres et salles des trophées de chasse (le château était initialement un petit pavillon de chasse dans le grand terrain de jeu de la noblesse austro-hongroise qui profitait des forêts giboyeuses du pays. 
Première rencontre d'aviron au milieu de l'orangerie du château reconvertie en galerie, le rameur en bronze (quand même pas posé là à notre intention, si?) nous rappelle que le farniente n'aura qu'un temps... et photo de groupe sur les escaliers du château...nous sommes encore très peu cloqués, et tout à fait civilement habillés, profitons-en!
Départ pour la ville médiévale de TREBON, on se croirait en plein décor de film. Puisqu'on va passer le reste de la semaine sur l'eau autant se transformer un peu en ichtyorameurs et donc déguster de la carpe, du silure, et autres délicatesses du même genre au cours du repas de midi servi dans un restaurant accueillant des ichtyophages de tout poil. (des gens qui aiment manger le poisson).
Quartier libre pour digérer un peu avant la visite de la brasserie, commentée en allemand cette fois et traduite avec grand enthousiasme par Edouard. Le dosage du houblon et du malt et le brassage n'ont plus de secret pour nous, mais notre plus grande expertise reste dans la consommation de céréales liquides....sous forme de Pivo...
Petit moment sportif tout de même pour Graham et Massouma, qui s'étant attardés un peu dans les commodités de l'usine se sont retrouvés dehors sans personne du groupe et ont donc réfléchi comme les saumons remontant à la source...retour au point de dépose. Eh bien non! le car attendait de l'autre côté. Quelques petits aller-retour entre ceux qui partent chercher les perdus, les perdus qui reviennent et ceux qui étaient partis qui se font attendre et finalement on rentre à l'hôtel. 
Grande première le soir : pour la première fois du voyage, l'attribution des bateaux est annoncée aux valeureux rameurs/es. Eh oui, le voyage forme non seulement la jeunesse mais devrait tisser des liens entre les passagers des diverses embarcations qui nous mèneront jusqu'à Prague. Un exercice périlleux pour nos organisateurs et organisatrices, René, Magda, Silvia, Yves qui hasardent les combinaisons au plus près de leur conscience et de leur souhait de contenter tous les participant/es. La quadrature du cercle réussie avec sourire et patience du début à la fin...la patience surtout à la fin !

Lundi 21
Départ pour la première étape revisitée de notre voyage le barrage de Lipno, sur lequel nous passerons 2 jours magnifiques en bénéficiant au passage des conseils techniques de René, notre mentor.
Montage des bateaux...on y arrive presque sans faux pas cette fois. Quoique...pourquoi est-ce qu'il n'y a pas de notice disant à l'avance qu'un quatre ne se monte pas dans n'importe quel sens ? On n'est pas loin de l'exercice de montage d'une table de chevet d'un grand distributeur de meubles en kit suédois, il nous reste même LE boulon dont on ne sait pas quoi faire à la fin du montage.
Premier départ sur l'eau...enfin on y est et même le soleil est de la partie! Les équipes se découvrent, font connaissance pour certains et commencent le long travail de tannage de leur Pôle sud sur les sièges et de leurs mains sur les manchons. (oh le rêve du petit coussin en silicone....)
Un vrai jardin d'Eden pour les rameurs/ses, il ne manque même pas le serpent qui darde sa langue fourchue hors de l'eau en direction de St-Sulpice et de son équipage. On dit que les serpents sont sourds...en tous cas celui-ci a du le devenir en étant à portée d'oreille des cri d'alarme poussés sur le bateau. Fini la sortie, on rentre à l'hôtel et on se retrouve pour un apéritif bien mérité après toute cette eau brassée de nos pelles énergiques. 

Mardi 22
Deuxième journée sur le lac de barrage et magnifique randonnée jusqu'au petit port où nous prenons un pique-nique au soleil. Les premières courbatures se font sentir pour certains/es et l'envie de s'endormir un moment est difficile à combattre sur les transats posés dans l'herbe. On improvise un lieu de dépose du 4X et toute l'équipe se relaie dans l'hôtel du coin en prenant un air dégagé ou en se concentrant très fort pour avoir l'air invisible en passant devant la réception pour aller visiter les"lieux".
Arrivé à bon port, notre guide René nous a préparé une surprise : l'invitation à découvrir la tour construite en haut de la piste de ski (oui, piste de ski parfaitement) de Lipno, qui est AUSSI une station de ski. Une bonne préparation pour l'hiver finalement : prendre un télésiège qui nous amène au pied de la magnifique tour. Une montée amusante, agrémentée de stations ludiques et surtout d'un TOBOGGAN qui descend en tournant depuis le sommet. Petite hésitation pour certaines...mais on ne va quand même pas se défiler, même si la descente se fait dans un hurlement strident qui fait gagner au gardien la médaille d'or du cri de la journée.
Retour au restaurant du port pour déguster un délicieux repas organisé par Renata qui a négocié avec le chef un menu de poisson et légumes qui nous redonne bonne conscience! Il faut dire que la gastronomie tchèque bien que savoureuse, est faite pour tenir au corps en période de grand froid...donc pas vraiment propice à l'allègement des bateaux. 

Mercredi 23
Départ aux aurores pour aller vers le barrage Orlik afin de commencer réellement l'aventure fluviale. Un temps assez automnal, pluie, vent, bref tout ce qu'on aime en ramant. Mais qu'importe, les sourires sont plaquées sur les visages et l'enthousiasme doit être communicatif puisque même les nuages finissent par se laisser attendrir et cessent de nous arroser. En bateau pour rejoindre MERIN, et le duo MassouManu qui convoie la remorque jusqu'à notre prochaine étape. Des falaises arborées tout autour, un plan d'eau qui n'en finit pas de se dérouler tel un grand tapis de velours vert sous le bateau, le paysage qui défile au rythme des avirons et en arrivant à 10km environ de MERIN la surprise de croiser un double qui ressemble Kamikaze avec dessus deux rameurs qui ressemblent étrangement à nos convoyeurs...c'est bien eux, qui ont profité de venir à notre rencontre. Quel plaisir de savoir que tous les participants, sans exception ont pu "prendre glisse" avec la Vlatava!

La journée se termine agréablement dans le bain de remous,  le sauna et le bain de vapeur du centre thermal de Merin, un peu de chaleur pour faire fondre les courbatures et contractures diverses et variées et pour remettre sur pied les aventureux/ses rameurs/ses avant le repas du soir, toujours aussi roboratif!

Jeudi 24  
La joyeuse équipe se retrouve après une nuit étonnamment réparatrice vu la taille des lits et l'épaisseur des matelas et des couvertures.
Une certaine perplexité lorsqu'on voit la taille des militaires tchèques qui sont en séjour à Merin...passe encore lorsqu'on mesure 165cm au garrot, mais eux sont loin d'être chétifs !
Petit déjeuner quelque peu exotique pour certaines qui, croyant manger une version tchèque de bircher-salade de fruits au yoghourt réalisent, mais un peu tard qu'il s'agit en fait de salade russe à la mayonnaise,  et nous voilà en route pour une magnifique étape passant par un premier petit barrage franchi en......tracteur!  oui oui....parfaitement. Il se trouve que la Vlatava est censée être navigable sur toute sa longueur. Il fallait donc trouver une solution pour passer le barrage qui ne comporte pas d'écluse. Le transbordement en tracteur se fait donc sur une rampe légèrement glissante, en tentant d'aller au plus près du bord pour se mouiller le moins possible. Facile à dire pour certains qui se mouillent jusqu'au genoux, tandis que certaines se retrouvent dans l'eau jusqu'au cuisses... puisqu'il parait que l'eau froide raffermit la peau on ne va pas s'en plaindre, on a droit à un traitement intensif.
Retour à Merin et après-midi de repos, détente piscine et autre spa avant le repas du soir et les préparatifs de la dernière étape, celle qui va nous mener à Prague en passant (enfin!) par les écluses qui sont un des clous du voyages. Le repas avalé, nous passons en "séance plénière de desserts" dans la grande salle de conférence du restaurant. Dernière épreuve d'attribution des bateaux pour nos GO et instructions données par René qui va nous quitter le matin pour se rendre à Prague par la route, et retrouver la joyeuse armada pour une entrée que nous espérons triomphale dans la belle ville de Prague.

Vendredi 25
Nous retrouvons les bateaux, qui nous attendent au premier barrage franchi par une écluse impressionnante manoeuvrée par un Charon contemporain, employé du barrage  :  entrée dans un "couloir" de pierre noire, les bateaux tenus ensemble par les avirons et la porte se ferme devant nous, l'eau se met à descendre d'abord imperceptiblement puis un peu plus vite. Devant nous la porte et la muraille qui retiennent le fleuve, derrière nous un immense "portail" de métal qui s'ouvre avec un claquement métallique qui résonne dans le couloir de pierre.... "Vous qui entrez ici, laissez toute l'eau descendre..."(nos excuses à Dante Alighieri mais impossible de résister).  Mais loin des flots sinistres de l'Achéron, c'est bien la Vltava riante et ensoleillée quoiqu'un peu venteuse qui nous attend.
Dans un grand élan d'enthousiasme, parfois tempéré d'une petite hésitation en rencontrant des bouées qui se mettent en travers de notre chemin....la flotte des esquifs lausannois se lance sur la descente, naviguant qui au milieu du fleuve, qui sur les bords ne perdant pas une miette du paysage et comptant les kilomètres qui défilent. Un ou deux arrêts de première nécessité et deux écluses plus tard une grande voix bien connue nous redonne un élan d'énergie et, il faut le dire, nous rassure sur le nombre de minutes à passer encore sur des sièges qui commencent à attaquer durement nos Pôles sud...(les fesses en banquise méchamment attaquée par le réchauffement climatique).
L'arrivée de la ville se fait sentir non seulement sur les rives mais également sur le fleuve qui n'est plus entièrement à nous, et les derniers 500 mètres se font la tête dévissée pour ceux qui sont sur des embarcations non barrées. Un arrêt photo sous le pont, et on accoste enfin au ponton flottant du club VK SLAVIA. Un charmant petit ponton, prolongé par deux rampes qui semblent grimper à la verticale jusqu'au quai...après l'aviron un petit stage de grimpe en chaussette sur le grillage métallique, une vraie séance de réflexologie gratuite, et d'équilibre pour éviter de se retrouver assis avec une yolette dans les bras.
Dernier démontage de bateaux et chargement de remorque, une routine désormais pour l'équipe qui mériterait un diplôme Master du grand distributeur de meubles en kit cité précédemment...cette fois-ci aucun boulon ne reste inutilisé et les bateaux sont correctement chargés du premier coup... la batterie du bus, elle, commence à se décharger en douce comme les convoyeurs/euses le constateront le lendemain, mais pour le moment toute l'équipe part à pied prendre possession des chambres dans le charmant hôtel situé près du Pont Charles, qui nous accueillera pour une dernière soirée praguoise. Un hôtel dont la décoration est inoubliable, entre les armures dans la salle à manger des petits déjeuner et la réception aux murs et aux plafonds peints et décorés nous nous retrouvons presque dans un décor d'armurerie d'un château médiéval.
Changement de costume pour l'équipe, troquant les gilets, leggings et autres vêtements sportifs pour des complets, robes et autres escarpins tenus au fond des sacs depuis le départ pour l'occasion,  et nous voilà partis pour l'Opéra...La Bohème de Puccini, qui ajoute un zeste de culture musicale et de raffinement à une semaine riche en expériences et découvertes de toutes sortes. Une journée de contraste entre les sandwiches à l'escalope panée mangés "sur le manchon" dans les écluses, et le repas de gala organisé par René qui nous rassemble pour une dernière soirée commune. 

Samedi 26
Départ le matin pour certains, journée de visite pour les autres qui profitent de prolonger un peu le séjour. L'équipe des convoyeurs/ses dont le voyage était prévu le dimanche décide de changer d'avis et après avoir profité longuement des beautés de la ville, du Château et des nombreuses boutiques s'apprête à prendre le départ de nuit...sans se douter que le bus, lui était d'un autre avis. Toute l'équipe installée, Manu qui prend le premier quart tourne la clé de contact en vain...la batterie est encore plus plate que les fesses des rameurs après 160km. Quelques instants de dépit et heureusement un chauffeur de taxi vient à notre rescousse, suivi de près par Renata, Alain et Loyse qui ont affrété un autre taxi et arrivent à temps pour nous souhaiter bonne route.
On remonte dans le bus et après le fleuve c'est la route qui déroule devant nous un long ruban sur lequel les convoyeurs/ses se succèdent pour ramener nos fidèles coursiers à Lausanne où le convoi arrive dimanche à midi, après avoir fait une petite halte à l'hypromat des camions, histoire de s'amuser encore un peu avec de l'eau et surtout de nettoyer les bateaux. Expérience faite, il est bon d'avoir un certain entraînement dans le maniement des avirons pour arriver à maîtriser les grandes lances à eau dont la puissance réserve parfois quelques surprises lors du maniement. (surtout ne JAMAIS tenter la maniement d'une seule main, sous peine de se retrouver tel un axe d'arrosage automatique avec une lance qui tourne en rond au dessus de la tête... trempant TOUT sur son passage).
La mythique descente de la Vltava : Merci à René, à son ami Georges, et à Magda, Silvia, et Renata de nous avoir permis de vivre ces moments inoubliables, on se réjouit déjà que le moment revienne enfin et qu'on se donne rendez-vous un samedi matin avant l'aube pour repartir à Prague !


Massouma

  Randonnée en Tchéquie    Prague du 19 au 26 septembre 2015

Une équipe de la randonnée a relevé le défi de ramer cinq jours d'affilée sur les eaux tchèques avec un enthousiasme non dissimulé. Et avec le plaisir de partager cette expérience tout en faisant connaissance avec d'autres membres du club. René Libal, notre chef d'orchestre, a concocté un programme riche en exercices physiques, en découvertes et en rencontres. Malgré ou plutôt grâce au niveau de la Vltava, particulièrement bas cet automne, nous avons découvert une nouvelle surface d'eau, à quelques kilomètres de la frontière autrichienne. Entouré de forêts de sapins, le lac Lipno nous a rappelé les paysages jurassiens. Ses couleurs matinales et vespérales sont encore ancrées dans notre mémoire.

Outre les séances de montage et démontage de bâteaux, figuraient au menu de la semaine des différentes épreuves sportives,des conseils techniques pour améliorer son niveau de rame, des visites culturelles et gastronomiques, la (re)découverte de plats traditionnels tchèques, des promenades dans les parcs et forêts de la Bohême. Une randonnée qui s'est achevée en beauté à Prague avec une soirée à l'opéra sous les airs de Puccini où nous avons pu écouter la Bohême (parisienne cette fois).


Magda

  Traversée Lausanne-Thonon    Lausanne, le 11 juillet 2015

Traverser le lac, c'est partir en voyage. D'abord on guette la météo pendant toute la semaine qui précède; on prépare les bateaux avec soin pour qu'ils nous amènent à bon port ; et on réduit les bagages pour être sûrs de pouvoir les embarquer.

La météo nous promettait du vent d'ouest le matin, mais nous ne l'avons pas vu: quelques airs et une grosse chaleur ont accompagné la yole et le double jusqu'à Thonon. Pauses baignades bienvenues, dans des tenues diverses pour gérer la transition de la nage à la rame ! Nous déjeunons en terrasse à Thonon ; quelques rameurs nous quittent pour sauter dans le cgn et la relève arrive. Nous sommes aux premières loges pour admirer la bonne centaine de Lasers rassemblés pour un championnat, désespérés par l'absence de vent. Mais voilà que la magie du Léman opère: le vent d'ouest se lève – vite, nous embarquons nous aussi pour profiter des vagues ! Le vent n'est pas assez fort pour surfer, mais tout de même, il nous ramène jusqu'à Lausanne, ivres de rame, de soleil et d'eau !

Merci au club de Thonon pour son accueil fidèle et sympathique – mention spéciale à Sergueï qui a sorti le chalumeau pour réparer la barre cassée! Et merci à toutes et tous pour la bonne humeur.




Fanny

  Sortie pleine lune    Lausane, le 2 juillet 2015

A un moment, nous avons bien cru ne jamais parvenir à sortir... Il faisait si doux, sous les arbres devant le club, les salades et autre tartes aux légumes (mention spéciale à la pizza blanche courgettes-féta-jambon-olives-pignons d'Elena) faisaient encore ployer les tables, les viandes doraient encore (merci à nos voisins du Rowing d'avoir accepté de partager leur grill): il était difficile, sur le coup des 21h10, d'imaginer comment ces agapes estivales allaient se transformer en prouesse sportive. Et pourtant! Sous la houlette organisatrice de Massouma, toujours aussi efficace, les quelques quarante gourmands sont devenus des rameurs en tenue moulante, lampe frontale en place. Vite, lasser la vaisselle sale, plier les tables, les remonter au club par le balcon, rempiler les chaises!

La lune n'était toujours pas levée que la dizaine d'équipes étaient en place, les nouveaux convertis de l'année alignés derrière les plus aguerris. Répétition générale des consignes de sécurité par Elena: chaque bateau a-t-il son écope? Chaque bateau est-il bien éclairé ? C'est parti !

C'est au large de Bellerive que la somptueuse lune rousse, immense comme une montgolfière dans le ciel, a fait son entrée en scène. Il n'y avait hélas que les barreurs à pouvoir l'admirer - le restant des équipages l'ayant dans le dos. Non, on ne se retourne pas! L'équilibre était déjà suffisamment difficile à assurer, sur ces eaux brassées par les bateaux à moteurs, tout au long de cette journée de canicule. Du coup, même les barreurs ont dû se concentrer, pour prendre les vagues sous le bon angle. Mais la vue était si belle, avec les lumières orange de la ville, scintillantes comme pour une fête foraine.

Arrivés à la Tour Haldimand, décision a été prise de faire demi-tour, quitte à prolonger la balade nocturne au-delà du club, direction St-Sulpice.

Là, sur les eaux moins fréquentées, l'ambiance changeait radicalement: calme et fluidité. L'air encore si chaud semblait aussi épais que l'eau et les bateaux glissaient dans un silence de fantômes. Magie de ces sorties nocturnes, avec une saveur de plaisir volé à la frénésie des jours.

Les derniers équipages sont arrivés au ponton alors que sonnait minuit. Dos engourdi, mains douloureuses, mais autant d'étoiles dans les yeux que dans le ciel.


Renata

  Panathlon Family Games    Lausanne, le 7 juin 2015

Les canards, cygnes et autres volatiles qui peuplent le bord du lac se sont sauvés de toute la force de leurs pattes et ailes en voyant la foule débarquant au bord du lac en ce beau premier dimanche du mois de juin. Mais qu'est-ce qui pouvait bien se passer à Vidy pour provoquer une telle désalpe improvisée de parents chargés de vivres, d'enfants joyeux et bondissants, tout ce beau monde luisant de crème solaire et de sueur mélangée s'égaillant dans la nature ? une célébration solaire? un rassemblement venu saluer Jean Rosset le bien nommé qui a régné en maître sur la région toute la journée (Comment, vous ne connaissez pas Jean Rosset? il est temps de vous plonger dans les arcanes du parler vaudois...ou de demander à Tante Wikipedia qui vous répondra avec plaisir).

Pour en revenir au mouvement de foule qui nous occupe, il s'agissait tout simplement de l'édition 2015 du Panathlon Family Games. Un événement créé afin de donner l'occasion aux familles de découvrir des activités sportives allant du planeur au judo (rien de commun entre les deux, en tous cas pas les chutes...), et de l'équitation à l'aviron (les deux ayant en commun la recherche de l'équilibre et le fait qu'un bateau, comme un cheval, se pousse avec les jambes).

Emmenés par Arnaud Bertsch, Directeur Technique et Entraîneur aux qualités sportives et humaines reconnues bien au delà des frontières romandes et même helvétiques, une équipe formée de compétiteurs/trices, moniteurs/trices, encadrant/es et membres du comité du LS Aviron a fait découvrir aujourd'hui ce sport à près de 300 personnes qui ont semble-il toutes bien apprécié l'expérience.

La séance débutait par la découverte du mouvement sur l'ergomètre, passage obligé pour les visiteurs qui ont découvert - certains avec surprise - qu'il ne s'agissait pas de tirer fort sur les bras, mais surtout de bien pousser sur les jambes. La suite amenait les groupes dans le stamm où il leur était permis de rêver un peu en regardant des olympiades et autres championnats du monde d'aviron sur grand écran. Certains d'entre eux, voyant la tête des vainqueurs à la fin d'une course se décomposaient quelque peu, pas autant que leur mouvement sur l'ergomètre mais presque, aussitôt rassurés par leur encadrant/e qui les emmenait  faire un petit tour des hangars pour terminer par le clou de la séance : le passage sur les bateaux bleus  :

Tout d'abord enfiler un gilet de sauvetage fort seyant au demeurant, suscitant quand même un regard interrogatif de la part du/de la candidat/e rameur/se : "on m'avait pourtant dit qu'il n'y avait pas de risque de tourner" Certes mais sécurité oblige, même si chaque participant/e a dû confirmer ses capacités de nageur/se lors de son inscription. Ensuite tenter de rentrer dans le bateau, sans lâcher les rames et s'asseoir SUR le siège et non pas sur les glissières, puis tenter la traversée du port en direction de la digue d'en face, si possible à l'endroit donc dos à la direction dans laquelle on va, et en se frayant un passage au milieu des autres planches bleues, des kayaks, des canoës, des cygnes et des canards revenus en curieux et riant parfois sous aile de cette myriade de coléoptères azurés à tête rouge, agitant deux longues pattes à droite et à gauche de leur carapace flottant sur l'eau du port.

Un vrai départ de Vogalonga! avec pour remplacer la voix des gondoliers se frayant un passage au premier virage, celle des encadrant/es (et surtout celle d'Arnaud) s'efforçant de ramener leurs ouailles de la digue sur les pontons : "Alors là tu mets la rame gauche dans l'eau, non pas cette gauche, l'AUTRE gauche, et tu recommences....toujours avec la gauche...non pas celle-ci l'AUTRE gauche, pour te remettre dans le bon sens et revenir vers nous...VERS NOUS, pas sous le tunnel qui passe dans la digue"

Bon, alors maintenant pour te décoincer du tunnel tu ramènes les bras vers toi et tu mets les rames dans l'eau, non les BRAS, pas les jambes, non tu ne mets pas les jambes dans l'eau pour te pousser loin du tunnel, mais les rames, parfait et tu continues"

Bref, un joyeux capharnaüm plein d'enthousiasme et de jolies surprises lorsque certains/es candidat/es se révèlent beaucoup plus habiles qu'ils ne voulaient bien le faire croire et surtout un immense plaisir à voir tous ceux et celles qui ont tenté la chose revenir avec le sourire quelque chaotique qu'ait pu être leur expérience.

L'aviron est un sport convivial et pas uniquement sur l'eau grâce à Fred Hanselmann qui a mis à disposition des plus jeunes (trop jeunes pour aller sur l'eau) un château gonflable dans lequel les enfants ont pu s'amuser à sauter et glisser pendant que les parents faisaient presque la même chose sur l'eau.

Une belle journée pour les familles, une belle expérience pour les encadrant/es, et surtout le plaisir de le partager ici en photos avec ceux qui nous lisent.

Merci à ceux qui nous ont fait confiance, merci à tous ceux qui ont contribué au succès de la journée et merci à Jean Rosset qui a attendu la fin de l'après-midi pour aller se cacher derrière un nuage rafraîchissant... (bon, ça y est vous avez trouvé qui c'est ce Jean Rosset?)


Massouma

  Nettoyage de Printemps    Lausanne, le 30 mai 2015

Et vas-y que je pousse.....le balai dans le hangar, que je monte les bras...par-dessus la gouttière à curer, que je soigne avec attention le mouvement du fil à plomb pour régler les bateaux !

En ce beau dernier samedi de mai, les aficionados de la pelle qui sillonnent avec ardeur les eaux alémaniques ont troqué avec bonne humeur leur avirons contre des instruments de nettoyage divers qu'ils manient sans épargner l'huile de coude pour offrir à notre club house, aux hangars, aux bateaux et à tout l'équipement une cure de beauté bienvenue au sortir de l'hiver.

Il n'y a pas de mauvais outils, mais uniquement de mauvais ouvriers...quoique les outils soient quand même essentiels à la pratique de l'aviron, donc on ne se contente pas de nettoyer, on règle les bateaux, on change les manchons des rames (opération qui donne lieu à des aspersions d'eau tout à fait réjouissantes, puis qu'il faut remplir le manchon d'eau et le pousser énergiquement contre l'aviron pour le faire rentrer jusqu'à la garde, ce qui par un simple principe physique propulse l'eau qui est à l'intérieur en une myriade de jets explosant évidemment dans la figure de celle ou celui qui tente la manoeuvre).

L'action bien sûr mais également la réflexion intense, collective et parfois contradictoire donnant lieu à des palabres dignes des plus anciennes populations tribales rassemblant autour d'un curieux totem en forme de rame ou de bateau une poignée de sages dissertant sur les finesses du réglage des rames et des bateaux : donc.....26.5 avant le tolet et 200 après...ou alors 25 avant et 202 après, euh.....et puis on les fait toutes pareilles? mais pourquoi l'année passée on a fait 26 et 201? bon allez on coupe la poire en deux on va faire toutes les rames tribord  25 et les bâbord à 27 : (rassurez-vous amis rameurs les réglages ont été supervisé et sont égaux partout...inutile d'espérer une excuse à vos problèmes techniques en accusant le matériel ça ne marche pas....)

Une belle journée conviviale qui s'est terminée comme de bien entendu autour d'une platée de spaghetti à la tomate et au basilic suivi de crème glacée...tout pour perdre la bonne conscience des mouvements du matin, mais récompensant délicieusement les ouvriers/ères de la remise en ordre annuelle du club.

La journée de nettoyage en chiffres : 40 personnes en moyenne - 10 kilos de chiffons - 22 litres d'huile de coude - 345 km parcourus en poussant un balai - 2556 tour de vis ....et 7 kilos de pâtes - 7 kilos de sauce - 4 kilos de crème glacée

Gageons qu'avec ceci le club est paré jusqu'à l'année prochaine!


Massouma

  Vogalonga    Venise, du 22 au 25 mai 2015

Démontage des bateaux terminés, tout le monde (ou presque) était présent au rendez-vous au club. La remorque sera emmenée un jour plus tôt que d'habitude cette année, "pour se lever un peu moins tôt" a-t-on dit, mais surtout pour profiter de quelques gelati en plus !


Arrivée du reste du convoi via le train le vendredi en début d'aprèm. Plus le train se rapproche de Venise, plus le temps se couvre et les gouttes se font présentes. Gymnasiens, Uni et LSA, foulent une énième fois ces marches des 5 ponts menant de la gare aux aparthotels, mais sous la pluie !

C'est tout bon, les habitudes n'ont pas changé : ceux du bus attendent bien autour d'un spritz à l'irish pub de la placette.

Petit verre de mise en jambes avant de commencer l'aventure vénitienne puis organisateurs gymnasiens et LSA s'en vont quérir les dossards et fameux paquetages t-shirt et posters des 7 équipes. Rejointe à pieds via le Rialto, la belle terrasse au-dessus de la pescaria, était sans doute moins bondée que le samedi mais l'attente fut tout de même longue. Retour rapide en traghetto, menée par 2 gondoliers en ciré, qui l'eut cru ! sous la pluie l'expérience est cocasse. 
Petite balade mais surtout petits antipasti accompagnés de vin, dans les rues alentour, repérage d'éventuels spot de sortie d'eau et mise à l'eau des yolettes, puisque la miséricorde n'est pas accessible,... puis trouvaille d'une petite Osteria pour le souper.



Samedi matin, déjeuner en intérieur, pour déroger aux habituels bains de soleil en terrasse, et courses pour le déjeuner sportif du lendemain matin. 
Montage des bateaux humide, très humide... Le Gymnase part, contre vents et marrées. L'Uni et le LS, prêts un peu plus tard, jaugent le ciel puis établissent une stratégie, digne d'un vrai plan d'attaque, pour rejoindre le canal de la miséricorde. Puis un changement de plan d'attaque, suivi d'un autre et encore de nombreux rebondissements, s'adaptant aux humeurs des nuages. Bref, nous rangeons tout ce qui se désolidarise des bateaux (rames, sièges, écopes, barres et déco) et nous fixons toutes nos embarcations sur... l'embarcadère, prêtes pour une mise à l'eau dès... le lendemain matin. 
Changement de programme : pas de rame aujourd'hui. Nous rentrons bredouilles et rafraîchis à l'hôtel, en calculant combien de temps de sommeil cela va nous coûter au réveil. 
Souper très sympa au traditionnel Al Vecchio Canton, bougie ‘tiramisuesque' d'anniversaire pour Mike, petite douceur chez Grom, puis au lit.



Les rues de Venise sont bien calmes le dimanche matin aux aurores. Tout comme le ciel, qui s'est d'ailleurs bien éclairci et semble prometteur en faveur de cette Voga. 
Mise à l'eau des bateaux puis (enfin !) quelques coups de rames Per San Marco. Les vaporetto ne se sont toujours pas décidés à être cléments envers les embarcations à rames et c'est en slalomant entre les vagues que nous atteignons le point de départ.

- 9h tapantes : coup de canon.

- 3 demies, pleines. Finish, prêts, nage.

- Le coup de barre du barreur d'un dragonboat voisin.


- L'adrénaline du départ.

- Les frissons de la musique, sortant de ces énormes amplis.

- Les envies de dépasser certains équipages prétentieux (on était à l'arrivée avant eux !).

- L'amusement en découvrant d'autre déco et déguisements.

- Le plaisir de voir les coéquipiers lausannois passer à bâbord.


La concentration pour essayer autant que possible d'être plus droit, d'avoir les mains à la même hauteur, de revenir lentement, de laisser glisser, de préparer ses rames plus tôt, d'allonger les passées, d'être bien dans l'eau, de garder ses mains hautes au finish, de pousser sur les jambes et de se décrisper... facile !

- Les vues imprenables en contre-plongée sur Murano et Burano,

- La chaleur du soleil italien,

- L'interminable lagune,
- L'interminable lagune !

- L'entrée dans le grand canal sous les encouragements et sourires des touristes, frissons et chair de poule garantis,

- Le plaisir d'être là, malgré l'effort, la soif et quelques douleurs !

- Enfin, l'arrivée, tant attendue, récupération des médailles, malheureusement pas de fruits, pourtant bien plus importants à nos yeux!


Retour au Tronchetto bon gré mal gré, sortie de l'eau, difficile de tenir ne serait-ce que debout. Puis démontage ultra efficace, merci à tout le monde pour ça !
Bien sûr la douche salvatrice par chambrée en relais entre spritz spritz spritz, bière, piadina, gelato, et autre craquage pour récompenser cette longue matinée à la dolce vita.


Nous avons eu une chance inespérée avec le temps, les écopes n'ont pas servi, en tout cas pas à vider l'eau du bateau, et nous avons tous pris de bonnes couleurs et sommes contents de cette saine fatigue !


Anaïs Duprieu

  Descente de la Vltava    De Tyn nad Vltavou à Prague, du 19 au 26 septembre 2015

Au programme, départ de Prague en bus pour rejoindre une petite localité nommée Tyn nad Vltavou – située à 160 km de Prague. Visite de Cesky Krumlov ou de Trebon, et activité en plein air (rafting). Lundi, début de la randonnée proprement dite, la descente de la Vltava. Cinq jours d'efforts en aviron, avec plus d'une trentaine de km par jour, visites des châteaux jalonnant le parcours (Zvikov, Orlik), passage d'écluses et petites escapades dans les rivières affluentes de la Vltava. Vendredi, arrivée à Prague (si possible en début d'après-midi) puis soirée au théâtre. Samedi, visite libre de Prague – château, vieille ville, évent. Les jardins du château.

Prix: 
Env. CHF 900 tout compris (sans frais de voyage). Durant le séjour, toutes les dépenses sur le plan de la nourriture, logement, transport et dépenses autres (excursions, théâtre, boissons) sont couvertes.

Inscriptions:
À l'aide du formulaire en ligne. La randonnée est conçue pour 28-32 personnes.




  Randonnée des trois lacs    Morat-Neuchâtel, Bienne, samedi 13 juin 2015

L'idée de cette randonnée est de rassembler le club et tous ses membres ! Elle se profile comme une expérience d'exception, car elle permet de découvrir une des plus belles régions de Suisse. L'itinéraire part de la ville médiévale de Morat, pour ensuite emprunter le canal de la Broye, qui est au cœur d'une réserve naturelle, et passer sur le lac de Neuchâtel, puis entrer sur le canal de la Thielle et arriver sur le lac de Bienne. A l'arrivée, les bateaux longent la presque-île de St-Pierre et terminent ainsi un parcours d'une grande beauté.

La date:
Le samedi 13 juin (ou dimanche 14 juin, selon la météo).
Le vendredi 12 en fin d'après-midi, démontage des bateaux et chargement sur la remorque. Le samedi 13 en fin d'après-midi en rentrant au club, déchargement et montage des bateaux.

Le prix
60 CHF comprenant le transport et la location d'un bateau à moteur. Versement à effectuer sur le compte du club:

La participation

Cette randonnée est ouverte aux rameurs du notre club de tous les niveaux. Les membres de l'équipage alterneront à la barre lors des pauses qui permettront aussi le regroupement de l'ensemble des participants.

On peut aussi prévoir que certains rameurs passent sur le bateau à moteur.

Inscription:

Prière de s'inscrire avant le 24 avril 2015 auprès d'Anais Duprieu. (Le nombre des places est limité à 44. Les premiers inscrits seront pris en compte)


  Traversée de Paris    Paris, le 4 octobre 2014

S'il ne fallait choisir qu'une image, ce serait celle de Notre-Dame en contre-plongée, avec les arc-boutants gothiques du choeur découpés comme de la dentelle contre le ciel bleuté du petit matin. Bleu, le ciel, vraiment? Pas tout à fait. Ce dimanche 5 octobre, jour de la traversée de Paris, était le premier jour d'automne maussade. Mais dans nos têtes, dans nos yeux, il faisait grand beau. Hé, ce n'est pas tous les jours que l'on peut parcourir la ville Lumière en aviron, en l'absence des bateaux-mouches et autres péniches. Comme chaque année, près de 200 yolettes, surtout françaises, participaient à l'événement: 24 km, du Pont de Sèvre à l'île St-Louis et retour. Pas de chrono, juste du plaisir. Pour la première fois, le LSA en était, avec 20 rameurs, aux couleurs conjointes avec nos voisins du Rowing. Une expérience de pure magie. "Dégustons", comme le répète Bernard Giorgis.

Le réveil est pourtant un peu rude, pour attraper le premier métro de 5h39 qui relie l'hôtel sur les Grand Boulevards au Pont de Sèvre, tout au bout de la ligne de métro 9. Mâchoires décrochées en amples bâillements et yeux bouffis, en tenue de sport parmi les fêtards qui rentrent chez eux. "Des rameurs?, demandent-ils. Il y a un fleuve à Lausanne?" Non, non... Mais les vagues du lac ne sont pas plus hautes que celles qui bercent la Seine. Arrivée au club dans un matin encore d'encre, où des dizaines de jeunes en veste rouge s'activent pour aider les 900 participants à mettre les bateaux à l'eau. Une affaire qui roule: efficacité, chariot spécifiquement conçu pour manœuvrer les yolettes (une idée à piquer?) et sourire. La corne de brume retentit à 7:15 dans une ambiance d'encre. À peine quelques lampes frontales et, au loin, les lumières orange de la ville. Les barreurs ont fort à faire dans la mêlée - mais le LSA est rompu à l'exercice, merci la Vogalonga. "Et un série de dix coups forts pour dépasser le bateau de gauche et gagner l'eau dégagée! Hop!"

Le jour se lève à peine, tandis que la Tour Eiffel sort des embruns et que les immeubles haussmanniens se dessinent sur la rive droite. On compte les ponts, on détaille les statues, on n'en revient pas de voir la ville si différente, vue d'en bas. Au retour, 9:00 pile sur l'horloge, quand la yolette longe le Musée d'Orsay. Les quatre bateaux de location (légers, confortables, maniables, tout bien) arrivent à bon port entre 9h50 et 10h20 - juste le bon échelonnement pour se passer les clés de 10 que la majorité de la troupe (honte, honte, honte...) a oubliées. Une paella géante récompense les braves. Décidément, les jeunes du club parisien (le plus grand de France avec ses 700 membres) se sont donnés à fond pour l'organisation. Merci à eux, ainsi qu'à Jean-Marie Hofer, initiateur de ce qui ressemble déjà à un nouveau rituel du club.


Renata Libal

  Paris les ponts    Paris, le 4 octobre 2014

Une Yolette

deux chevalets

trois clés à molette, quatre rameurs, un barreur

un ponton sur la Seine et les rayons de lune

Le Pont de Billancourt, Issy-les Moulineaux.

Quatre paires de rames, une paire montée à l'envers

le frisson du départ, une vague sous la poupe,

le jour qui se lève, Yves rêve d'un bateau plat


Sous le Pont Mirabeau coule la Seine, et passe le bateau

Anais respire, Massouma souffle,
Kerstin sourit, Manu se concentre,
Yves rêve d'un bateau plat

Le Pont de Grenelle, celui de Rouelle

Une risée sur le fleuve, le petit matin blême,
un rêve de café chaud, le vent dans le dos
les yolettes se dépassent et se croisent
Yves rêve d'un bateau plat

Le Pont de Bir-Hakeim et celui d'Iéna

En bas de la Tour Eiffel
une péniche habitée, un homme qui se réveille,
des passants sur les quais, un rayon de soleil...
Yves rêve toujours d'un bateau plat

Le pont de Debilly et celui de l'Alma

Un zouave muet au bord du parapet
une nuée de mouettes, rappel de la mer
qui tout au bout de la Seine attend les containers.
Anaïs souffle, Kerstin regarde l'heure
c'est le moment de changer de barreur...
Yves vient ramer, on va rêver à plat

Le pont des Invalides et Alexandre III

Des coureurs, des pêcheurs et
quelques noctambules
perdus dans leurs rêves, sortant de leur bulle
Champagne ou Mojito, qu'importe le bateau
sur lequel ils ont embarqué,
Le matin les rattrape un peu décalés

Le Pont de la Concorde et puis le Pont Royal

Les badauds, les enfants font signe de la main
à la flotte de bateaux, étranges pèlerins
qui remontent la Seine en ce dimanche matin.
Manu à la barre, Yves ne dit plus rien,
Anais sourit, Kerstin s'enthousiasme,
Massouma souffle et rêve d'un café

Le Pont du Carrousel et puis le Pont des Arts

A gauche le Musée du Louvres
à droite la Monnaie de Paris au bord du Quai Conti
En dessous des quais, les berges de la Seine
abritent toujours quelques âmes en peine
un carton vide, des vieux journaux
lit de fortune ou château-caniveau

Le Pont-Neuf, le Pont St-Michel

Bientôt la moitié ça nous donne des ailes
Anais sourit, le bateau entier crie
les parents sur la berge sourient,
prennent des photographies

Le Petit Pont, le Pont au Double et puis celui de l'Archevêché

Autour de Notre-Dame, sur l'Ile de la cité
le souffle se fait court,
les yeux écarquillés de tant de beauté.
Le dos lui pense à Quasimodo...
On se redresse pourtant pour saluer
la Ville Lumière avec joie et fierté

Le Pont St-Louis, bientôt le Pont d'Arcole

Le sommet de la boucle
un changement à la barre,
Kerstin au gouvernail
Yves à la nage, Manu derrière lui
et toujours aussi réjouies
Anais et Massouma, soufflent fort et sourient

Pont Notre-Dame suivi du Pont au Change

Descendre la Seine, avec le courant
repasser enfin sous chacun des ponts
salués comme on salue des amis
après tout c'est bientôt fini
on accoste, on démonte, et on se réunit

Une Yolette, deux chevalets, trois clés à molette
L'an prochain, c'est dit on reviendra ici !


Massouma

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