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Pour participer à des compétitions en Suisse en 2014, il faut remplir le formulaire de demande de licence.
Si vous avez moins de 18 ans, il faut y ajouter une attestation médicale.
Une fois que tout est rempli, il suffit de donner ces papiers à Arnaud.

DEMANDE DE
LICENCE

ATTESTATION
MEDICALE

Minimes (01/02)

Lundi

18:30-20:30 Ergomètre

Mercredi

15:00-17:00 Aviron

Jeudi

18h30-20:30 Jeux

Samedi

10:00-12:00 Aviron

Cadets (99/00)

Lundi

18:30-20:30 Jogging

Mardi

18:30-20:30 Ergomètre

Mercredi

13:30-15:00 Aviron

Jeudi

18:30-20:30 Jeux

Samedi

10:00-12:00 Aviron

Juniors (97/98)

Lundi

18:30-20:30 Jogging

Mardi

18:30-20:30 Jeux

Mercredi

15:00-17:00 Aviron

Jeudi

18:30-20:30 Ergomètre

Samedi

8:00-10:00 Aviron

Samedi

après-midi Aviron Elite

Dimanche

9:00-11:00 Aviron Elite

Dimanche

après-midi Aviron Elite


Calendrier 2014

Régates Régionales

8 février

JREH, Lausanne

2 mars

Championnats Rom. d'Ergo, Vevey

5 avril

Critérium Lausannois

15 juin

Schiffenen

4 octobre

Championnats Romands, Divonne

5 octobre

régate de Divonne

Régates Nationales

26-27 avril

Lauerz

10-11 mai

Schmerikon

24-25 mai

Cham

7-8 juin

Sarnen

21-22 juin

Greifensee

5-6 juillet

Championnats Suisses, Lucerne

Tests FSSA

25 janvier

Swiss Indoors, Zurich

26 janvier

Longue Distance, Mulhouse

26 février

Longue Distance, Mulhouse

1er mars

Longue Distance, Mulhouse

11-14 avril

Trials FSSA, Corgeno

6 juin

Test ergo CdJ

ARCHIVE 2014
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  Longue Distance    Mulhouse, le 29 novembre 2014

Ce samedi 29 novembre des rameurs du club se sont retrouvés pour participer à une des 3 longues distances de l'année. 

Pour ma part je ramais avec Pierre en double. Nous sommes donc partis du club en bus vers 7h45 avec à bord Nina, Sabrina, Eliott, Noah, Némo, Alex, Pierre, Fred évidemment et moi même!! C'était pas très tôt mais je crois que nous étions tous quand même un peu fatigués, d'ailleurs j'ai dormir durant le voyage à peu près 1h sur les 3h de déplacement, le reste du temps nous avons discuté et commencé à écouter des chansons de Mika car Fred l'adore. Il y avait juste Nina et Sabrina qui chantaient un peu comme des folles pendant que nous, les mecs, on s'amusait à se battre et à donner des claques à Noah et Eliott, tout en rigolant bien sûr. Le voyage arrive à sa fin et nous voilà à destination.

Nous avons vite aperçu le froid qui régnait sur tout Mulhouse. À peine

arrivés, nous déchargeons la remorque et montons les bateaux. Mais d'abord Eliott et moi avons aidé Fred à remonter le vieux vélo d'Adeline qui servira à Arnaud pour nous suivre durant la course. Évidemment il fallait vérifier si le vélo marchait alors on s'est porté volontaire avec Eliott pour faire quelques tours de piste, avec lui aux commandes et moi sur la selle, tout allait bien jusqu'à ce qu' on décide d'échanger nos places mais malheureusement la selle a failli se casser à cause du poids d'Eliott. Bref, on montait nos bateaux puis il était temps de manger alors chacun s'était ramené avec son petit plat de pâtes et tout le monde voulait impérativement avoir une place dans le bus, normal, vu la température si froide. 

Après avoir bien mangé et s'être reposé, c'était l'heure de la course.

Chaque bateaux avait un numéro ou un dossard plutôt joli, ou pas, avec un gros numéro dessus. Pour notre part c'est Pierre qui s'est occupé de le porter vu qu'il était en 1ère position sur le bateau. 

Après avoir un peu attendu près du départ on entendais l'arbitre dire "Funf, vier, drûû, zwei, eins, Gooo". Et chaque 30 secondes ça recommençait, vint alors notre tour et la bataille pouvait alors commençer. Pendant le voyage nous avions regardé la liste des bateaux et on partait en 4ème juste devant Noah et Eliott on s'est alors regardé et on s'est dit, bon déjà un bateau qui va nous dépasser, ensuite on regardait les autres et on pensait se faire dépasser en tout cas par 4 bateaux en tout (je sais, on était pas très optimiste). Mais bon on allait faire du mieux qu'on pourrait, même plus encore, bref revenons à notre course. Donc le départ s'était bien passé plutôt en douceur, et là, on garda l'objectif de ne pas descendre en dessous de 28 de cadence, alors tout au long de la course on se surpassa.

Dès le 1 km Noah et son coéquipier nous avaient dépassé mais nous ne perdions pas notre sang froid et continuons à pousser comme des dingues. Tout se passait bien lorsque nous arrivions à peu près à 2 km de course, et là, on sentait vraiment nos muscles et nous poumons souffrir, mais il ne fallait pas lâcher. On avançait et le bateau juste derrière nous nous rattrapais petit à petit mais malgré cela on arriva au deuxième pont, le fameux pont! On savait alors qu'il nous restait à peu près 1,5 km avant l'arrivée. C'était le pire moment de la course: on était mort mais on ne lâchait pas des yeux le bateau qui pourrait nous dépasser. Plus on avançait plus c'était dur mais surtout, ne pas faiblir. C'est alors qu'au bout d'un rude effort nous parvînmes à l'arrivée et enfin on entendit l'arbitre dire stop. Et là, on était content de nous: au lieux de 4 bateaux qui nous auraient dépassé seulement 1 seul avait réussi. Bien fatigués on rentrait au ponton pour descendre du bateaux.

Après avoir pris un goûter et rechargé la remorque on partait pour rentrer au club et faire une pause au Mcdo. On avait tous bien mangé et on reprit le voyage. C'est sur le chemin du retour que nous faisions le plus les fous en criant chantant et dansant comme des malades sur des petites chansons d'Henri Dès. Très agréables haha. 

Un bout de temps après, Nina voulait absolument savoir comment se comporter avec Dawson (son coup de cœur). Eliott, avec grande joie, joua le rôle de Dawson. On s'amusait tous et on rigolais bien. Arrivé au club on s'occupa tous ensemble de la remorque et un moment plus tard c'était fini. On avait passé une belle journée et on était tous fatigué. 


Thomas

  Basel Head    Bâle, le 15 novembre 2014

Augustin et moi faisions partie cette année du 8+ de la fédération suisse participant à la Baselhead, course de 6,4km sur le Rhein, au centre-ville de Bâle. Particularités : le courant est extrêmement fort et il y a un demi-tour à effectuer au milieu de la course, du coup on met le double de temps pour remonter que pour redescendre la rivière.

La fédération participait pour la 3ème fois récemment mais c'est la première fois qu'elle présentait un 8+ aussi bien préparé. En effet, nous avons ramés ensemble pendant une dizaine de jours, sous les conseils de notre tout nouvel entraineur néozélandais et spécialiste de la pointe. A la fin, le bateau allait vraiment pas mal et c'est confiant que nous nous sommes rendus à Bâle avec pour objectif clair de gagner cette compétition.

Le matin de la course, on effectue un dernier petit entrainement sur le Rhein et exerçons une dernière fois le virage. Tout se passe très bien et cela nous donne encore une fois confiance. Le départ est donné à 14h. Nous partons avec le numéro deux, juste derrière les français, vainqueur de l'édition précédente. Nous partons très bien, très agressifs et remontons les français jusqu'à avoir 10 secondes d'avance après 2000m. L'écart se stabilise lors du dernier kilomètre à contre-courant puis arrive le virage tant redouté. Malheureusement, ce qui devait arriver arriva : nous loupons complètement le virage et perdons plus de 10 secondes sur les français.

Sur le retour, on se désunit complétement, notre coup devient précipité et notre cadence baisse inéluctablement. Finalement, nous terminons deuxièmes, 16 secondes derrières les français. Etonnement, malgré que cette régate ne soit absolument pas importante, nous sommes tous extrêmement déçus. Nous avons investi beaucoup de temps dans ce projet et avion vraiment envie de bien faire. Ce qui est fait est fait. Pour l'heure, retour à Sarnen pour poursuivre notre entrainement hivernal et rendez-vous l'année prochaine pour prendre notre revanche !


Barnabé

Plusieurs lausannois se sont retrouvés à Bâle ce samedi 15 novembre pour participer à la 5ème BaselHead, tête de rivière de 6.4km au coeur de Bâle. Cette année 85 huit se sont poursuivis sur le Rhin, parmi lesquels un 8 masculin de l'équipe suisse avec à bord Augustin et Barnabé, un 8 féminin "Zürich & friends" avec Frédérique, et un 8 féminin du Lausanne-Sports.

C'est déjà la 3ème particpation de notre équipage "Octo-puce" (Jillian à la barre, cathie, Marie, Claudia, bettina, Fanny, Isaline, Murielle, Pauline) et probablement pas la dernière. Le matin pourtant au départ de Lausanne, la pluie batante aurait pu nous démotiver. Heureusement Bâle était bénie des cieux ce jour-là et nous n'aurons vu la pluie qu'à partir de 15h, en sortant de le bateau de l'eau... Malgré le fait que nous nous sommes fait dépasser par 2 bateaux pendant la course (dépassement assez spectaculaire, les 2 bateaux ayant décidé de nous rattraper en même temps, et sous un pont!), nous sommes contentes de notre course, ayant amélioré notre temps des dernières années, en partie grâce à notre barreuse Jillian!

Nous avons aussi commencé notre entrainement pour la RedBull X-Row, même si nous devons encore améliorer notre technique de portage du bateau. Nous devions en effet utiliser le ponton d'embarquement numéro 3, situé à 600m de la remorque. Autant dire qu'on a aussi fait quelques kilomètres à pied...

Merci au Rowing qui a transporté l'Infini, et merci aux supporters le long du parcours. C'est sympa d'entendre des "allez Lausanne-Sports" à plusieurs endroits, surtout quand on s'y attend pas !


Cathie

  Fours Head    Londres, du 30 octobre au 2 novembre 2014

En Angleterre, chaque hiver, c'est la saison des Heads. La plus connue et renommée reste la Head of the River Eights, disputée en 8+, mais la Pairs Head et la Fours Head (embarcations à 2 et 4 rameurs) ne sont pas en reste. Avec chacune quelques 300-400 bateaux au départ, elles sont toutes trois disputées sur le même parcours mais dans le sens inverse que la fameuse Boat Race opposant les universités d'Oxford et de Cambridge reliant Mortlake à Putney sur 7km. L'an passé j'étais venu à la dernière minute remplacer un rameur de l'équipe GB mais cette fois, j'ai décidé de m'organiser à l'avance et de choisir mon équipage. J'ai donc convaincu mon coéquipier de l'équipe suisse Nico Stahlberg à se joindre à deux amis anglais et moi-même dans un 4x. Londres et Putney occupent une place tout à fait particulière dans mon cœur. En effet, j'y ai vécu pendant deux mois il y a deux ans et cela a été un tournant dans ma vie. J'y ai maintenant beaucoup de bons amis et chaque visite me fait me sentir comme à la maison, en mieux. Voilà pourquoi j'avais envie de vous relater mes aventures cette fois ci.

Jour 1 : lever très matinal ce matin. Mon avion part à 7h je dois donc prendre un train à 5h. J'arrive à l'aéroport de Genève et là, premier imprévu du voyage : Nico m'appelle pour me dire que son avion, partant de Bâles mais censé arriver en même temps que le mien à Londres, a 4h de retard !!! On ne peut malheureusement rien faire, dommage de s'être levé aussi tôt pour finalement ne pas pouvoir s'entrainer ensemble ce matin. De mon côté, tout se passe bien, j'arrive à Gatwick et saute dans un train direction Putney, un cappuccino à la main. J'arrive une heure plus tard au Westminster School Boat Club où m'attendent Bill Mason, vénérable entraineur anglais, et notre bateau réglé par ses soins. Nous trouvons un remplaçant pour Nico et faisons une petite sortie. Nico arrive vers midi et nous rejoins pour manger et effectuer notre premier entrainement dans l'équipage tel qu'il sera lors de la course. C'est un peu compliqué au début. Beaucoup de nouveaux et différents éléments à assimiler très vite : première sortie sur la Tamise pour Nico, le courant, les virages, les autres bateaux et les styles différents au sein de notre équipage à unifier. Bon entrainement malgré tout. Après avoir mangé quelque chose, Nico et moi trouvons que nous ne nous sommes pas assez entrainé aujourd'hui et décidons d'aller faire une heure d'ergo, parce qu'on aime l'ergo, surtout avec vue sur la Tamise ! Après le repas, un ami nous accueille dans sa maison familiale pour passer la nuit. La journée a été très longue et trouver un lit est plus que bienvenu.

Jour 2 : Après un english breakfast avalé en vitesse au café du coin, nous filons au club pour un entrainement matinal. Plus reposés que la veille et acclimatés à Londres, nous sommes surpris de voir à quel point le bateau va bien. On se trouve tout de suite, chacun est vraiment motivé et connait son rôle. Que du plaisir. Après l'entrainement, de retour au café pour le " second breakfast " puis deuxième petite sortie pour affiner l'ensemble et revoir la deuxième partie du champ de course en détail. De retour sur terre, Bill Mason nous brief sur la course du lendemain. Il nous dessine un plan parfait de la rivière en découpant le parcours en nous donnant des points précis auxquels penser pour chaque tronçon. Alors qu'il nous instruit, on voit qu'il vit la course comme s'il était en train de la faire : il connait et visualise chaque recoin et sa respiration s'intensifie au fur et à mesure qu'il avance dans son récit. Quelle motivation de voir un entraineur aussi investi et passionné que ça ! A la fin de son discours, il nous donne l'ordre de nous reposer cet après-midi. Dommage pour Nico qui voulait faire du tourisme... Mais nous nous exécutons : repas, un brin de shoping dans le coin, repas du soir et direction notre nouvelle demeure (la chambre vide d'un ami absent cette fois) pour la deuxième nuit.

Jour 3 : Race day ! Le départ est à 9h45. Il faut prévoir 45 bonnes minutes pour remonter les 7km à contre-courant et dans le trafic très dense des bateaux. Rendez-vous à 8h au club, passage en revue du plan de course, stretching, échauffement à terre et c'est parti ! La montée au départ et très agitée mais on garde notre calme et on laisse note bowman faire son job à merveille.

Arrive l'heure de partir. On est prêts à aller à la limite tous ensembles. Nous sommes appelés, passons sous le pont de Chiswick et c'est parti ! Bill nous avait dit de donner seulement 90% dans le premier tiers mais après deux minutes, je suis déjà à la limite. Limite sur laquelle je reste tout au long de la course. Juste dans la zone où le moindre petit effort supplémentaire pourrait me faire exploser. Grâce à notre bon ensemble, nos encouragements mutuels à coup de " yeah boys ! ", " come on !! ", " jawohl ! " et autres, la ligne idéale empruntée par notre bowman et notre cadence de 35 au plus bas, nous parvenons à dépasser trois bateaux dans une très bonne course et franchissons la ligne d'arrivée au bout de nous-mêmes et très satisfaits de notre performance. Nous découvrons une heure plus tard que nous terminons 3èmes à 14 secondes des 1ers mais à seulement 7 dixièmes des 2èmes. Nous sommes un peu déçus et dégoutés de ce résultat. Un top 2 aurait été bien, et 7 dixièmes dans une telle course est toujours frustrant, surtout quand ils sont en notre désavantage... Mais la vie continue et ce n'est que partie remise. Pour le moment c'est le " tea time " à l'Imperial College Boat Club. Nous revêtons nos habits de cérémonie et nous dirigeons vers la réception qui a lieu au club. Le temps de partager ses impressions sur la course, de raconter les aventures de chacun, et de simplement discuter et de profiter. Après un english breakfast (encore !) au café et une petite sieste au club, il est déjà l'heure du barbecue organisé au club. La fête d'après course commence ici et continue dans un club voisin. Mon 3ème logement du séjour sera le Westminster School Boat Club.

Jour 4 : Le calme après la tempête. Je me réveille vers 8h30 et j'ai juste le temps de prendre une douche et de m'habiller avant de sauter dans un canot moteur pour remonter la rivière jusqu'au Tideway Scullers Boat Club. Là nous attendent des sandwichs au bacon et une séance d'information. En fait, quelques amis d'Imperial Boat Club vont conduire des bateaux moteurs pour sécuriser la " Vets Head ", même course que la veille mais pour les vétérans. Je m'incruste donc avec eux pour profiter du petit déjeuner et du tour en bateau moteur. Retour à Putney sur une pluie battante. Ils me déposent et retournent sur l'eau. Je suis bien content de ne pas rester avec eux pendant les 2 prochaines heures ! Je rejoins Nico au café pour un autre breakfast après quoi on se dirige vers le club. Notre avion ne décolle qu'à 18h et Nico a absolument envie de faire quelque chose : soit du tourisme, soit un entrainement. Je lui dis qu'on peut même faire les deux en même temps. Il me regarde un peu interloqué et je lui dis d'attendre. Il me faut une petite heure pour faire le tour du club et trouver six autres rameurs et une barreuse volontaires et nous voilà embarqué dans un 8+ de fortune, direction le centre-ville. Descente de la rivière jusqu'au fameux London Eye et le Parlement de Westminster, après avoir passé, entre autres, devant le MI6 et la vieille " power station ". 19km plus tard, nous voilà de retour au club. On rassemble nos affaires et c'est déjà l'heure de partir...

Comme chaque fois, ce séjour à Londres est passé à toute vitesse. On a pas vu le temps passé, on a accumulé plein d'expériences tant avironistiquement que socialement et on beaucoup et bien mangé (surtout des english breakfasts). Les anglais sont décidément incroyables !


Barnabé

  Marathon de Lausanne    Lausanne, le 26 octobre 2014

Le marathon de Guillaume :

Un deuxième marathon ça se fête. Et c'est exactement ce que j'ai fait ce 26 octobre 2014 !
Une aventure folle contre soi-même en compagnie de Augustin et Dimitri, que je quitte vers 2km après avoir bien rigolé et expliqué à un coureur que le marathon c'est beaucoup de fun au début mais un peu moins à la fin ! (Blague qui se réalisera vers la fin de mon marathon !)
Je cours vite et je me sens très bien ! Je vois plein de monde, fais des coucous, des sourires et des bisous ! Tout cela jusqu'à 27km où je commence à sentir un petit coup de mou... Je commence tranquillement à ralentir mais malgré ma motivation, mes jambes deviennent lourdes, très lourdes... Je me demande si je ne vais pas me prendre en pleine tête le fameux mur des 30km. Et à 30km, le mur est là... Les jambes flanchent, le mental aussi. C'est dur, très dur, je ne comprends pas vraiment que ma vitesse diminue drastiquement jusqu'à que je me fasse rattraper par Dimitri et Augustin... Ils me dépassent à vive allure... Aucune chance pour moi de tenir leur cadence. Je les vois s'éloigner et mon état devient de pire en pire ; je m'arrête un instant puis dans un dernier espoir, je repars vers la ligne. Il reste 4 km, probablement les plus lents et longs de ma vie.
Finalement, je bats de justesse mon temps de l'année passée ! Mais je suis allé au bout de moi-même, j'ai exploré des choses assez folles dans mes jambes et la prochaine fois je ne referai pas les mêmes erreurs !
Merci à tous ces encouragements au bord de la route et à l'arrivée avec les panneaux, à Jérôme (qui est venu compléter le 4x minimes), à Juliette, à la famille et les photos.
Et n'oubliez jamais que le marathon c'est surtout beaucoup d'amour et de n'importe quoi !
 

Le marathon d'Augustin :
Ce dimanche 26 octobre commence par un superbe échauffement inspiré de Koh Lanta autour d'une petite maison rose.  Au départ P.A notre idole de toujours est là. Il est très attrayant. Bonne ambiance au départ, on crie le compte à rebours et on se souhaite bonne année !
Les 10 premiers kilomètres, je souris beaucoup. Les gens au bord de la route encourageaient et faisaient des blagues du genre "plus que 40km !" et quelques coureurs faisaient aussi un bout de route avec Guillaume, Dimitri et moi pour raconter des petites anecdotes. C'était très sympa !
A Pully, Frédérique et Chloé viennent nous voir alors que nous sommes encore tout frais ! Elles se préparent pour leurs 21 kilomètres qu'elles courront l'après-midi! Dimitri et moi courons ensemble, Guillaume a déjà un peu d'avance.
A Villette, le fanclub de Dimitri est là avec notamment sa copine, qui est toute folle !
Vers Nestlé, les parents de Guillaume sont là. Je n'oublie pas de préciser à son papa qu'on se défoule bien.
On arrive bientôt à la moitié. On voit les premiers passer en sens inverse. Les styles de course sont très différents. Il y en a certains qui donnent vraiment l'impression de ne pas savoir courir et pourtant ils vont probablement boucler le marathon dans les 2h30. On voit P.-A passer avec le rythme des 3h00. Ensuite Guillaume, il change de piste et vient nous célébrer Dimitri et moi-même.
A 21 km c'est le moment de tourner. Le fameux virage où il faut faire demi-tour. Heureusement, nous sommes prêts, nous avons répété la technique du virage à la grecque la veille et pendant l'échauffement. Dans l'antiquité, les athlètes devaient tourner autour de piquets dans l'arène. On a crié "Wouallez" pendant ce virage antique et la réussite du passage le plus technique du marathon a dû nous faire gagner des minutes.

Sur le retour, je me sens très bien. Dimitri, toujours au rythme régulier des 3h15 me rappelle que c'est un piège et que la moitié du marathon, c'est à 30km, pas avant.
A 33km, j'ai l'impression qu'on a quand même couru plus agressivement et qu'on a distancé le meneur d'allure 3h15. En fait il est juste derrière nous...

36km, on retrouve Guillaume qui souffre beaucoup. On l'encourage mais on ne peut rien pour lui.
41km, Monsieur " 3h15 " me dit qu'il est un peu en avance, ça me motive, j'essaie d'accélérer pour le dernier kilomètre.
Enfin c'est la ligne d'arrivée, Juliette et Jérôme nous encouragent, Arnaud fait des blagues.

Le marathon de Dimitri :
Mes chers collègues gallopant ayant raconté la majorité de cette folle aventure, je me contenterai de quelques anecdotes croustillantes.
Nous partons dans le premier bloc, juste derrière les coureurs kenyans, je suis assez fier ! La descente du Denantou qui lance la course me permets de tester ma foulée à 100% ; c'est bon, je suis prêt pour ce marathon 2014 ! Je me place tout de suite juste devant le meneur d'allure 3h15, mon objectif. Je ne le lacherai qu'au kilomètre 40 – ne parvenant plus à ré-accélérer sur mes jambes tétanisées de douleur - laissant Augustin passer sous les 3h15, alors que je finirai en 3h15 et 7 secondes. Bravo à lui d'avoir réussi à tenir le rythme dans les tous derniers hectomètres (bon, quand on a des grosses cuisses c'est facile...) !
Les ravitaillemement sont toujours assez comiques. Voici comment je m'y prends : j'arrive en abaissant légérement mon allure, je saisis un gobelet à la volée et je tente de mettre la plus grande partie du contenu dans ma bouche, ce qui s'avère toujours très aproximatif... En effet, il faut synchroniser le mouvement du bras au rythme des pas, exercice de coordination que je ne maitrise pas encore totalement... Je veux progresser par rapport à l'année passée ; je reste bien concentré tout au long de la course sur mon rythme et je m'alimente aussi régulièrement que sérieusement aux ravitaillements, ce qui me permet de prévenir le fameux mur du 30ème kilomètre.
Quand nous ratrappons Guillaume au 36ème km, je suis triste pour lui, mais je suis conscient que je ne peux pas faire grand chose pour lui, à part lui donner mes deux derniers biscuits qu'il me reste en soute.
Les choses sérieuses commencent réelement au kilomètre 37-38. On sait qu'on y est (presque) mais il faut encore courir et tenter de garder la cadence 5 kilomètres sur des hanches à bout, des cuisses paralysées par l'intense douleur musculaire et des pieds cloqués. Je me re concentre " allé, cette fois-ci tu y es, tu as fait le plus gros, maintenant il faut aller chercher ces 3h15, go go go " et je relance du mieux que je peux sur cette longue longue longue avenue du Général-Guisan. Le virage de la délivrance et je plonge dans la dernière ligne droit, le je donne tout, il n'y a que ça à faire. Je n'entends plus rien, tout est chaos et douleur. Enfin la ligne d'arrivée et son joli tapis rouge. Augustin (3h14) m'acceuille. Je boucle cette " promenade fun " en 3h15 et 7 secondes. YES ! Guillaume arrivera quelques minutes plus tard, avec un temps de 3h19, il est allé au bout de lui même, ça se voit dans ses yeux et dans sa démarche sur la ligne d'arrivée.
Augustin pour sa première, réalise un excellent chrono. Guillaume bat sont temps de l'année passée et surtout se surpasse pour dominer sa défaillance de fin de course. J'améliore mon temps de 17 minutes par rapport à l'année passée et je termine la course dans des conditions physiologiques très acceptables. Je suis fier de moi et des mes coéquipiers !
Bravo également à Frédérique, Chloé (son amie française), Steven, et Joséphine qui ont brillament achevé le semi-marathon ainsi qu'à Eliott qui a participé aux 10 kilomètres.


Guillaume Augustin et Dimitri

  Match TERA    Pusiano, les 25 et 26 octobre 2014

Ramer en Italie
C'était très joli
On a mangé du spaghetti
La Suisse n'a pas gagné, tant pis !
Par contre, beaucoup des médailles pour la Romandie,
Pour nous, l'aviron est plus qu'un sport, c'est la vie.

Pendant les voyages, on mange beaucoup de chocolat,
Mais heureusement, nous avons toujours les ventres plats.
A la régate, les commentateurs crient en Italien avec de la passion,
Mais malheureusement, comme nous ne parlons pas cette langue, personne ne comprend.
Lausanne Sport était très fort,
Tout le monde a tellement poussé, que nous étions presque morts.
Durant la nuit, Saskia et Emily regardent les films sur la télé
Mais sous la couverture trop petite pour un lit à deux, nous étions presque gelé !

Au retour, dans le bus tout le monde a voulu dormi,
Malheureusement, Vincent les a empêché avec de la radio pourri.
Pour reprendre les entrainements sur lac Léman tout le monde se réjouit.
Mais pour le moment, les rameurs et rameuses veulent dormir dans leurs propres lits.


Emily & Saskia

  Armada Cup    Berne, le 25 octobre 2014

Comme l'année passée, j'ai décidé de participer à l'Armada Cup. Cette compétition n'a pas un format que j'apprécie forcément. En effet 9km en skiff, le long des virages, bancs de sables et autres algues du Wohlensee à Berne ne correspondent pas à ma spécialité. De plus, nous revenions à peine d'un camp de vélo de 2 semaines à Majorque avec l'équipe suisse et pour couronner le tout, je n'avais pas touché un skiff depuis les mondiaux d'Amsterdam en aout dernier. Pourtant j'ai quand même participé et ce, pour plusieurs raisons : l'ambiance est géniale, on rencontre beaucoup de rameurs internationaux, j'étais invité en tant que VIP (tous frais payé) et enfin il me tenait à cœur de représenter le club et la fédération suisse.

J'ai donc sauté de mon vélo sous les températures estivales des Baléares directement dans mon skiff et la météo hivernale de notre belle Suisse (allemande). En arrivant vendredi midi à Berne, j'ai trouvé le skiff Empacher flambant neuf qui m'attendait afin que je le teste durant le week-end. Après l'avoir réglé un long moment avec Bill Mason, magicien du réglage et un des entraineurs de Londres avec qui j'ai de très bons contacts. Petite sortie, repérage du lac-rivière, puis rapatriement à l'hôtel. Le soir, Les meilleurs rameurs internationaux présents à l'événement ont été invités à manger dans le plus vieux restaurant de Berne, une véritable institution où nous avons mangé une délicieuse chasse. Je me suis ainsi retrouvé, comme un petit gamin, à une table d'une quinzaine de personnes remplie de champions du monde et médaillés olympiques, directement en face du grand Olaf Tufte et de Karl Schulze (champion olympique en 4x en 2012). Incroyable de rencontrer, d'échanger et de sympathiser avec ces champions que j'admirais encore à la télévision il y a deux ans à peine.

Le samedi matin, après un réveil tardif, j'arrive sur le champ de course vers 10h pour une petite sortie et quelques réglages de dernière minute. La course part à 14h. Il faut compter une petite heure pour monter jusqu'au départ. J'embarque donc à 13h10, quasiment le dernier et remonte dans les vagues des dragon boats qui viennent de partir devant moi pour leur course qui a lieu dans le sens inverse de la nôtre. J'arrive tout de même à l'heure et m'aligne au départ tant bien que mal. Le coup de canon retentit et c'est la guerre ! J'ai très peur de casser mon magnifique bateau donc je n'ose pas attaquer au milieu de la foule et couper les virages. Je laisse passer un beaucoup de concurrents et je me retrouve systématiquement tout à l'extérieur des virages et loin du groupe de tête. Au fil de la course, je rattrape un certain nombre de personnes malgré ma technique et ma forme loin d'être optimales pour me classer 25ème, comme l'année passée.

Mais bon, je n'étais pas vraiment venu pour gagner... Après être sorti de l'eau, je démonte mon bateau et vais me changer. C'est alors que j'apprends que je dois participer à un petit événement pour les jeunes du club de Berne : nous allons former deux yolettes avec Olaf Tufte, Emma Twigg (championne du monde en skiff), Damir Martin (vainqueur de la compétition et vice-champion olympique en 4x), Roman Roeoesli (mon coéquipier en équipe suisse) et moi-même associés à 5 jeunes du club local. Je me retrouve vêtu d'un t-shirt Empacher, à la barre avec Damir et Emma qui entourent deux jeunes pour une petite balade compétitive. De retour au ponton, nous faisons quelques photos, signons les t-shirts des juniors tout contents et recevons un Toblerone géant !

Libérés de nos fonctions, nous attendons la remise des prix avec quelques bières et saucisses à la main. Vient ensuite le moment tant attendu de se retrouver autour d'une bonne fondue conviviale. Seuls les " VIP " et les organisateurs sont conviés. On se retrouve donc entre nous dans la bonne humeur et la rigolade. Une fois remplis de fromage, nous rentrons nous changer à l'hôtel et sortons en ville tous ensemble pour célébrer comme il se doit les résultats pour certains et la fin de la période fun marquant le début de l'hiver pour d'autres.

Je suis rentré dimanche vers midi à Lausanne, la tête pleine de magnifiques souvenirs et en ayant fait de superbes rencontres. Il faudrait peut-être que je songe un jour à faire un bon résultat à cette compétition... Mais en attendant, je suis tout de même ré-invité l'année prochaine, pour mon plus grand plaisir !


Barnabé

  Head of the Charles    Boston, les 18 et 19 octobre 2014

Adeline et moi avions le projet fou de rejoindre nos Lausannois américains préférés (Marc et Tonia) pour participer à la Head of the Charles en octobre. Cette régate – la plus grande au monde !- se déroule sur la fameuse Charles river, à Boston. Nous en avons profité pour faire une semaine d'entraînements/tourisme à Boston et, temps qu'à faire, une semaine au Canada. Mais cela c'est une autre histoire, ici on parle d'aviron !
Nous étions inscrites avec Tonia et d'autres rameuses de son club en 8 poids légères. Malheureusement Adeline n'a pas pu participer à la course à cause de ses problèmes de santé mais elle a été nommée supporteur officielle !

Ramer sur la Charles, c'est incroyable et ça n'a rien avoir avec notre cher lac Léman ! La rivière est pratiquement toujours plate et elle serpente entre Boston et Cambridge, en pleine ville. Les entraînements sont fixés à 5 heures du matin ce qui permet de vivre l'expérience incroyable d'un levé de soleil, depuis la rivière, sur le skyline de Boston. Etant novice en pointe, je me méfiais un peu du 8, mais finalement ça a bien été ! Et avoir un barreur pro, qui sait comment te crier dessus, ça fait toute la différence.

Le jour de la course a finit par arriver après une semaine d'entraînements. L'ambiance au bord de la rivière était électrique : des stands partout, des rameurs partout partout et un public inédit pour de l'aviron. Marc a fait sa course en 8 le samedi et on le reconnaissait de loin avec sa touffe légendaire. Notre course était le dimanche, la dernière de la journée. En montant sur l'eau et en faisant l'échauffement, je me sentais à l'aise, concentrée, calme et prête à partir pour cette course... mais après le départ, ce n'était plus pareil. Tout d'abord le fort vent contre se faisait sentir dans nos bras et nos épaules crispées. De plus, nous avons vite rattrapé des bateaux (il faut savoir que la HOCR est une longue distance, sur 5 km, avec une multitude de ponts et de virages serrés).

Il fallait rester calme malgré les hurlements du barreur, nos rames qui manquaient à chaque coup de heurter celles du bateau que l'on dépassait et les ponts qu'il fallait bien viser. Il y'avait pleins de spectateurs qui nous encourageaient depuis la rives et les ponts.

En arrivant à la fin, je n'étais vraiment pas sûre de réussir à ramer jusqu'au ponton. Il faut dire que Tonia – la cheffe de nage !- nous avait poussé dans un rythme de fou !

C'était une course incroyable qui n'a rien à voir avec ce dont on a l'habitude. Je conseille à qui peut de participer à cette course de folie. Bientôt un bateau 100% Lausanne sport ... ?

En tout cas on doit quand même un grand merci à Marc et Tonia qui nous ont invité, hébergé, initié au jeu des 7 merveilles et permis de participer à cette immense régate !


Juliette

  Championnats Romands et Régate de Nyon    Divonne, les 4 et 5 octobre 2014

Le premier week end d'octobre, les rameurs romands se sont, comme à leur habitude, retrouvés à Divonne pour tester l'agilité, l'endurance et la force acquises pendant l'été!

Arnaud avait décidé d'inscrire tout le monde en skiff. C'est alors l'occasion pour certains de goûter l'eau du lac et pour d'autres de renouer le contact avec une embarcation quelque peu délaissée. Les 1000m du matin se révèlent être un bon réveil musculaire, rapide et efficace, pour les courses suivantes qui s'enchaînent, jusqu'à 5 pour certaines! Le soleil étant au rendez vous, la journée se passe bien et les médailles pour les jeunes et les moins jeunes rameurs s'accumulent! Le club est sacré champion romand ! La preuve que tous les rameurs prennent des muscles: le ponton sur lequel nous faisons chaque année la photo de groupe a cette fois là vraiment coulé...

Le lendemain, la régate de Nyon prend le relais. La distance reste la même, mais les équipages varient !

En équipage Elle&Lui, Juliette et Guillaume ont très longtemps mis au point leur stratégie. Ils ont pensé à tout... Est-ce qu'un bisou entre chaque coup le rend plus efficace? Romain et Julie ont également unis leurs forces pour battre les autres couples de cette course folle.

Ivan et Nina s'en sont donné à cœur joie et ont bien représenté la famille Libal. Quant à Thomas et moi, nous avons peaufiné notre technique sur un petit échauffement, puis nous avons fait une super course... qui a forcé Thomas à faire forfait pour la course suivante !

A la suite de ces aventures mixtes, Arnaud a suggéré que cela soit la prochaine catégorie olympique à rajouter au programme.

On a aussi pu voir Pierre ramer derrière Guillaume, Nina et Juliette ainsi que plein d'autre équipage sortant du commun !

La dernière course mérite également d'être mentionnée... Alors que la pluie commence à tomber, les équipages de quatre de couple féminin se préparent à monter sur l'eau. Les premiers coups de rame sont soulignés par un grondement de tonnerre, les premières accélérations par un éclair.

Pourtant, tous les bateaux s'alignent au départ et le drapeau s'abaisse.

Au milieu de la course, la pluie redouble et un éclair plus violent qu'auparavant sème la panique. L'arbitre, un peu perdu, attend quelques instants avant de secouer son drapeau rouge dans tous les sens, chose plutôt rare à Divonne et en romandie, où les rameurs sont habitués à courir dans toutes les conditions. Un équipage s'arrête, un autre ralentit, mais les deux équipes du Lausanne Sports ainsi que Vevey n'abandonnent pas pour autant. Nous changeons juste de d'objectif: le premier au ponton aura gagné. La grêle s'y mêle et toutes les rameuses sont transpercées par la pluie et le froid. Arrivés sur la terre ferme, le jeu change encore de règle: le premier club qui aura monté sa remorque sous la pluie battante aura gagné. On n'aura jamais vu le club monter une remorque aussi rapidement... Et le tout, sous les flashs de notre paparazzi Pierre que rien n'arrête !

Peut être pourrait on prévoir dans les rénovations du club un nuage digne d'expo 02 au dessus de Vidy pour augmenter le rendement des départs en régate.. 
Merci à tous pour l'organisation, l'encadrement et la bonne humeur !


Frédérique

  Championnats du Monde d'Aviron    Amsterdam, du 23 au 31 août 2014


Lors des championnats du monde 2014 à Amsterdam, NED, le lausannois Augustin Maillefer avec ses coéquipiers Roman Röösli, David Aregger et Nico Stahlberg ont décroché une belle 6ième place en quatre de couple. L'équipage suisse a réalisé une superbe course en demi-finale pour s'ouvrir les portes de la finale. Ils n'ont malheureusement pas réussi faire mieux que l'an dernier en finale malgré une belle course. Ce résultat est très encourageant en vue de la qualification Olympique qui aura lieu dans exactement une année. En effet, les huit premiers quatre de couple seront qualifié pour le Jeux Olympiques de Rio de Janeiro .

Barnabé Delarze courait pour sa part en skiff, la catégorie reine du championnat. Il a décroché une fantastique 12ième place. Il s'est qualifié pour les demi-finales en faisant une course exceptionnelle en quart de final. Ensuite le niveau était tellement haut, en demi- finale comme en finale qu'il n'a pas vraiment pu tirer son épingle du jeu. Mais cette expérience montre que Barnabé progresse beaucoup et les chances qu'il soit dans le quatre de couple l'année prochaine sont très grandes.

Frédérique Rol et sa coéquipière Patrizia Merz en double poids légère ont pour leur part terminé 16ième.

Cette première expérience internationale avec l'élite pour ce jeune équipage est encourageante. Après avoir terminé 4ième des championnats du monde moins de 23 ans, elles ont pris conscience du niveau de l'élite mondiale. Elles utiliseront cette motivation durant l'entrainement hivernal pour revenir plus fortes l'an prochain.


Vincent

  Triathlon de Lausanne    Lausanne, le 24 août 2014

J'ai décidé de participer à ce triathlon juste après les championnats suisses afin d'avoir un objectif à la fin de l'été. Le but était de trouver une motivation à m'entrainer durant tout l'été pour rester en forme. Et ça a bien marché !

J'ai choisi de courir sur la distance olympique : 1.5km de natation, 40km de vélo et 10km de course à pied. J'ai même dû m'acheter une licence de compétition pour le jour de la course... c'est du sérieux ! J'ai aussi appris plein de règles comme le fait qu'il faut avoir son casque de vélo accroché avant de toucher son vélo et qu'on peut le détacher seulement une fois le vélo reposé. Ou comme le fait qu'on a le droit de porter une combinaison de natation seulement si la température de l'eau est inférieure à 21 degré.

Ensuite je me suis demandé comment me préparer au mieux pour cette épreuve qui dure environ 2h30. Je savais que faire des entraînements en endurance serait la base mais pour le reste je n'avais aucune idée. J'ai donc écrit à un membre de l'équipe suisse de triathlon, Adrien Briffod, qui m'a gentiment répondu. Il m'a rendu attentif au fait que les transitions, le moment ou on change de sport, étaient difficiles à gérer physiquement. J'ai, en effet, rapidement fait l'expérience que passer de la position horizontale de la nage à la position verticale du vélo est très difficile. En me levant brusquement après la natation, j'ai souvent eu la tête que tourne et une chute de pression pendant quelques minutes. De plus, la continuité de l'effort en changeant de position est très douloureuse car les muscles se sont habitués à travailler dans une certaine position puis tout change brusquement. Le bas du dos est particulièrement douloureux en passant du vélo à la course à pied par exemple. Tout ça pour dire que j'ai beaucoup travaillé les transitions et qu'avec l'entrainement le corps s'y habitue bien.

J'ai aussi fait en sorte que les transitions de matériel se passent rapidement. En observant les autres, j'ai vu qu'ils attachaient leurs chaussures de vélo avec des élastiques au vélo pour les placer en position horizontale afin de pouvoir pédaler avant d'enfiler les chaussures. J'ai aussi mis des lacets en élastique sur mes chaussures de jogging pour ne pas avoir besoin de les lacer.

J'étais donc bien préparé mais il me manquait encore un plan de course. J'ai donc décidé d'être à fond sur la natation, en faisant attention de ne pas m'enflammer au départ puis de bien respirer pour rester en crawl tout au long de la course. Puis de faire les derniers mètres de natation la tête hors de l'eau pour pouvoir courir vite en arrivant sur terre. Ensuite le plan était d'être à fond à vélo et de survivre à la course à pied.

Le départ était fixé à 12 :15 dimanche et le temps était ensoleillé avec peu de vagues et un agréable 20 degré.

Nous étions 140 et on a tous enfilé nos combinaisons car l'eau faisait 18 degrés. On s'est tous mis à l'eau afin d'éviter de s'assommer les uns les autres en plongeant. Et puis on est parti !

La natation s'est bien passée, j'ai gardé un bon rythme tout du long et j'ai évité les vagues et le bulles des autres en nageant sur le côté. Le parcours du vélo se passe en 6 boucles, on monte l'avenue d'Ouchy (ouch !) puis on suit l'avenue de cour avant de monter jusqu'au pont Marc Dufour. Le reste est plus reposant puisqu'on rejoint la vallée de la jeunesse avant de la descendre et de longer le lac jusqu'à Ouchy. Et puis ça recommence... Le vélo est clairement mon meilleur sport sur les trois et j'ai dépassé beaucoup de monde, surtout lors des montées. C'est génial de rouler à fond en ville sans se préoccuper des voitures !

Ensuite est très vite arrivé la course à pied et j'ai démarré difficilement en ayant des débuts de crampes sur le premier tour sur quatre. J'étais étonné de voir que je courais en dessous de 4 min au kilomètre donc ça bien motivé. Puis j'ai vraiment commencé à avoir mal partout et surtout à ne plus réussir à bien me maintenir droit. Ma technique de course s'est donc dégradée et la suite de la course fut interminable. Heureusement que j'avais des supporters le long du parcours pour me motiver à avancer !

J'ai fini en 2h22 complètement crevé. Mon corps était tellement à bout que j'avais la chaire de poule juste après avoir coupé la ligne d'arrivée. Je suis ravi de cette expérience et encourage tous les rameurs à s'inscrire à un triathlon. Cela permet de diversifier l'entrainement et de devenir un sportif plus complet ce qui, selon moi, est capital pour ramer à haut niveau.


Vincent

  Championnats du Monde Juniors    Hamburg du 6 au 10 août 2014

Après une année d'entraînement formidable au Lausanne Sports avec Arnaud et Jean René, j'ai réussi les seat races après une semaine très dure et j'ai été prise en tant que le chef de nage du 4- de Grande Bretagne. J'ai passé trois semaines en camp d'entraînement avec l'équipe de Grande Bretagne près de Henley. Cependant, en démontant les bateaux avant de partir à Hambourg, l'entraîneur nous a dit qu'une rameuse de notre équipe ne pourrait pas participer, car elle était trop blessée et qu'une remplaçante nous rejoindrait aprés La Coupe de La Jeunesse. C'était un choc terrible.

En arrivant à Hambourg, après un voyage où tout le monde nous a demandé qui nous étions à cause de notre tenue de la Grande Bretagne, on s'est installé dans l'hôtel. Mais la remplaçante n'est arrivée qu'à deux jours du début de la compétition.

C'était incroyable de voir tous les rameurs et rameuses de 52 pays qui avaient tous des styles différentes pour ramer et pour s'entraîner. La remplaçante étant arrivée, nous pouvions enfin rejoindre le reste de l'équipe de Grande Bretagne pour nous entraîner sur le bassin. Nous étions très inquiètes d'être une équipe peu entraînée. Mais après deux jours nous avons réussi à nous former et nous étions prêtes à la première course.

La première course s'est passée mieux que nous ne nous sommes attendues. Nous avons réussi à dépasser la Pologne et l'Ukraine, en gagnant la deuxième place, derrière La France. Nous étions ravies d'avoir gagné une placeme dans la demi- finale A/B. Ça serait sûrement la course la plus difficile. Mais nous avons préparé un plan de course très détaillé. Nous avons réussi à faire un meilleur départ mais l'avons perdu à 1000 mètres et n' avons gagné que la finale B. Nous étions un peu déçues mais nous n'avons rien à perdre et nous savions que nous n'avons qu'à gagner le meilleur temps possible dans la finale.

Nous avions tellement peur mais nous étions aussi assurées. Il y avait beaucoup de vent et après 500m nous étions à la quatrième place. Nous sommes restées tranquilles et avons gardé un rythme régulier ce qui nous a placé en deuxième position jusqu'à trois secondes avant la fin où nous nous sommes trouvées à égalité avec l'équipe de Nouvelle-Zélande. Nous n'avons pas regardé autour de nous et nous n'avions aucune idée de qui avait gagné. Nous avons supposé que nous avons gagné la deuxième place. Après la récupération, on a entendu les cris de la foule de supporters de Grande Bretagne et on nous a dit que nous avions gagné! Nous avons gagné par 0.34 secondes et nous étions tellement ravies! Il ne nous est restées qu'à faire le troc d'habit et de crier pour le reste de l'équipe de Grande Bretagne (et pour la suisse!). J'ai beaucoup appris et je me réjouis d'avoir eu cette expérience formidable.


Saskia

  Coupe de la Jeunesse    Libourne, les 2 et 3 août 2014

Après avoir réussi le test d'ergomètre et un peu moins réussi les seat races sur l'eau, j'ai été pris en tant que skiffeur remplaçant pour la coupe de la Jeunesse à Libourne. En conséquent, j'ai passé deux semaines à Sarnen en camp d'entrainement après les championnats suisse. En tant que remplaçant, j'ai dû souvent sauter au dernier moment dans des bateaux pour remplacer ceux qui avaient mal au dos, ceux qui étaient absents ou encore ceux qui avaient abusé de la délicieuse nourriture suisse allemande jusqu'à en devenir même malade !  J'ai eu en conséquent de belles occasions de, si je puis le dire, perfectionner mon coup d'aviron en pointe car sont les pointus qui manquaient souvent à l'appel. J'ai donc réalisé de phénoménaux progrès à tribord, comme à bâbord, et en 4- tout comme en 4+.

Puis après deux magnifiques semaines, il était temps de partir direction Bordeaux pour la compétition. Comme la distance à parcourir était relativement élevée, nous avons fait le voyage en autocar sur deux jours passant une nuit à Clermond-Ferrand. Je me suis fait ramassé mardi midi sur l'air d'autoroute de Bavois et jeudi après-midi nous étions sur le bassin de Libourne. Il faisait très chaud, grand soleil et il y avait pleins de vignes partout. Le bassin très bon, très peu de vent pour le moment et il y avait même les feux pour le départ. Trop cool !

Entre jeudi-après midi et vendredi, nous avons fait pleins d'allées et retours entre le bassin et notre petit hôtel qui se trouvait à 15min de car, au beau milieu des vignes, vers St-Emilion, un hôtel Ibis. Nous avons eu le droit aux meilleurs repas de notre vie, une bonne alimentation saine et équilibrée, subtilement cuisinée, c'est un facteur indispensable pour faire de bonnes courses. Pas de gras, la sauce il ne connaissait pas, c'était comme manger du sable du désert.

Arrive Samedi, premier jour des courses, j'en ai qu'une à faire finement organisé pour les bateaux " réservistes ". Nous étions donc trois skiffiers (GB et FRA) et trois 2- dans la même course. Nous partions environ 20s avant les 2-. Les autres skiffiers étaient un peu trop grand à mon goût pour des remplaçants. Après le départ, je suis bord à bord avec les deux autres.

Après 500m, je suis plutôt bien derrière. Puis, je fais le reste de la course sans que l'écart ne bouge réellement puis je termine 5e, 5 et 7 secondes derrière les deux skiffiers et deux des trois 2- qui m'avaient rattrapé. Les conditions n'étaient pas très bonnes, beaucoup de vent avec et j'avais ramé comme un pied. Pas très enthousiaste d'avoir fait piètre performance dans la course des réservistes, je étais résolu à faire une course du tonnerre le lendemain.

Dimanche, exactement la même course, même adversers, mais moins de vent. Les feux passent au vert, je pars vraiment fort pour essayer d'être au contact et au 500m j'ai que une demi longueur de retard. Je me donne vraiment de la peine pour ne pas les perdre mais ils me distancent quand même. Au 1500m, j'ai une longueur et demi de retard mais je réalise un très beau finish qui me permet de faire égalité parfaite avec le géant anglais 3s derrière le français et cette fois devant tous les 2-. C'est certe une bien maigre résultat dans l'ensemble mais je suis content de l'effort fourni et j'ai fait une très belle course qui clôture bien cette saison d'aviron. Bateaux sur la remorque, j'ai vite trouvé des rameurs adaptés à ma taille pour le troc d'habit. Puis nous sommes rentrés en 10 heures jusqu'à Lausanne.


Ivan

  Championnts d'Europe Universitaires    Rotterdam, le 1er août 2014

L'année 2014 a connu la glorieuse deuxième édition des Jeux Universitaires Européens qui se sont déroulés à Rotterdam, ville Hollandaise à l'architecture singulière. L'aviron faisait partie des sports représentés. Une petite - mais vaillante!- équipe du Lausanne Sport s'y est rendu sous les couleurs de l'université de Lausanne et de l'EPFL : Romain et Vincent en double poids lourds homme, Juliette et Adeline en double poids lourdes femme et Julie en coach attentionnée. François Gallot et Hugo Pfister du club de Vevey, coaché par Mathieu Briguet, complétaient les représentants de Lausanne. Ces joyeux romands ont rejoins les équipes des universités suisses allemandes. La délégation suisse a dépassé la trentaine de participants!

Pour des rameurs qui ont déjà tous ramé au niveau international, ces championnats universitaires représentaient quelques différences : une participation plus limitée (mais de qualité! Imperial college, Newcastle...), moins de tension avant les courses (mais tout autant de combativité!) et une entente très joviale entre les rameurs des différentes uni. Le nouveau bassin, bien que venteux (la hollande reste la hollande), présentait un décors parfait pour des courses acharnées. Ce que les premières courses des Lausannois n'ont pas été... les " races for lane " du premier jour de régate ont vu des équipages descendre jusqu'à 18 de cadence pour s'économiser pour la suite. Les équipages Lausannois ont donc gagné sans trop de problème, mais également sans trop d'indication sur le niveau réel de la concurrence. Il a donc fallu attendre le vendredi pour assister à de " vraies courses ". Celles-ci ont apporté leur lot de satisfaction! les deux doubles ont finis une médaille d'or autour du cou et un grand sourire sur les lèvres, la tête remplie des souvenirs d'une jolie aventure! Les veveysans ont quand à eux terminé 5ème après des courses palpitantes.

Il est également à noter que la suisse termine en tête du classement des pays, devant la Grande Bretagne et l'Allemagne, pays où l'aviron universitaire est très développé. De plus, ces bons résultats ont permis à la suisse de passer du 23ème au 3ème rang du classement total (comprenant tous les spots!).



Mais cette compétition a également permis au rameurs victorieux de découvrir la région et de s'adonner à des " side activities ". Julie a donc tenté de se consacrer à l'art périlleux de filmer les courses en faisant du vélo (le sport national en hollande), Romain et Vincent ont pu faire un tour sur les plages hollandaises entre leurs courses, la compétition s'est terminée en beauté pour les suisses avec un restaurant de sushis à volonté (l'occasion pour certains de se lancer des défis téméraires). Enfin les rameurs ont expérimenté un bar " après-ski " hollandais complètement fou!

Cette compétition était vraiment parfaite pour découvrir ce que l'aviron a à proposer après la compétition en équipe suisse (ou en récupération d'une médaille de bronze pour Adeline).

Nous en sortons vraiment ravis et ne pouvons que remercier du fond du coeur le Lausanne sport, l'université de Lausanne et L'EPFL qui nous ont permis de vivre cette aventure! Merci tout particulièrement à Camille Codoni, responsable de la délégation Suisse, qui a passé un nombre incalculable d'heures à organiser tout cela.


Juliette

  Championnats du Monde U-23    Varese, du 23 au 27 juillet 2014

Une belle délégation suisse composée de 6 embarcations a pris part ce weekend aux championnats du monde U23 à Varese.Ce weekend a été, pour tous, riche en émotions.
Tout commence avec les éliminatoires qui se déroulent au mieux avec la qualification des coques pour les demi-finales et finales.Les choses sérieuses débutent enfin ... 1ère médaille de bronze le samedi avec la finale du 4 poids léger femmes qui terminent à une belle 3ème place. L'équipage composé de Pauline Delacroix, Fanny Belais, Leanne Kunz et moi-même (Adeline) n'a été formé que tardivement mais le camp d'entraînements à Sarnen a été bénéfique.
Avant notre finale, nous avons 2 jours de pause, qui nous permettent de reprendre des forces, mais l'attente s'est avérée très longue, idem avant l'annonce du quick-start qui fut interminable... les italiens étant bien en retard sur le planning. Cela ne nous a pas empêché de faire une course inoubliable pour monter sur le ponton des médaillés. Nous sommes parties en bord à bord avec les allemandes, c'était très motivant, on s'est accrochées mais elles sont rapidement parties et nous savions que les italiennes allaient revenir en force comme elles l'avaient fait aux éliminatoires, hélas elles nous passent après la mi-course, on réagit au mieux pour ne pas laisser la Grande-Bretagne nous remonter. On commence à entendre les hop suisse (j'avoue je n'ai pas entendu, il y avait juste du bruit) mais ça motive, on sait que c'est bientôt terminé et bip final, on y croit pas, on l'a fait, passé la ligne en 3ème.
Après une belle cérémonie, moment de joie toutes ensemble - sauf pour moi car petit contrôle antidopage qui repousse le plaisir de manger à plus tard.

Second jour de finales, aussi merveilleuses et difficiles...
Nous avons tout d'abord eu les finales B avec une 8eme place pour le 4- poids léger, une 8eme place pour le skiff homme et une 11ème place pour le skiff femme.
C'est ensuite au tour de Frédérique Rol avec sa coéquipière Patricia Merz en double poids légères que les courses continuent; elles réalisent une belle performance et terminent au 4ème rang après s'être battues jusqu'au bout ! Elles ont manqué de très très peu le podium.

Puis nous avons encore eu le magnifique titre du 4x homme, avec Barnabé Delarze, Augustin Maillefer, Roman Roosli et Damien Tollardo qui gardent leur titre de champions du monde et qui n'ont jamais été menés à un seul instant durant leurs jours de course. Le podium était très intéressant, en effet il y avait un très grand ukrainien faisant 2x la taille de Damien.
Pour finir en beauté ces mondiaux, une fête a été organisée par les italiens. Si vous voulez plus de détail sur la soirée, demandez à Barnabé.
Retour après toutes ces belles performances, le douanier était même au courant de nos résultats, on aurait pu passer ni vu ni connu avec le coffre plein de marchandises.

Un grand MERCI aux entraîneurs, aux nombreux supporters et un remerciement tout particulier à Édouard Blanc qui sans lui, cette équipe n'aurait pas été formée.


VIDEO

Adeline

  Championnats Suisses    Lucerne, les 5 et 6 juillet 2014

Une délégation bleue et blanche, aussi massive que ambitieuse, a pris part aux championnats suisses, qui se déroulent comme chaque année sur le " lac des dieux ", au Rotsee à Lucerne. Dans la volonté de ne pas prolonger un suspens douloureusement insupportable, je souhaiterai d'abord vous faire part des résultats : Avec un 30 bateaux en finale, 14 podiums dont 6 titres, le Lausanne-sports Aviron est meilleur club suisse pour la 8ème année consécutive ! Une victoire d'autant plus savoureuse qu'elle est le fruit de brillantes performances dans diverses catégories. Que ce soit chez les hommes ou les femmes, chez les séniors ou les minimes, en passant par les juniors ou les masters, le club réalise une moisson de médailles omniprésente.

Sans pouvoir malheureusement citer tout le monde, il faut noter en sénior, le double titre de Frédérique Rol en skiff poids légères et en double, avec Adeline Seydoux. Vincent Giorgis réalise également un doublé en double poids légers avec l'inépuisable Guillaume Sommer et en quatre de couple avec Frédéric Hanselmann, Romain Loup et Barnabé Delarze. Barnabé termine également deuxième en double avec Augustin Maillefer. Chez les minimes filles Nina Libal gagne en skiff et en double avec sa coéquipière Sabrina Anthonipillai. A noter également les titres de vice-championnes suisses en quatre de couple séniores, juniores et masters !

Maintenant les résultats communiqués, il est temps pour moi de vous faire le récit de ce week-end, riche en émotions. Arrivé dans la matinée samedi sur place, pour mon éliminatoire en quatre de couple sénior, je dois me soumettre à l'irrésistible exercice de l'attente et de la gestion du temps entre les courses. Heureusement la course est à 12h25 ; je n'ai pas trop le temps de réfléchir et je me retrouve vite à l'échauffement, sur l'eau, avec mes coéquipiers. Quel plan d'eau, quelles conditions ! Pour un Lausannois, habitué aux vagues de côté dans la baie polluée par les bateaux à moteurs et autres nageurs inconscients, les sensations sont folles : quelle chance et quel honneur d'être là ! Nous gagnons notre éliminatoire, malgré une petite frayeur au 2/3 de la course. Le reste de la journée consiste naturellement à se reposer à l'hôtel pour être fin prêt le lendemain. Après une copieuse ration de pâtes, et un brossage de dents sans dentifrice pour Jérémy et moi-même, il est temps de dormir.

Lever matinal pour Jérémy, Augustin et moi (Guillaume est déjà parti pour sa course en double). Nous effectuons une petite marche pour réveiller nos muscles avant d'aller déjeuner et se rendre sur le champ de course. L'échauffement est idéal, nous nous trouvons tout de suite, je sais que nous pouvons faire une bonne course. Je commence à réfléchir "c'est la finale des championnats suisses, on y est maintenant !", je suis quand même un peu tendu.

Et puis, avant le légendaire GO, il y a ces fameuses 2 minutes de silence au départ, les 6 bateaux déjà alignés, tels des fauves attachés, prêts à bondir. Probablement l'un des moments les plus intenses que j'aie vécu. A 10h46 c'est parti. La course part vite, nous sommes dans le coup tout le long sans jamais réussir à passer le trio de tête. Malgré un finish bien appuyé et une remontée jusqu'à la toute fin, nous finissons 4ème " au bip bip ", à quelques dixièmes des 3ème. Nous sommes satisfaits de notre course, même si la 4ème place fait toujours mal. Le reste de la journée passe vite, entre les différentes courses à aller voir, les bateaux à démonter et les remorques à monter. Le voyage du retour est douché par des violents orages, qui ne perturberont finalement pas le retour de cette délégation triomphante. A notre arrivée, un magnifique festin nous attend au club, pour le plus grand bonheur des estomacs des poids légers (et des autres aussi !). Ce beau week-end se terminera par la remontée à domicile à pied, tard, sous la pluie, mais avec la chaleureuse compagnie de mes coéquipiers.

Je tiens à remercier l'ensemble du club pour ce fantastique résultat. Bravo à vous rameurs et rameuses, qui participez tous à ce succès ! Merci à Marc et Tonia, qui renforcent cette année notre équipe, avec enthousiasme et motivation. Merci à Benjamin Maillefer, notre talentueux photographe en chef, qui a su capturer les plus beaux moments et les plus belles émotions de ce week-end. Merci aux entraineurs, Arnaud et Jean-René pour leur persévérance, leur soutien, leurs encouragements et leur confiance qui font beaucoup. Merci également aux parents qui viennent chaque année endommager leurs cordes vocales à l'arrivée.


Dimitri

  Coupe du Monde II    Aiguebelette, du 19 au 22 juin 2014

Aiguebelette, une première coupe du monde pour moi ! Une petite délégation Suisse se rendit à cette deuxième coupe du monde de la saison avec du LS Aviron Vincent et moi.
Tout était prévu pour pouvoir faire les courses dans les meilleures conditions ! Chaque pays a d'énormes tentes pleines de gadgets passant de vélos toute nouvelle génération à machine à granita ! Tous les bateaux sont neufs ou presque et la météo était plutôt de la partie !
Les bénévoles était vraiment nombreux et l'organisation était à la hauteur; des vrais menus bien français avec entrée plat fromage et dessert, des beaux écrans géants pour suivre les courses les pieds dans l'eau... La régate était également adaptée pour les rameurs paralympiques, ce qui était assez intéressant à voir! Egalement impressionnant était le nombre d'athlètes présents et surtout de pouvoir ramer au milieu des meilleurs!



Pour ce qui est des courses, les éliminatoires ont eu lieu en Time trial (contre la montre) pour tout le monde ! Pas facile pour une première course... Nous finissons 3ème et étant 20 doubles poids légères, nous devons donc prendre part au repêchage! Malgré beaucoup de motivation et d'effort et surtout un bon 2ème 1000m cela n'a pas suffi. Nous sommes donc en finale C.
Déçues mais motivées, nous faisons une bonne course le samedi, alliant la technique de l'éliminatoire et l'agressivité du repêchage, ce qui nous permet de nous rapprocher gentiment de nos adversaires.


Même si le résultat (14ème) est quelque peu décevant, chaque course nous a beaucoup appris et l'objectif de préparer aux mieux les championnats du monde U23 qui auront lieu à Varèse fin juillet est atteint !


Frédérique

  Régate de Schiffenen    Schiffenen, le 15 juin 2014

Décidément, les rameurs aiment bien se lever tôt, puisque même pour la régate de Schiffenen, qui n'est pourtant pas très éloignée de Lausanne, on est obligé de partir à 6h30 pour pouvoir prendre part à la première course du matin. Comme d'habitude, c'est un peu la panique pour retrouver les portants et les rames des premiers bateaux qui vont prendre part aux courses dans l'énorme tas de matériel transporté dans notre remorque. Finalement les premiers bateaux sont au ponton de départ à l'heure, mais le lac est agité en raison de la bise qui souffle dans l'axe du champ de course et les organisateurs décident que les courses auront lieu sur le parcours de secours, dans l'autre bras du lac qui est un peu plus abrité.

Les premiers bateaux vont donc au départ, mais après environ une heure de course, le vent ne faiblit pas et toutes les courses en skiff et double sont annulées, sauf la course du double sénior hommes. En dépit des conditions difficiles, Eloi et Yassin décident de se faire passer pour des séniors pour prendre le départ de cette course, comptant sur leur maîtrise technique dans la vague pour battre Fred et Romain. Malheureusement ils ne tombent pas dans la même manche et comme les deux bateaux du club gagnent chacun leur manche, un doute persiste pour décider du plus rapide.

Les courses en bateaux courts étant annulées, un grand nombre de bateaux peuvent être démontés et chargés sur la remorque dans la matinée, et seuls les quatres de couple sont montés pour les courses de l'après-midi, mais à peine a-t-on terminé de les préparer, l'organisation de la régate nous informe que la suite de la régate est annulée car le vent a encore forci.

On démonte donc tous les bateaux, on recharge la remorque et on repart vers le club. C'est Fred et Romain qui sont les grand gagnants de la journée car ils ont réussi à prendre part à 2 courses chacun en dépit du faible nombre de courses qui a eu lieu. La plupart des jeunes rameurs du club ne sont pas montés sur l'eau et sont un peu déçus.

De retour à Lausanne en début d'après midi, on a le temps de décharger la remorque, de se rendre compte que les portants d'un deux de couple ne sont pas dedans, mais on les retrouvera finalement à un endroit tout à fait inattendu après un peu de réflexion. Pour une fois, on a même le temps de remonter la majeur partie des bateaux immédiatement, avant de finir la journée en mangeant des glaces.


  Régate de Sarnen    Sarnen, le 7 juin 2014

Cette année, c'est sous un soleil de plomb que s'est déroulée la régate de Sarnen. Pour commencer la journée, nous avons du remanier quelques équipages pour pouvoir prendre part aux courses en raison de la blessure d'Anouk et de la réaction de l'estomac d'Ivan au test de la Coupe de la Jeunesse qui avait eu lieu la veille. C'est donc Emily qui a fait les courses du 2x et en 4x juniores filles à la place d'Anouk, Eliott qui a pris part au 2x junior (sa première course sur 2000 mètres) et Thomas qui est monté dans le 4x junior pour remplacer Ivan.

Les rameurs du club ont trouvé refuge à l'ombre d'un arbre pour l'essentiel de la journée, d'où ils ont pu suivre les courses en essayant de fuir la chaleur éprouvante. Les courses du club se sont déroulées avec des résultats variés. Cette fois ci Dimitri a réussi à rester dans le bateau pour toute sa course. Par contre les juniores filles dont c'était la première course en 2- ont été expulsées du champ de course par la trajectoire folklorique des rameuses de Fribourg, et ont néanmoins réussi à finir leur course au prix d'un long détour hors des bouées. Au fil des courses, le retard au départ s'est accumulé pour atteindre un bonne quarantaine de minutes au moment le plus chaud de la journée. Puis, mystérieusement, les départs ont à nouveau été donnée à l'heure pour juste quelques courses, ce qui a semé la confusion la plus totale tant sur l'eau pour les rameurs qui n'ont plus rien compris à ce qui se passait dans l'ordre des courses, qu'au pontons où la pagaille la plus totale régnait.

On se rappellera de cette régate de Sarnen comme la régate nationale la plus mal organisée de l'année 2014.

Les nombreux rameurs du club qui étaient en week-end d'entraînement à Sarnen ce même jour sont passé nous dire bonjour alors que nous chargions la remorque en fin de journée. Le retour au club fut difficile car un "évènement culturel" était organisé ce même soir à vidy, juste devant les pyramides...


  Championnats d'Europe    Belgrade du 30 mai au 1er juin 2014

Lors des championnats d'Europe à Belgrade (SRB) du 30 mai au 1er juin, 4 rameurs du LSA étaient présents pour défendre les couleurs de la Suisse.

Frédérique Rol a pris part aux courses en double poids légère avec Patricia Merz (Seeclub Zug). L'équipage a parfaitement remplis son mandat et termine au 9ème rang (comme l'année passée). Elles ont montré deux belles courses le vendredi dans cette catégorie très relevée pour accéder aux demi-finales. Lors de la demi-finale elles n'ont pas réussi à suivre le rythme des championnes du monde allemandes ou des championnes olympiques anglaises. En finale B le dimanche, elles ont montré la meilleure course jamais réalisée ensemble. Les impressions de Frédérique : " C'est la première fois qu'on peut se battre avec les meilleures U-23 (les roumaines qui terminent 7ème), c'est un super résultat en vue des championnats du monde U-23 ".

Adeline Seydoux a couru en skiff poids légère. Elle termine à une bonne 10ème place. Elle réalise de loin sa meilleure course en finale alors que ses courses en série et en demi-finale étaient un peu trop gentilles. Cette performance est encourageante en vue des U-23. Ses impressions : " Je suis ravie de reprendre la compétition de haut niveau, c'est pas facile mais j'adore ça ! "

Chez les hommes, Augustin Maillefer et Barnabé Delarze étaient engagés avec leurs coéquipiers Nico Stahlberg (Ruderclub Kreuzlingen) et Damien Tollardo (Club Aviron Vésenaz) en quatre de couple.

Ils ont réalisé une série un peu trop passive vendredi et une bonne course en repêchage samedi où il ne leur a manqué que 2 secondes pour accéder à la finale. Ils avaient à cœur de faire une belle finale B pour finir positivement le week-end. Malgré un bon départ (2ème à 500m) ils n'ont pas tenu la distance et terminent à une décevante 11ème place. Ces championnats montrent néanmoins que le niveau dans les catégories olympiques monte très vite alors que la qualification pour Rio se jouera dans 15 mois déjà.


Vincent

  Régate de Cham    Cham, le 24 mai 2014

Malgré la tempête folle la nuit d'avant, nous sommes arrivés à Cham à 9h00 en sachant que ça allait être une belle et chaude journée. Même si Eloi a mis environ 3 tonnes de crème solaire, il a quand même réussi à être le seul qui était rouge comme une écrevise en fin de journée. Heureux qu'il faisait chaud pour une fois, nous semblions tous impatients de nos courses. La journée avait pourtant bien commencé avec Ivan qui a gagné en skiff.

Plus tard dans la journée, Dimitri a crepsé pendant la course, et se fut éjecté du quatre de couple. Un autre incident s'est produit pendant la journée quand un bateau d'un autre club a tenté de foncer dans le double d'Ivan et Pierre, qui venaient de remporter une médaille d'or. Malheureusement pour eux, ça n'a pas marché, car Ivan et Pierre ont fini par transpercé leur coque et ont arraché un de leurs portants. Ce n'était pas un bateau de haute qualité, alors ce n'est pas grave. Peut-être la prochaine fois ils vont comprendre qu'il ne faut pas se battre contre le LSA.

La journée se passa très bien pour Pierre, Nina et Sabrina qui ont gagné leur série en skiff. Nina et Misia, et Noah et Eliott ont aussi gagné leur série en double. Le 4 - hommes avec Emilie, Frédéric, Guillaume et Jérémy ont aussi gagné leur course.

Emily a eu une très bonne journée, elle a gagné le plus grand nombre de médailles du club.

Censée faire seulement deux courses, Emily a sautée joyeusement dans le bateau avec Saskia pour remplacer Anouk (qui a été blessée). Les deux anglaises ont gagnée.

La journée s'est terminée avec Gab qui expliquait le jeu de ‘Ninja' aux minimes, alors que les autres ont rangés les derniers bateaux pour rentrer à la maison. Tout le monde était content qui les courses étaient finies et était impatient de manger un repas chaud et de trouver un long sommeil dans nos lits.


Thomas

  Régate de Duisburg    Duisburg, du 15 au 18 mai 2014

Une bonne partie des rameurs seniors du Lausanne-Sports se sont rendus à Duisbourg le week-end du 17, 18 avril pour pouvoir évaluer le résultat du travail hivernal. Pour les rameurs de l'équipe suisse, cela a été la première compétition de la saison. Le plan d'eau se trouve au milieu de la ville, plutôt bien protégé du vent en comparaison avec Essen, pourtant seulement quelques kilomètres plus loin. C'est un bassin artificiel, avec des marques tous les 250m et plein de gradins ! Que cela soit en avion ou en bus, Vincent, Adeline, Romain, Arnaud, Augustin, Barnabé et moi nous sommes tous retrouvés au nord de l'Allemagne. Nous avons eu beaucoup de chance avec la météo puisque le soleil était présent et le vent clairement acceptable!


Mes courses (double poids légères):
Samedi nous avons concouru avec l'élite pour mieux préparer les championnats d'Europe (dans deux semaines). C'est ma troisième saison avec Patricia (Seeclub Zug) en double mais la première course où je ne suis pas à la nage depuis bien longtemps! Il me faut penser à beaucoup de choses en même temps et les nombreux obstacles de l'échauffement me posent déjà problème! Cependant nous sommes arrivées prêtes et à l'heure au départ.


L'éliminatoire a été plutôt inconstant et difficile, nous étions peu confiante et un peu stressées. Nous terminons deuxième et sommes ainsi qualifiées pour la finale. La finale de l'après midi a été une de nos meilleures courses. Après un départ un peu timide, nous avons pu nous rester en contact avec la tête pendant une bonne partie de la course. C'était vraiment impressionnant de savoir que certaines des filles dans les bateaux à côté avaient été en finale aux mondiaux ou aux jeux! Et encore plus de voir que nous n'étions pas loin derrière! Il nous a manqué un peu de confiance pour faire un finish avant les 250m et passer devant. Nous avons fini 5ème mais en étant contente de la course!


Le dimanche, nous avons pris part en moins de 23 ans. L'éliminatoire nous a permis d'entrainer et d'améliorer les points faibles du samedi. En finale, nous sommes parties devant puis, étant environ deux longueurs devant le bateau allemand et l'autre équipage romand, nous avons pu gérer la course et réagir. Nous arrivons a gardé un bon rythme tout au long des 2000m et avons gagné!
Il y a encore beaucoup de choses à améliorer mais ce fut un week-end qui nous a apporté plein d'expérience et de confiance pour la suite de la saison !


Pour ce qui est des autres lausannois, Adeline (skiff) apprend de ses erreurs du samedi et gagne le skiff poids léger le dimanche, avec en prime son ticket pour Belgrade! Adeline a pris de la marge samedi comme dimanche pour être à l'heure au départ puisqu'elle est même montée sur l'eau cinq heures avant sa course... Personne n'avait jugé bon de lui dire que ses éliminatoires avaient été annulés!

Romain, en skiff également, est déçu de ne pas avoir battu Marcel Hacker. Il pensait ajouter cela à son CV....

Barnabé et Augustin (en 4x) n'ont pendant l'hiver rien perdu à leurs bons départs! Le dimanche, ils se classent quatrième en faisant une meilleure course que le samedi. Barnabé a été contrôlé pour le dopage. Ils y verront sûrement les restes des nombreux pains aux chocolats apporté par Arnaud...

Vincent a pris part en 2- et finit 5ème mais reste sur sa faim et déçu de leurs courses.
Arnaud a profité du week-end pour visiter la ville, faire plein de photos et nous acheter des chaussons aux pommes, pains au chocolat et autre. Ce fut un "team support" idéal! Merci !


Frédérique

  Régate de Schmerikon    Schmerikon, le 10 mai 2014

Ceux qui avaient les premières courses du club on du partir à 6h00 du matin, avec la remorque. On a tous essayé de dormir (malgré la super musique d'Arnaud) car nous avions trois bonnes heures devant nous. Une fois arrivés, nous avons rapidement garé la remorque bien que les instructions étaient en allemand.

Les courses se sont plutôt bien passées pour l'ensemble du club. Misia et moi étions tellement contentes d'avoir été premières que nous avon oublié nos rames sur le ponton après avoir rangé notre bateau. Emilie est arrivée toute souriante après sa course, car franchement, c'était facile. Ivan n'a pas arrêté de se plaindre des conditions et Gab de la gentillesse des arbitres.

A midi, Sabrina, Pierre, François, Anouk, Dima, Rebecca et J.-R. sont arrivés. Puis les courses ont repris. Il y eut de nouveau des médailles. Après ma course en skiff, j'était tellement pressée de démonter mon bateau que j'ai de nouveau oublié de ramener mes rames ( au grand bonheur d'Arnaud).

Une fois les bateaux démontés et les courses terminées, nous sommes tous allé nous doucher. Puis nous sommes finalement partis vers 19h00. La première partie du trajet, Misia et moi, nous nous sommes disputées pour savoir qui allait écrire ce texte... Le coup des tests à préparer a bien marché. Après nous nous sommes arrêtés dans un Movenpick.

Après avoir mangé, on a du se battre pour choisir nos places dans le bus pour la deuxième partie du trajet. J'ai eu un peu plus de chance. Tout s'est plutôt bien passé sauf Eliott et Noah qui étaient très excités et qui ont profondément agacé Tom. Nous sommes arrivés assez tard dans la nuit puis avons déchargé la remorque. Tout le monde s'est dépêché de rentrer pour se coucher.


Nina

  Régate de Lauerz    Lauerz, le 26 avril 2014

Après un long trajet de plus de deux heures, nous voilà enfin arrivés au bod du lac de Lauerz. Comme l'année dernière, les conditions climatiques étaient moyennes. Il y avait un peu de vent, pas mal de vagues mais heureusement pas de pluie. A peine étions nous arrivés qu'une vague de stress me saisis car c'était une compétition nationale. D'abord, nous avons sorti les bateaux de la remorque puis nous les avons monté et avons juste eu le temps de nous reposer avant le début des courses. En ce qui me concerne, avec le 4x, j'ai été un peu déçu de notre performance car nous sommes arrivés 3èmes de la série.

Voici les médailles qui ont été remportées au cours de la journée pour le LS Aviron: 1ère place en 2x avec Ivan et Pierre, 1ère place en double avec Fred et Romain, 1ère place en skiff avec Nina, 1ère place en skiff avec Romain, 1ère place en skiff avec Ivan, 1ère place en double avec Eliott et Noah.

Peu après être rentré et avoir rangé notre bateau, j'appris qu'un des doubles du club avait été endommagé lors d'une collision dans la course du 2x junior. Donc, j'eus peur de ne pas pouvoir faire la course du 2x. Mais Arnaud le répara et je me détendis. Puis peu de temps après, je réalisai qu'il fallait déjà repartir sur l'eau. Je sus contrôler mon stress et mis à part que nous n'étions pas au top de notre forme Eliott et moi, nous sommes arrivés premiers de notre série. Je fus très content, car c'était ma première médaille dans une régate nationale.

Ensuite, après que toute les courses soient terminées, nous avons remonté les bateaux sur la remorque et nous sommes partis en direction du club.

En route, nous nous sommes arrêtés, comme chaque année au fameux rest-route. Et après le repas, Arnaud nous força à prendre un dessert, même si notre ventre allait exploser. Puis nous avons eu de la peine à rentrer dans les voitures, tellement notre estomac s'était dilaté. Heureusement que nous avions encore deux heures pour digérer notre repas.

Arrivés au club, nous avons du faire déguerpir une bande d'ivrognes qui squattait l'endroit abrité à l'avant du club. Et pour finir nous avons enlevé les bateaux de la remorque et à minuit, tout le monde regagna son lit.


Noah

  Stage de Pâques    Prague, du 12 au 23 avril 2014

Le 12 Avril 2014, les rameurs et rameuses de Lausanne Sport Aviron se sont trouvés a l'aéroport de Genève comme chaque année pour partir 10 jours à Prague pour s'entrainer. Les parents de Nina Libal ont très gentiment aidé tous les minimes, cadets et juniors a déposer leurs bagages très lourds et bien trouver le bon terminal pour prendre l'avion. Tout se déroula bien a l'aéroport, a l'exception des 2 petits anglais qui ont oublié leur billet et leur ordinateurs a la sécurité. Une fois arrivé a Prague, René Libal est venu nous chercher, et tous les rameurs étaient de bonne humeur de constater qu'il n'avait pas neigé, comme c'était le cas l'année passée. A l'hôtel, tout le monde s'est mis dans les bungalows, et ensuite nous avons aidé a remonter les derniers bateaux et acheté du wifi, ce qui était une priorité. Le soir tout le monde est allé manger la nourriture tchèque, et après le premier repas nous nous sommes tous rendu compte a quel point cette bonne nourriture nous avait manqué. Le premier soir Arnaud nous a fait une très intéressante présentation sur la nutrition, ce qui nous a bien fait penser aux kilos de biscuits, Nutella, sirop et chocolat dont tout le monde a rempli ses bagages.

Et le lendemain, c'était parti pour les entrainements ! Tout le monde se leva de bonne humeur, a l'exception d'Anouk, qui était très déçue de ne pas avoir eu ses Cini-Minis au petit déjeuner, ses céréales favorite. Les entraînements se déroulèrent très bien, et tout le monder arriva a mettre ses pieds dans l'eau qui était beaucoup moins gelée que l'année passée ! Les deuxièmes et troisièmes soirées Arnaud nous a fait des présentations sur le dopage et les entraînements, et il a aussi montré de très belles photos sur le très grand écran dans la salle qui ressemblait a un cinéma. Tout le monde s'est bien marré à voir les jolies têtes qu'on a tiré pendant les entrainements sur un écran de 4 mètres en hauteur.

La première sortie a eu lieu le mardi après-midi, après un entraînement très amusant que tout le monde connaissait simplement par le nom " 15 coups 5 coups ". Pour les visites, nous sommes allés à la Verrerie Mika, où tout le monde a pu essayer de souffler du verre et acheter des cadeaux pour sa famille. Ensuite le Lausanne-Sports a visité une église très jolie, et René nous traduisait les histoires sur l'église, que tout le monde écoutait attentivement.

Tout le monde a ensuite repris les entrainements mercredi matin, et nous avons eu de belles périodes de soleil et de chaleur, et les rameurs ont bien profité de sécher leurs habits dehors et de se mettre en body et t-shirt pendant les entrainements, en espérant rentrer un peu bronzé! Les entrainements se sont bien déroulés sans problèmes, et heureusement personne n'a dû aller à l'hôpital.

Le vendredi 18, nous avons visité la veille ville et le centre de Prague, ou nous avons retrouvé René et sa femme. Les rameurs et rameuses se sont séparés en groupes pour avoir quelques heures de temps libres.

Une certain groupe en a profité pour aller faire du shopping, et personne n'a osé arrêter Gabriel dans sa mission d'acheter de nouveaux shorts d'été. Le soir nous sommes tous allé voir un opéra italien qui a plu à tout le monde. D'ailleurs, Saskia était tellement intéressée par les chanteurs qu'elle n'a même pas constaté que son iPhone est tombé dans une grille sous sa chaise jusqu'à la fin, quand elle a dû demander à une dame de l'aider à le récupérer. Au retour nous avons mangé des sandwichs et tout le monde était au lit avant minuit.

Samedi matin nous avons repris les entraînements, et pas tout le monde avait autant d'énergie après être rentré tard la nuit précédente, à l'exception de Thomas puisque c'était son anniversaire. Heureusement, tout le monde a trouvé des petits chocolats dans les bungalows et dans les bateaux, qu'Arnaud avait très bien cachés!

Nous avons démonté les bateaux mardi après-midi, après un entrainement ou tout le monde a pu choisir son bateau et ses coéquipiers. Mardi soir Fred a fait un grand feu et tout le monde s'est mis a bruler des marshmallows et faire des jeux amusants. Plus tard dans la nuit, tout le monde était dans son lit avec ses bagages faits, sauf Rebecca, qui courait dans tous les sens dehors et s'est cachée derrières des bungalows et pour finir s'est fait attraper par Arnaud.

Mercredi matin René nous a amené a Prague à nouveau pour profiter de voir le château et les soldats avant de partir. Ce fut une des plus belles journées du stage, et le soleil brilla sans un seul nuage dans le ciel. Tout le monde rentra à Lausanne avec de beaux souvenirs, et tous très motivés pour les régates qui nous attendaient !


Emily

  Criterium Lausannois    Lausanne, le 5 avril 2014

Comme chaque année l'odeur puissante des lasagnes lors des séances d'ergomètre du début du mois d'avril annonce le Critérium Lausannois, la première régate du printemps à laquelle on va enfin savoir si l'entraînement de l'hiver a porté ses fruits. Pour certains c'est la toute première régate, l'occasion de découvrir de nouvelles sensations, d'entendre les vociférations et les hurlements des arbitres, pour beaucoup c'est l'enchaînement trop serré des courses lors des éliminatoires où l'on saute d'un bateau à l'autre pour retourner au départ au plus vite. Cette année les mystérieux mystères du "tirage au sort" avaient conduit à l'attribution de la ligne d'eau n°1 pour presque tous les bateaux du Lausanne-Sports Aviron.

Les courses se sont succédées toute la matinée en dépit de quelques collisions sans gravité. La pause de midi s'est éternisée en raison d'une "panne informatique" et les équipages des premières courses de l'après-midi ont pu pleinement profiter d'un échauffement allongé d'une bonne demi-heure avant que les arbitres ne reprennent leur fonction pour les courses de l'après-midi. La course du huit séniors hommes a clos la régate du Critérium, et été gagnée, une fois n'est pas coutume, par le bateau du LS Aviron!

Les rameurs du LS Aviron ont participé massivement aux courses du Critérium, et la présence des rameurs Elite aux côtés des plus jeunes a une fois de plus été la preuve de l'émulation qui règne au sein de notre club. Chacun a pu ainsi rajouter quelques médailles à sa collection personnelle lors de cette agréable journée printanière.

  Polyathlon    Suisse Romande, les 15 et 16 mars 2014

SAMEDI
Il est 2h40, mon réveil sonne... Je n'ai qu'une envie, rester dans mon lit et finir une nuit paisible, mais mes jambes ne sont pas du même avis ! Je me lève mange la tartine préparée la veille et prend mon sac avec les skis et les chaussures direction mon vélo.

Je rejoins Jéré à Ouchy à 3h30, il est tout endormi mais avec le sourire aux lèvres ! Il est 3h35, toujours personne, on commence à s'inquiéter. Est-ce le bon jour ? La bonne heure ? Le bon endroit ? Finalement à 3h40, une délégation d'une quinzaine de vélo arborant un drapeau du polyathlon arrive de la nuit ténébreuse. On met les affaires de rando dans la voiture, on chante l'hymne du Polyathlon, on lit le poème et c'est parti ! "Nos Âmes à Dieu, nos Corps à la Nuit !"

On roule 30 km et premier arrêt au château de Chillon pour un bain mythique : 25 hommes nus se baignant au clair de lune (au foncé de lune pour les intimes). Une rafraichissante expérience !

On roule ensuite jusqu'à Saillon avec plusieurs ravitaillements, un magnifique levé de soleil et les températures qui augmentent. On pédale bien, on est fatigué mais on a la pêche ! A Saillon, 1 km de natation réglé en moins de 20 minutes puis petit plaisir dans les bains chauds et dans les bubulles ! On se sèche et on remet nos petites fesses douloureuses sur la selle... Que du bonheur!

On doit monter jusqu'à Champex pour remarquer que l'entrainement hivernal a payé. On arrive en haut sans forcer bien avant tout le monde; comme quoi l'aviron ça maintient! L'arrivée à Champex est géniale, c'est la rencontre entre deux mondes, le cyclisme et le ski. Nous en short et T-shirt tout transpirant. Les skieurs en combinaisons de ski, prêts à dévaler les pentes. Ça m'émeut! On mange des pâtes puis départ, il nous reste encore environ 1000m de dénivelé. On les fait tranquille côte à côte en discutant car la journée est tout sauf finie.

On pose les vélos finalement à La Fouly et on récupère nos skis de randonnée. Le risque d'avalanche étant trop élevé, on va faire du "dénivelé illimité" sur les pistes. J'abandonne après 900m de dénivelé... Plus d'énergie, la nuit noire qui s'installe et une grosse envie de dormir. Jéré continue encore 300m de plus et redescend dans le noir complet avec sa lampe frontale et son ami libanais. La descente des pistes est une chose unique après plus de 8h00 d'effort effectif, nos jambes ne savent plus rester passives, elles sont crispées et bien rigides. C'est beau !

On arrive à notre hôtel pour manger. Un repas lors duquel je vois Jéré, en face de moi, les yeux qui se ferment et complètement rouge, la tête démolie et un teint un peu clair. Dans un dernier élan de courage, nous rejoignons nos lits. Il est 23h00, cela fait plus de vingt heures que mes petits yeux sont ouverts et j'ai largement réussi ce Polyathlon avec amour, respect et courage au côté de mon ami. Il faut aller au lit, la journée de demain ne nous réserve de loin pas du repos ! 

DIMANCHE
En effet, le Polyathlon ne se termine que lorsqu'on souhaite qu'il se termine. J'avais décidé de jouer les prolongations avec 6 autres courageux qui se sont levés avant 6 heures. Il fallait se lever tôt, car étant donné les températures printanières, il fallait atteindre le sommet avant que la neige ramollisse trop. Ah oui, j'ai oublié de dire: on part pour la Grande Lui, soit 1900m de dénivelé avec un sommet à 3500m d'altitude. C'est quand même vachement mieux que de remonter les pistes ! La neige est effectivement très dure au début. Comme je n'ai pas de couteaux car mes skis sont trop larges, je peine dans la première traversée gelée, mais je compense avec les bras et m'arrange pour ne pas glisser en bas. Après ce passage difficile, on remonte une comble interminable, avec la neige qui ramollit. Tant mieux, on aura plus besoin des couteaux. La montée continue, le brouillard se dissipe. Tant mieux, on pourra aller jusqu'au sommet. Mais ça monte encore un bout !

Après plus de  5 heures d'effort, on arrive au sommet. Certains patrouilleurs nous dépassaient à haute vitesse. Ils ne venaient certainement pas de Lausanne à vélo ceux-là! Perché sur la crête, la vue est magnifique. On voit tous les sommets avoisinants et des glaciers qui se battent pour leur survie.

Alors que je me prépare pour la descente, un fort coup de vent me frappe et m'arrache des mains la veste que j'étais en train de mettre. Elle s'envole vers les séracs et une mort noble. Aucune chance de la rattraper au vu de la déclivité de l'endroit. La belle veste de l'équipe suisse d'Augustin... j'espère qu'il m'en voudra pas. Il est temps de profiter de la descente, grâce à mes skis larges que j'ai traîné jusqu'en haut. Malheureusement on skie ensemble, et les Libanais ne descendent pas aussi bien qu'ils montent... Une heure plus tard, après avoir dépassé la moraine laissée par le glacier retiré à la manière d'un escargot dans sa coquille montagneuse, nous sommes en bas, de retour des nuages. Guillaume nous attend pour l'atterrissage. Je m'en doutais: il a bien récupéré le matin durant et en veut encore.

On décide donc de rentrer à Lausanne à vélo. Sinon ça ne serait pas fun! Nous sommes que les deux cette fois-ci. Une centaine de kilomètres et c'est réglé, pense-t-on ! La route descendante jusqu'à Orsières est pleine de fissures et de nids-de-poules dus au gel-dégel. Et puis jusqu'à Martigny, c'est le gros trafic de Verbier et du Grand-Saint-Bernard qui nous embête. Enfin arrivé dans la Vallée du Rhône, on se dit que maintenant c'est tout plat jusqu'à la maison. C'est vrai, mais alors que les éoliennes tournent à plein régime bénéficiant du vent remontant la vallée, nos jambes tournent à plein régime sur nos pédaliers, souffrant de ce vent nous poussant dans la mauvaise direction. Le verrou de Saint-Maurice est notre salut: une fois dépassé, le vent tombe comme par miracle. Encore un petit arrêt-ravitaillement chez ma mère à Aigle et nous fonçons à travers les interminables bouchons de voitures cap sur Lausanne. Après avoir slalomé dans le trafic et les feux décidément tous au rouge, nous avons droit à un magnifique couché de soleil depuis la route du Lavaux. Ça roule fort, et nous passons le château d'Ouchy - notre point de départ - sans le remarquer.

Il ne reste plus qu'à arpenter les côtes lausannoises pour rejoindre nos demeures.  Boosté par un mélange d'adrénaline et d'endorphine injecté dans nos quadriceps et notre cervelle, nous accélérons la cadence. Rejoindre ma maison depuis le bord du lac n'est jamais passé aussi vite. Peut-être même que c'est un nouveau record personnel. 39 heures après être parti, qui l'aurait pensé ? Le Polyathlon ne se termine que lorsqu'on décide qu'il est terminé.

En espérant que l'année prochaine d'autres rameurs viendront jouer avec nous à ce jeux géant qu'est le Polyathlon!


Guillaume et Jérémy

  Championnats Romands d'Ergomètre    Vevey, le 2 mars 2014

Cette année les Championnats Romands D'Ergomètre se sont déroulés le 2 mars 2014 au Galeries du Rivage à Vevey. C'est dans ces dernières que, comme chaque année, les rameurs romands se sont affrontés d'abord lors d'épreuves individuelles le matin, puis lors des courses par équipe l'après-midi.

Le matin, les courses individuelles se déroulaient sur des distances allant de 500 mètres pour les benjamins jusqu'à 2000 mètres pour les rameurs juniors et seniors. Entre deux les minimes se sont affrontés sur une distance de 1000 mètres et les cadets, pour leur part, se sont concurrencés sur une distance de 1500 mètres.

Le matin les rameurs du Lausanne-Sports on su faire honneur à leur club. Aidés par les encouragements des spectateurs, plusieurs Lausannois monteront sur le podium:

Chez les minimes filles Nina et Sabrina arrivent respectivement deuxième et troisième alors que Eliott remporte l'or chez les minimes garçons, suivi de près par Noah qui termine quatrième.

Du côté des cadets tous se passe bien avec une troisième place pour Emily et une deuxième place pour Pierre.

Chez les juniors Anouk accomplit une belle deuxième place alors que chez les juniors hommes Ivan se classe troisième suivi par Yacine à la quatrième place puis par Thomas qui termine 7ème.

Chez les seniors les podiums ont tous deux étés lausannois avec chez les femmes Frédérique, Adeline et Julie qui terminent à la première, deuxième et troisième places respectivement. Chez les hommes le podium sera occupé par Barnabé à la première place, Romain à la seconde et Frédéric à la troisième place.

Chez les masters femmes le LSA est aussi représenté sur le podium avec Patrice qui termine sa course en première place.

L'après midi, les courses individuelles ont été succédées par les celles en équipe. Chaque équipe, formée de quatre rameurs courrait sur 1000 mètres. Les minimes garçons termineront cinquièmes. Les filles cadettes, pour leur part, remporteront l'or. Les cadets garçons n'atteindront malheureusement pas d'aussi bons résultats avec une 8ème et une 11ème place. Les juniors femmes termineront leur course à la première place. Chez les juniors hommes Gabriel, Eloi, Yassin et Ivan termineront leur course à la deuxième place. Du côté des seniors femmes Frédérique, Adeline, Julie et Juliette remporteront l'or tout comme l'équipe des seniors hommes, constituée de Barnabé, Yassin, Vincent et Romain.

Cette année le Lausanne-Sports Aviron est encore une fois premier au classement des clubs et reçoit par conséquent une paire de rame en guise de récompense.


Pierre


Frédérique et Juliette vous proposent un petit film.

  Heineken Cup    Amsterdam, le 14 mars 2014

Vendredi 14 mars, une bonne partie des rameurs romands se sont retrouvés à une heure bien matinale à l'aéroport de Genève direction Amsterdam!

Au programme, des distances quelque peu originales : Le samedi un 2500m suivi d'un 250m. Le dimanche un 750m le matin et un 5000m l'après-midi. La météo était assez clémente pour la hollande ! Du vent mais du soleil (qui a permis aux Gallot de ramer en body)...

Nous avons séjourné dans une petite auberge chrétienne... au beau milieu du red light district ! Entre les petits déjeuners (œufs&bacon, pancakes), les encas d'après courses (gaufres, pancakes, jus de fruit), les apéros de fromage local (Gouda), et les repas dans la ville (pizzas et beaucoup de gras) la nourriture nous a permis une préparation optimale.

Après une découverte du plan d'eau vendredi après-midi, nous sommes allés le lendemain au départ en toute connaissance du lieu. Habitués aux horaires et arbitres suisses, nous étions quelque peu stressées pour monter au départ. Pourtant, avant chaque course, une attente indéterminée nous a permis de nous refroidir pour un départ lancé ou dieu le voudra. Original.

Ce week-end nous a permis de peaufiner notre technique pointue qui était loin d'exister. Entre Frédérique qui tentait vaguement de donner un rythme, Adeline qui dixit Céline bouffait du lard, Juliette qui ne tournait pas sa rame pour la mettre dans l'eau et Jo - l'aviron c'est comme le vélo, ça ne s'oublie pas - nous avions un peu de peine ! Céline, Laura, Cloé et Séléna ont également eu à s'adapter à la ramerie lausannoise... pas évident. De plus, notre barreuse locale a pu tester sa voix et craché ses poumons comme la coxbox nous lâchait avant chaque départ.

Pour toutes, cela fut une expérience bénéfique et plaisante et qui nous a montré que nous devions encore progresser. Nous étions un peu comme des souris parmi des monstres.

Les deux bateaux de l'équipe suisse présents, avec Barnabé, Vincent et Augustin, ont eux aussi encore à apprendre en 8+, notamment sur les sprints !

Heureusement que les garçons de Vevey étaient là pour sauver l'honneur du pays.

Merci à Max, Kevin et tous les organisateurs !


Adeline et Frédérique

  Longue Distance    Mulhouse, le 1er mars 2014

Dernière longue distance de l'hiver sous un temps mitigé mais clément. La petite délégation du Lausanne-sports, reste pourtant plus grande que les autres. 10 rameurs, 10 bateaux, 1 vélo mais surtout un ergo... Une grande première! Est-ce Barnabé qui tente le tout pour le tout? Une façon de rester fidèle à la réputation du club? Un 5km en cas de tempête? Non rien de tout ça, juste Vincent, poids léger, qui devait perdre quelques litres avant de se peser. Les poids légers doivent avant chaque course passer sur la balance et être au poids demandé.

Sur l'eau, il y a du bon et du moins bon. Arnaud a pu réviser son vocabulaire thématique du zoo pour qualifier ses rameurs: nous avons donc eu Romain le poulet, Fred le dinosaure, Vincent le canard, Barnabé la limace, Ivan la souris, Yassin le paresseux, Pierre le bovin highland, Émilie la grenouille, Adeline le papillon et Fred la gazelle. Ivan se croyant encore à Séville à chercher les suédoises nues sur le bord du canal, veuillez excuser sa performance.

Christophe, en manque de Mulhouse , décide de venir relayer Arnaud derrière l'appareil photo.

Arnaud quant à lui fait la course à vélo et bat tous les records sur le super vélo violet d'Adeline. Rentrer aux pontons semble toujours plus long mais sachant les croissants et pains au chocolat nous attendant, c'est toujours plus motivant, merci au parents d'Arnaud. :)

Contents d'avoir fini, nous reprenons la route. Le retour peut se comparer à la récupération, long, lent et sans fin. L'idée du mcdo est venue remplacer les pains au chocolat. Le Mcdo nous a aussi permis d'étudier  les différentes sortes de glaces... Comme quoi ses méfaits pour la santé mis à part, il permet aussi une réflexion intense.

Cette longue distance a aussi été pour certains le cadre d'une visite culturelle. Nous avons pu mettre des images sur la campagnes bâloises afin d'éviter les nombreuses voitures. Arnaud connaissant la région comme sa poche, il nous servit de guide.

Merci merci merci aux conducteurs.

P.S: ce texte ayant été écrit après cette longue journée, vous comprendrez ces divagations.


La gazelle et le papillon peut-être gagnantes de l'euro million...

  Régate d'hiver de Delft    Delft, les 22 et 23 février 2014

Jean-Luc et André sont deux rameurs de l'équipe d'Angola qui sont également membres du Lausanne-Sports Aviron depuis le mois de septembre dernier. Comme leur entraîneur est hollandais, ils ont pris part à une course longue distance à Delft aux Pays-Bas dans le cadre de leur préparation hivernale, c'est ce qu'ils relatent ci dessous:

 Lors du weekend du 22-23 Février, nous sommes partis aux Pays-Bas pour notre première régate depuis les championnats Africains.

Cette régate hollandaise de 5km a lieu tous les ans dans un canal à Delft et réunit environ 300 bateaux.

Nous avons ramé sous le drapeau de l'Angola et représenté le LSA en finissant 2ème en double, et 3ème et 4ème pour André et Jean-Luc respectivement en skiff.

C'était une bonne première expérience de préparation pour une année replète de régates importantes qui s'approchent, dont la coupe du monde de Lucerne, le championnat du monde et le championnat Africain, entre autres.

Le travail continue!


Jean-Luc Rasamoelina

  Stage à Séville    Séville, du 9 au 16 février 2014

Cette année, tandis qu'une grosse tempête s'abattait sur l'Europe, une équipe de 8 rameurs s'est envolées pour Séville dans le but de faire chauffer le compteur des kilomètres en skiff. Dans l'avion se sont donc retrouvés :Adeline la Maman, Anouck l'assistante Maman, les deux rameuses de Vésenaz Pauline et Fanny (Popo et Belette), Eloi aux chaussures délabrées, Ivan et les deux jeunes tourtereaux Julie et Romain.

Le vol se passa relativement bien mise à part l'atterrissage qui fût vraiment terrible. Effectivement, tout se passait très bien jusqu'à que l'avion descende en dessous de la couche espagnole de cumulus, une fois cette limite passée l'avion commença à valser dans tous les sens, frappé par les bourrasques de vents et la pluie torrentielle. Dans l'avion, on pouvait constater quelques visages apeurés, les juniors jouaient aux durs en ne faisant paraître aucune émotion sur leurs beaux visages tandis que Romain et Julie se tenaient fort dans les bras... Ah l'amour !

 Arnaud le vaillant entraineur et Christophe le flémard amateur de ramone ont voyagé par les voies terrestres avec la remorque, ils ont littéralement bouffé les 2000km séparant Lausanne-Séville puisqu'ils ont réalisé  d'incroyables chronos pour l'allée et surtout pour le retour. Christophe amateur de Ramone mais aussi de voitures a sûrement profité des turbo-siestes de Arnaud pour appuyer sur le champignon et faire grimper la moyenne mais ça, seul lui le sait... 

La délégation au complet, nous nous sommes rendus direct de l'aéroport au centre d'aviron pour monter les bateaux. Il faisait vraiment très moche. On avait échangé la pluie glacée de la Suisse contre la pluie un peu moins glacé d'Espagne, c'était déjà pas mal. Le plan d'eau n'était vraiment pas beau à voir, un véritable champs de mouton. Dans nos têtes, on se disait " Si le temps ne change pas d'ici demain, on n'est pas sorti de l'auberge, on reste sur l'ergomètre ". Puis de nuit, nous sommes rentrés à l'hôtel.

 Le lendemain, nous sommes heureusement sorti de l'auberge. Le plan d'eau était bon, le moral aussi. Il y avait même du soleil, une fois partit du ponton, nous avons donc activé les pistons. Les entrainements sont toujours les mêmes, B2 le matin, B1 l'après-midi et entrainement spécial 1 jour sur 3. Arnaud prend des photos et fait des vidéos qui nous font beaucoup rire le soir, nous coach par tokiwoki et accorde des sourires destructeurs à l'entraineur (femme) de l'équipe de Hollande qui sont évidemment retournés. Des sourires qui font tourner la tête puisque Arnaud en oublie à qui il a donné le tokiwoki et suit Romain pendant 50minutes sans se rendre compte qu'il parle à Eloi.

 Celui-ci ne s'est pas rendu compte que ces commentaires ne lui étaient pas destinés et s'est surpris à devoir être long dans l'eau et lever les mains lorsqu'ils tournaient son bateau.

 Après les entrainements, Arnaud nous attendait avec d'incroyables Galetas pour qu'on puisse reprendre des forces. Lorsque ces biscuits étaient natures, ils étaient incroyables mais quand il y avait des pépites de chocolat à l'intérieur, c'était une explosion de saveurs inexplicables. Malheureusement ces denrées rares étaient très prisées dans les magasins, nous n'en avions donc pas tous les jours. De plus, lorsqu'il y en avait Romain (ou Bibou) contrôlait notre consomation pour qu'il en reste pour sa princesse charmante (ou Bibouta) qui elle aussi avait besoin de reprendre des forces. Un peu pénible mais ma foi... Ah l'amour !

Mais nous n'avions pas fait 2000 km pour rien! Il nous fallait visiter la ville de Séville, ce fut la première fois pour nous, juniors et même pour certains séniors... Virevoltant entre chaque monument de cette superbe ville, nous ne manquions pas de voire la plazia d'España, ou le palais. Mais ce qui fut le plus visité, c'était avant tout les magasins de souvenirs pour y acheter des peluches et avec de la chance, trouver un t-shirt bleu pétant qui était destiné au grand manquant de ce stage, Fred Hanselmann. Des courses furent indispensables pour certains, comme Eloi qui se refit une beauté en achetant des chaussures oranges, qui rendirent vite jaloux tous les autres rameurs.

A chaque repas, nous avions droit à un menu différent, préparé avec amour par  Arnaud et dont l' odeur alléchante nous titillaient les narines. Pour le dernier soir, il nous a fallu aller goûter ces fameux tapas, dont nous parlais tant Christophe et Romain. Ils furent effectivement très bon, surtout le poulpe pour Arnaud ou encore le porc au whisky pour Christophe et Ivan. Malgré toute cette nourriture succulente, certain perdirent du poids. Ce fut le cas de Romain, qui retrouvât une belle ligne, pour plaire à la belle... Ah l'amour!

Mis à part ces délicieux moments, les entraînements se passèrent très bien, malgré parfois du vent ou de la pluie, le temps fut en général très clément.

Nous voudrions remercier Arnaud, sans qui ce voyage serait impossible, ainsi que Christophe, qui s est gentillement proposé pour aider Arnaud dans les longs trajets.


Ivan et Eloi

  Swiss Indoors    Zug, le 25 janvier 2014

C'est en cette journée du 25 janvier que les Swiss Indoors ont eu lieu. Journée qui coïncide avec le début des grands froids hivernaux qui apportent neige, brume, malheur, désespoir et ergomètre. Nous ne sommes heureusement pas partis très tôt, contrairement à nos habitudes mais le givre avait déjà fait son apparition. Le transport est souvent très calme, tout le monde dort ou fait semblant pour économiser un maximum de forces. Certain plongés dans la révision d'un Voc. ou dans un livre et d'autres dans la musique, on ne pouvait qu'entendre le son de l'ergomètre se rapprocher de plus en plus.

Une fois arrivés, quelques Zugois nous demandent où se trouve l'entrée des Swiss Indoors. Nous réalisons alors que nous ne savons pas où elle est. Après avoir fait un demi-tour du bâtiment, nous trouvons enfin l'entrée. Il nous faut que très peu de temps pour s'habituer aux rugissements des ergomètres ainsi qu'aux encouragements du public.

Chaque rameur attend son tour, prêt à en découdre avec cette imposante machine. Certains semblent plus nerveux que d'autres. Notre rameur le plus relax est naturellement Gabriel, alias petit poussin des années 80. Habillé pour l'occasion, poussin adore recycler les vieux trainings de sa grand-mère. Le temps passe, les personnes défilent sur les ergomètres. Il est désormais le moment d'aller s'échauffer les muscles.

Puis vient le moment de la course. Les 50 premiers mètres sont faciles, nous donnons déjà tout ce que nous pouvons. Au bout de 200 mètres, Gabriel était déjà en pleurs. Nous ne pouvions même pas imaginer dans que état il serait à la fin. Quant à Yassine, il donnait tout mais ça ne suffisait pas. Sur les 250 dernier mètres Ivan a bien accéléré ce qui lui a permis de remonter jusqu'à la 17ème place. Malheureusement, il n'y a pas eu de médailles pour les jeunes rameurs du club.

Les séniors par contre ont obtenu de belles places dans le haut du classement. Frédérique Rol a fait la course en tête et gagne avec aisance, alors que dans le même course, Adeline Seydoux faisait toute la course en milieu de classement en gonflant les joues et en faisant des mimiques pour bien montrer au public que ça ne l'amuse pas de faire de l'ergomètre.

Elle se décide quand même à pousser un peu sur ses jambes dans les derniers 200 mètres et prend la seconde place de la course des poids légères femmes. La manche suivante oppose les poids légers hommes et Vincent Giorgis est parmi les dix premiers dès le début de la course. Il remonte progressivement à la troisième place et parvient à s'y maintenir jusqu'à 300 mètres de l'arrivée, mais ne parvient pas à résister à la remontée de Michael Schmid, et finit en quatrième position.

Enfin, la course de séniors toute catégorie voyait s'affronter quatre rameurs du Lausanne-Sports Aviron. C'était le retour aux Swiss Indoors de Frédéric Hanselmann, qui n'y avait plus participé depuis 10 ans, un retour remarqué et longuement commenté durant la course. Frédéric participait à cette compétition uniquement pour avoir le droit de conduire la remorque le lendemain pour aller jusqu'à Mulhouse et participer à la seconde longue distance nationale. Il finit ses 2000 mètres en 6:20.9, ce qui est très honorable. En tête de cette même course des seniors hommes, s'affrontaient Augustin Maillefer et Barnabé Delarze, tous deux rameurs du Lausanne-Sports Aviron. Barnabé avait la ferme intention d'être Champion Suisse et est parti très fort, se plaçant en tête de course dès les premiers coups. Augustin par contre a fait un départ plus progressif et s'est rapidement positionné en seconde position et s'est rapproché au fur et a mesure de Barnabé pour le dépasser environ 700 mètres avant l'arrivée. Augustin gagne les Swiss Indoors en 5:52.3, suivi de près par Barnabé qui finit en 5:53.6, tous deux clairement les deux rameurs les plus puissants de Suisse du moment.

Une fois les cérémonies de remise des prix terminées, les rameurs du club se sont séparés en deux groupes, l'un allant directement à Mulhouse avec la remorque où aura lieu la course longue distance le lendemain, l'autre rentrant au club, non sans avoir fait un petit arrêt ravitaillement à l'intention de Noah.


texte collectif écrit dans le bus au retour de Zug

  Journée Romande    Schiffenen, le 7 novembre 2013

Tout le monde se réjouit de participer à la fameuse JREH de Schiffenen qui a lieu en novembre chaque année. Le départ vers Fribourg a eu lieu de bon matin après que l'on ait réparti tous les participants dans les voitures et attelé les deux remorques chargées la veille. Cette année, un nombre record de rameuses et rameurs du club ont participé à cette journée d'entraînement car les jeunes rameurs minimes, cadets et juniors sont venus en masse, nos rameuses séniores ont pris le départ en huit et nos rameurs élite (qui pour une fois n'étaient pas ni en stage, ni en week-end à Sarnen) ont participé à cet évènement en skiff. Comme d'habitude à Schiffenen, le port des bottes était une nécessité.

Après avoir monté les bateaux, plus ou moins rapidement, les équipages ont mis à l'eau leurs embarcations. Comme il n'y a que deux pontons et que tous les bateaux partent presque en même temps, la file d'attente était conséquente. Finalement, tout le monde ayant embarqué, le premier départ allait être donné lorsqu'un deux de couple minime de Morges tomba à l'eau, avant même d'avoir donné le premier coup de rame. Leurs concurrents ont gentiment attendu qu'ils remontent sur leur embarcation en riant avant que la course ne commence.

Trois départ supplémentaires ont été donnée pour que les cadets juniors et séniors s'élancent dans leur courses du matin.

Une fois de retour au ponton et les bateaux rangés sur leurs trétaux, tout le monde s'est attablé devant un plat de pâtes fraîchement cuisinées par nos amis veveysans. Les rameurs ayant participé aux divers Championnats du Monde en ont alors profité pour narrer leurs aventures à la rame à l'autre bout du monde devant une audience suspendue à leurs lèvres et émerveillée de tant d'exploits. Pendant ce temps, les plus jeunes rameurs du club se sont lancés dans une production effrénée de croque-monsieur, d'abord au jambon et au fromage, puis à la banane et au chocolat.

Les courses de l'après-midi ont alors repris, similaires à celles du matin, mais avec quelques modifications dans les équipages. Il n'y a pas eu d'incident notable dans les épreuves de l'après-midi, et le démontage des bateaux et le chargement de la remorque a pu commencer à la fin des courses. Comme il y avait deux remorques à charger, nous étions à nouveau un des derniers clubs à partir. Après l'heure de route jusqu'à Lausanne la journée s'est terminée par le déchargement du matériel au club.


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  Marathon de Lausanne    Lausanne, le 27 octobre 2013

Kilomètres 1-5 Dimitri
Départ pluvieux à 10h10 pour le marathon de Lausanne, première expérience pour Guillaume et Dimitri, 2ème pour Jérémy. Je pars avec Guillaume et nous partageons notre bonne humeur le premier kilomètre. Très vite, chacun prend son rythme et nous nous séparons. Au kilomètre 3, une averse monumentale douche la course: je suis trempé, lourd et dégoulinant en 5 secondes et mon iPod, qui jouait de la bonne musique, commence à faire n'importe quoi et puis tombe en panne...premier coup dur, mais je positive et me dis que les éclaircies annoncées sécheront l'appareil et qu'il recommencera à gazouiller dans mes oreilles. Les kilomètres 4 et 5 se passent bien, je trouve mon rythme de croisière (juste derrière le meneur d'allure 3h30) et je prends déjà le premier ravitaillement: chocolat et abricots secs. La pluie s'arrête, je tente d'allumer mon iPod mais il n'est toujours pas opérationnel...

Kilomètres 6-10 Guillaume
Je cours à coté d'un groupe de français qui ne font que de parler, ils m'énervent mais ont un bon rythme. Je décide de me mettre avec eux mais tout de même assez loin pour ne pas entendre leurs bêtises. Vers 8 km, la pluie ayant mouillé tous mes habits, je sens que je commence à avoir froid. Je place donc mon bonnet sur mes oreilles pour garder un peu de chaleur et j'arrive rapidement à 10 kilomètres et je me dis : "Wouhaa je suis déjà à un quart de la course, facile!!". Je suis bien musculairement et mentalement. Plus que trois quart. Plus que...

Kilomètres 11-16 Dimitri
Ouf, après quelques kilomètres de sec, ma musique est de retour, mon iPod a séché! Je déroule facilement entre 11 et 16 kilomètres, le paysage du Lavaux sur ma gauche et le lac sur ma droite me donnent du courage. Nous courons sur la grande route, vidée de son trafic, c'est sympa! Je suis bien calé dans mon rythme, j'essaie presque de m'économiser un peu et de bien manger/boire en prévision de ce qui va suivre... Au kilomètre 16, on rentre dans Vevey, il y a du monde qui m'encourage en hurlant "Allez Dimitri!!!!": je ne comprends pas trop comment ils me connaissent tous... jusqu'à ce que je réalise que mon prénom est inscrit sur mon dossard... ça m'amuse!

Kilomètres 17-20 Jérémy
En effet, ce n'est pas facile de reconnaître les gens qui nous connaissent vraiment de ceux qui lisent nos prénoms sur nos dossards. Mais c'est bien sympathique en tout cas ! La route est désormais bien sèche et le chaussures ne font plus "splouch splouch". Mais j'ai momentanément un peu froid. Serait-ce le vent qui se lève ? Difficile à dire à l'abri des bâtiments. Ce que je sais par contre, c'est que jusqu'à présent, j'ai été très régulier, mais régulièrement trop rapide sur ce que j'avais prévu. En fait j'étais toujours en train d'essayer de dépasser ceux qui étaient devant moi ou de m'accrocher à ceux qui allaient plus vite. Alors pour l'instant ça va encore, mais je sais que je le paierai plus tard. Mais bon, ça m'embête d'avoir peur et de ralentir juste pour ralentir. Je ralentirai naturellement quand les forces me manqueront. Mais pour l'instant, je m'approche de la marque des 20km. Malheureusement, ce n'est pas encore le moment de faire demi-tour... et oui, le demi-tour se fera 1km plus loin. Le kilomètre (x2) qui fera la différence. Toute la différence !

Kilomètres 21-25 Guillaume
Un petit tour à la Tour-de-Peilz et c'est reparti! J'ai cinq minutes d'avances sur le temps que je m'étais fixé, je suis bien. Je croise Dimitri qui à lui aussi de l'avance sur son objectif, je me dis qu'il ne faut pas qu'il me dépasse et je relance pour commencer à taper dans mes ressources. Je m'enfile banane sur banane et j'apprends que les boissons énergétiques quand on les versent pas dans la bouche mais dans les yeux ; ça pique. A 25 km s'offre à moi de nouvelles sensations. Je n'ai jamais couru plus que cette distance à l'entraînement. Je vais tête baissée me prendre 17 km d'inconnu!

Kilomètres 26-30 Jérémy
Je ne me rappelle pas grand chose de cette partie. Je commence à être esseulé. Plus personne qui me tire, plus personne à dépasser. Il n'y a pratiquement plus personne qui vient en face non plus. Guillaume et Dimitri sont passés depuis longtemps. Par contre il y a des bonnes rafales de vent qui donnent vraiment l'impression de faire du surplace. Ça commence à être vraiment difficile de tenir le rythme. Et l'arrivée est encore bien loin. On ne voit même pas Lausanne... Je me concentre à prendre des bonnes trajectoires en coupant les virages. Chaque mètre est bon à prendre. Ma tête commence à se vider de plus en plus. C'est plus trop cool de courir sans rattraper personne. Les éparses encouragements sont bienvenus, mais je ne salue plus trop les gens.

Mes jambes commencent à se faire lourdes, une douleur/fatigue générale s'installe gentiment. Je me motive et prends bien chaque ravitaillement, quitte à ralentir un peu. Allez, on va jusqu'à la marque des 30km et après ce sera vite la fin !

Kilomètres 31-35 Guillaume
Au moment où je passe la marque des 30km je me rappelle ce fameux mur. Mais il ne me fait pas peur. A 31km, tout en me répétant que ce mur n'existe pas, je commence à accélérer. A 34 km, toujours rien, j'ai passé l'épreuve, mais la douleur commence clairement à devenir insupportable. Heureusement je ne jure plus que par ma montre : je veux atteindre la barre des 3h20. J'accélère de plus en plus. Pour me motiver, je pense au long 2x40 en hiver sur l'eau. Cela me permet de tout oublier. De toute manière, ma vision commence à se réduire, mes jambes ne fonctionnent plus vraiment normalement et j'arrive même à me bloquer un peu l'épaule ! Qu'importe, je dépasse un nombre incalculable de personnes : tout ça de gagné sur le classement général! Allez, plus que 1x40 minutes (à 18 s/m) et je suis à la maison!

Kilomètres 36-42.2 Jérémy
Je ne sais pas très bien comment s'est arrivé, mais je suis là, dans un état qui s'est salement détérioré. Je compte chaque kilomètre depuis un moment. En fait, je décompose même en centaine de mètres pour essayer de les faire passer plus vite. Tout semble si long et lent. Je me traîne faute de mieux. Je cours clairement moins vite qu'avant. Je n'ai pas ralenti, mais je cours moins vite, un peu comme dans un cauchemar, sans savoir comment ça m'est arrivé. C'est pourtant pas compliqué et je le savais depuis le début que je jouais avec le feu. Mais là, je vis juste dans le moment présent. J'ai vraiment l'impression qu'il n'y a plus personne. Suis-je vraiment dans une course ? Mais pourquoi je cours déjà ? Je crois que mon cerveau souffre aussi de l'effort consenti. 36km. Le monologue intérieur devient plus présent. En fait, il n'y a plus que lui. Allez plus que 4km ! ... ah ... en fait non, encore 6 km ! 6km vraiment ? Oui 6. Mais ça fait quand même pas mal non ? Ben ouais quand même, surtout à la vitesse à laquelle tu te traines... Mais non, ça change rien, t'y es presque ! Allez, concentre toi juste sur continuer, continuer, continuer. Oublie le chrono. On va bien y arriver tôt ou tard. Et de toute manière j'ai pris une telle avance sur les trois premiers quarts de course que j'arriverai forcément à passer sous la barre des 3 heures (qui est mon objectif)... à moins que je m'écroule. N'y pense pas. Tu n'as pas d'influence là-dessus de toute manière. Continue. Continue. T'es en train de faire quelque chose de bien. 37km. Yes un kilomètre de plus ! Mais encore cinq... Cinq ? Je croyais que j'y étais presque. Combien de temps ça devrait me prendre pour faire 5 km ? Calcul trop compliqué... => en gros 20 minutes. Ca devrait quand même le faire, même sur les rotules, non ? Oh non, une légère montée... Ca ne monte pas vraiment, mais que c'est dur. Et puis un coup de vent me souffle 5 mètres en arrière. Mes jambes sont pourtant si lourdes... Je ne sais plus trop où j'en suis. J'ai perdu le compte des kilomètres, hectomètres, décamètres, mètres. Tout ça est bien trop abstrait. Mais je vois qu'au bout de la rue, ça tourne, ça descend puis c'est la ligne droite jusqu'au musée olympique, la ligne d'arrivée. Ligne d'arrivée ? Il y a donc vraiment une fin ? Inconsciemment j'accélère. Mais je suis fou ? Mais non, mais non, tu peux te lâcher, t'y es. Tu y arriveras de toute manière. Alors autant se faire plaisir et signer un joli temps sans regrets. Et mais ?! J'ai pas perdu tant de temps que ça en fait! Je vais arriver en environ 2h52. C'est pas le temps de Simon Cox ça ? Allez, un petit sprint juste au cas où ! YES, je bats le Simon Cox virtuel, héhéhé. Peux plus courir maintenant. Réalise pas trop ce que j'ai fait. Trop fatigué pour ça. Mais je crois que c'est pas mal. Lausanne-Sports représente.

Conclusion Dimitri
Après ces 42,195 kilomètres, il me semble bon d'en tirer un bilan. Jérémy (2h51) Guillaume (3h20) et moi-même (3h32) battons largement notre objectif chronomètrique de départ. Cette première expérience pour Guillaume et moi-même est au delà de la performance physique, un accomplissement personnel, fruit de nombreuses heures de course à pied dans les bois. Je remercie Jérémy, notre maître marathonien, qui a su nous donner de bons conseils techniques et nutritionnels, et Arnaud pour son soutien et ses conseils également. Enfin, il est bon de rappeler à ceux qui souhaitent se lancer dans cette aventure qu'un marathon, ce n'est pas 42 kilomètres, mais 42,195 kilomètres...


Dimitri, Guillaume et Jérémy

  Match TERA    Aiguebelette, les 26 et 27 octobre 2013

Nous sommes arrivés un samedi matin ensoleillé en France. C'était un long voyage et les garçons trouvaient apparemment divertissant de déconner dans le bus. Après avoir préparé les bateaux et rechargé nos hydrates de carbone tout en jouant birèvement aux cartes, nous étions tous prêts pour la course et excités pour les deux jours à venir. La premier course des cadets était le deux de couple. Ils ont fait une course correcte en se plaçant troisième et quatrième, ce qui était un excellent début de week-end. De nombreux équipages ont pris la première place en se battant avec succès contre la France et l'Italie. Bravo à tous pour avoir participé, c'était une bonne journée.


Saskia



Le second jour du match TERA, les rameurs de la Suisse Romandie se sont levés très tôt, tous frais après une heure de sommeil de plus grâce au passage à l'heure d'hiver qui a eu lieu dans la nuit. Les rameurs ont mangé leur petit déjeuner dans l'hôtel Ibis, qui se situe près de la Lac D'Aiguebelette, ou le Match Tera continua après les courses de samedi. La météo du dimanche fut moins bonne que le samedi, mais la grêle n'empêchait pas les rameurs de faire de belles performances. Pour les seniors hommes du 4x et du 4- , cette grêle était une petite bosse sur la route de leurs victoires.

Les rameurs du Lausanne Sport Aviron ont participé a beaucoup de courses, comme le 4 seniors avec Rebecca, Dima, et Anouk qui ont fait une course très serrée, mais ont fini deuxième. Les garçons étaient nombreux à  participer dans touts les bateaux possibles, 8x, 2x et  4x. Il y avait des sourires partout, et les rameurs étaient tous très contents de participer, même le 8x cadettes, qui était très déçu de ne être barré par Emile pour la course. Ceci n'a pas empêché les filles de pousser le plus fort possible, et elles ont fait une belle 3ème place. Les courses du matin se sont déroulées sans problèmes, et le soleil et le ciel bleu sont sortis, en formant un grand arc en ciel sur les jolies montagnes qui entouraient le lac.  Apres les courses, les bateaux ont été démontés  et mis sur la remorque, et les rameurs, tous très fatigués, ont mangé leurs sandwichs au thon. Dès que les sandwichs étaient finis, les rameurs sont partis ensemble pour rentrer à Lausanne, ou ils ont été accueilli par un vent glacial et des vagues sur le lac Léman, ce qui change beaucoup du lac parfaitement plat de Aiguebelette.   Les rameurs du Lausanne-Sport ont remonté tous les bateaux dans le froid, et  tout le monde est rentré chez lui avec de beaux souvenirs, un nouveau body Romandie et même quelques un avec une belle médiale en or. 


Emily

  Red Bull X-Row    de Zug à Lucerne, le 5 octobre 2013

21 bateaux en 8+ au départ d'un parcours de 26km sur deux lacs à travers champs, soit 19km à l'aviron et 7km en course à pied, le bateau de 100kg et les rames sur le dos, le tout en un peu plus de 2 heures! De la folie? Non, simplement le Redbull Xrow... Et quand Redbull prend les commandes d'une manifestation sportive, ça n'y va pas avec le dos de la cuillère : redbulls à volonté, tentes, stand pour les bateaux, hélicoptères, drones, bateaux moteurs, caméra-men à skateboard, speakers, podiums, champagne, trophée, chambre d'hôtel et nourriture payés, fête dans un club réservé. La liste est longue et le tout rend la chose bien plus médiatique que l'on a l'habitude pour l'aviron. Cela ne fait pas de mal!

Cet évènement qui avait lieu pour la 4ème fois, accueillait cette année une foule de rameurs internationaux, la plupart médaillés ou finalistes aux derniers championnats du monde en Corée. La "Swiss Selection", comptait à son bord les 6 des 8 meilleurs rameurs suisses, Augustin et Lucas Tramer étant blessé, nous avions un remplaçant de choix, Michael Schmidt (finaliste mondial en skiff poids léger) et un autre de dernière minute, Samuel Annen (remplaçant aux JO l'année passée mais ayant arrêté la compétition depuis). Cependant, nous allions avoir fort à faire pour défendre notre titre des deux dernières années.

Au départ, on se croirait dans un film. Lumière presque mystique, pluie battante, fort vent contre, l'hélicoptère au dessus de nos têtes, les 21 bateaux alignés... Et puis c'est parti! Nous partons bien, en tête les premiers kilomètres mais vite rattrapés et devancés pas l'équipage croate qui nous bat finalement de 15 secondes sur le premier parcours d'aviron d'environ 10km. Après ce 1er parcours, on attend que tous les bateaux soient arrivés, en profitant de se ravitailler, puis on repart à pied, le bateau sur les épaules avec les écarts mesurés au terme de la 1ère partie. Nous avons donc le temps de nous regrouper et de parler stratégie. Elle est claire : nous sommes les plus expérimentés, il faut partir à fond, rattraper et dépasser les croates le plus vite possible dans la montée et ensuite tenir. Stratégie un peu suicidaire quand on sait qu'on est à peine au quart de la course, mais nous n'avons pas le choix, car plus le parcours avance, plus il sera dur de dépasser. Tout le monde est arrivé.

Deuxième départ! Nous exécutons notre plan. Après 200m, nous talonnons déjà les croates.

La montée arrive, le chemin s'élargi, c'est maintenant! On sert les dents et on remonte pas à pas. Une demi-longueur de retard, un quart, bord à bord, on regarde leur têtes, ils souffrent autant que nous! On relance une attaque et on commence à prendre de l'avance, au terme de la montée, un virage en notre faveur nous permet de nous placer définitivement en tête. C'est fait! Mais nous sommes déjà à bout de force et il reste 3km à courir avant de remettre le bateau à l'eau... Aïe! N'écoutant pas la douleur, nous poursuivons et finalement personne ne parvient à nous dépasser. Grâce à une bonne organisation lors des changements terre-eau, nous prenons une avance confortable mais nécessaire sur les allemands qui sont remontés quasiment à notre hauteur pendant la course à pied. Sur l'eau, malgré les crampes, nous sommes plus à l'aise et maitrisons notre sujet ; l'écart se creuse.

Arrive la 2ème partie de course à pieds. Elle semble interminable. il y a énormément de montée, Nico Stahlberg et moi sommes à la pointe du bateau et redoublons d'efforts pour "le tirer en avant" on ose pas se retourner mais on sent que les allemands reviennent à nouveau. On voit enfin le lac! Grâce à un autre changement efficace, on amorce les premiers coups de rames bien en tête. Il ne reste plus que 3km à ramer. Il y a beaucoup de vent et de vague et les crampes reviennent de plus belle! Surtout ne pas faire d'erreur, bouger avec les autres... On va gagner! On arrive enfin à Lucerne, on passe sous le fameux Kappelbrücke, acclamés par une foule étonnamment grande et sous les paroles du speaker retentissant dans toute la vieille ville. On apponte, on sort une dernière fois le bateau de l'eau pour franchir la ligne d'arrivée en vainqueurs! 2h09 d'effort intense, allant au delà de nos limites. Tout le monde le disait et je le confirme : c'est la chose la plus dure que j'ai fait dans ma vie. De m'être poussé aussi loin et avoir traversé tout ça en équipe, m'a procuré des émotions si intenses que j'étais au bord des larmes quelques instants après l'arrivée.

Il m'a ensuite fallu quelques très longues heures et beaucoup de nourriture, d'eau et de redbull afin de retrouver de l'énergie pour la fête privée organisée dans une des meilleures boites de la ville.

Il me faudra bien un an pour me remettre mais je note déjà la date dans mon agenda : Redbull Xrow à l'année prochaine!!


Barnabé

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