Lausanne Sports Aviron: Randonnée
Premier club Suisse 2007, 2008 et 2009
Logo3
ACCUEIL
APPRENDRE
COMPETITION
RANDONNEE
DIVERS
COMITE
CULTURE
ALBUM PHOTO
 Sites favoris: Vogalonga 09 Randon'Aviron REC Aviron FISA tour 09 Fjord Rowing Adventure Canada Falkirk Wheel C-Line  
Météo
Horaire d'hiver
Mercredi18:30-20:00 Ergo
Samedi15:00-16:30 Aviron
Dimanche10:00-12:00 Aviron
Calendrier Rando.
A lire
L' aviron
Vichy 09 dans L'Aviron Magazine, novembre 2009
Liste de diffusion e-mail
C'est quoi?
S'inscrire
Sponsors
S&C
beck
bourgoz
luxit
intras
bdo
Archives:
2008
2007
2006
2005
2004
2000-2003
1999-2002
Calendrier des randonnées 2009
Mardi 2 janvier 2009
logo
Vous pouvez consulter le calendrier des activités proposées en 2009 dans la colonne de gauche.
4 septembre Sortie pleine lune
18-21 septembre Rando en Mediterranée
23-25 octobre Ch. du Monde d'Aviron de Mer
D'autres randonnées, sorties pleine lune, sorties lever de soleil, soupers canadiens vous seront également proposées en cours de saison. Il y aura des messages sur cette même page web, ainsi que des informations sur le tableau d'affichage du club.
Pour d'autres idées de randonnées à l'aviron, n'hésitez pas à cliquer sur les liens proposés au haut de cette page à la rubrique "Sites favoris".
ARCHIVE 2009
Cliquer ici pour quitter l'archive 2009
Randonnée d'aviron de mer en Méditerranée
Cassis, du 18 au 21 septembre 2009
Cassis
Marins d'eau douce sur la Grande Bleue.
Une équipe de 15 randonneurs et randonneuses a mis le cap sur le sud de la France à Cassis lors du week-end du jeûne fédéral. Engourdis par le trajet en train, l'envie de prendre la mer est pressante à l'arrivée. Mais la Méditerranée décide, le vent d'est souffle et la capitainerie ne nous laisse pas sortir. La baie a pourtant l'air praticable. Ne lâchant rien, nous essayons d'aller discuter. La lecture du bulletin météo ne laisse aucune chance. Avis de grand frais. Même les voileux ne peuvent pas régater! On se rattrape avec une baignade vivifiante, non pas que l'eau soit froide mais plutôt par les vagues déferlant sur la plage de galets. Tous les voileux sont dans l'eau aussi. Cela doit expliquer la température de l'eau.
Samedi, départ pour Marseille en bus. Après une balade où nous essayons d'éviter les rues commerçantes où on se croit au Flon, nous prenons un café sur le Plateau. Un deuxième? Déambulation entre marché arabe et ruelles avant de se retrouver au club d'aviron. Nous allons faire nos premiers coup de rame sur des yoles de mer. Enfin!
Vites sorties du port, nos yoles filent dans la houle, le vent est assez faible. Quel bonheur de mettre le cap au large et se sentir totalement en sécurité sur ces bateaux. Le petit tour d'échauffement vers l'île de Frioul a permis à tous de sentir le poids des embarcations et de trouver l'eau pour la pelle dans les vagues. Mais il ne faut pas traîner car après ces efforts, une bouillabaisse impériale nous attend à Cassis. Régalade. Mais des quantités à faire peur un rameur de compet'!
Dimanche, beau temps, vent d'ouest à 4-5 beaufort et cap sur la calanque de Sormiou. Les équipages se répartissent sur 2 yoles et 3 doubles. C'est parti pour un long bord contre le vent et les vagues. C'est un peu lourd, mais cela passe sans problèmes, ces bateaux sont faits pour cela! Le décor est superbe: falaises calcaires, eau bleue profond, reflets argenté dans le clapot. Pause pique-nique et baignade au fond de la calanque, et si on restait là? il faut bien repartir. Le vent et les vagues portent, les doubles trouvent parfois le rythme et surfent, les yoles sont moins habiles. Au dernier cap avant Cassis, surprise! Un superbe orage arrose le fond de la baie. Nous finissons la sortie sous un déluge, l'eau fumante de l'impact des gouttes de pluie.
Retour aux appartements après une traversée de la ville transformée en torrent de boue. Ce soir, une équipe cuisine, menée par Brigitte, nous concocte un excellent repas. Régalade encore.
Lundi. Dernier jour. Déjà? vous êtes sûr? Pour être sûr de dormir dans le train, une délégation fait une dernière sortie direction la Ciotat. Les vagues sont encore là. On admire les falaises d'une forme bien différente, repère une plage minuscule pour faire une halte pour la prochaine fois, mais on ne peut pas traîner. Le train n'attend pas. Pleins de souvenirs salés, de soleil, de pluie et de régalades culinaires. Un grand merci à Cathie et Gaël pour l'organisation! Et à Annette de Cassis ! Retour à Lausanne. Le lac, qui parfois n'a de doux que l'eau, est miroir pour les prochaines semaines. Je veux des vagues! En yolette cela ne passe pas. Je sais! En rêve, je navigue à la rame sur cette mer d'eau douce. En double.
Diego
Tour du Lac
Le Léman, le 26 septembre 2009
Tour du lac

Après quelques heures passées sur l'eau, un peu plus que prévues d'ailleurs à cause d'un tolet qui se dévissait et qui devait être resserré à la main toutes les 20 min. (qui pense à prendre une clé de 17 sur son bateau?!), l'équipe SNG- LS-Grenoble est enfin arrivée après 17h30(temps à confirmer) de course pour les 160 km qui relie Genève à... Genève!
Même si l'équipe (composée de Costanza Pianbianco, Norina Poppe, Béatrice Jaquier, Laurence Grand Clément et Laurence De Rancourt) est arrivée bien après les premiers (12h17), elle est fière d'avoir bouclé son premier Tour du Léman à l'aviron.
De chaleureux remerciements à toutes les personnes qui ont, d'une manière ou d'une autre, apporté leur soutien!
Béatrice
En Bretagne
De Sainte Marine au golf du Mobihan, juillet 2009
Bretagne

Aviron de mer - randonnée en Bretagne: Dans le cadre de leurs échanges réguliers, l'aviron universitaire de Lausanne et le club d'étudiant de Rennes, ont organisé ensemble une randonnée itinérante de 8 jours en aviron de mer et bateau à voile. Au départ de Sainte-Marine, au sud de la Bretagne, ils ont fait escale aux fameuses îles de Glénan et à l'île de Groix, avant de passer deux jours dans le Golf du Morbihan. Ce voyage itinérant fut une première pour tous les participants et participantes et fut riche en expériences, tant du point de vue de la navigation en mer ouverte que du point vue culinaire. Un récit détaillé peut être trouvé sur le blog de Bettina.
Bettina
Vogalonga
Venise, le 31 mai 2009
Vogalonga
31 mai 2009, 35ème Vogalonga dans la lagune de Venise: une date qui sera difficile à oublier pour les rameuses et rameurs de Lausanne qui y étaient. Une participation extraordinaire: 7 équipes (2 yolettes du Lausanne Sport Aviron, 2 yolettes de l'Aviron Universitaire, 1 yolette Mixte LSA-Uni, 1 yolette du Gymnase et 1 yolette de nos voisins du Rowing Club Lausanne), environs 50 personnes entre rameuses/rameurs et accompagnateurs. L'enthousiasme et la bonne humeur à l'affiche dès le départ de Lausanne. Mais... un invité inattendu décida de frapper fort sur la lagune: le vent. Après un samedi dans le signe du grand beau, le dimanche tourne au vinaigre: "bora" et "tramontana" s'abattent sur Venise avec des rafales jusqu'à 80 km/h. Dans ces conditions épiques, chaque bateau a vecu des expériences et des émotions fortes (parfois très fortes). Nous avons donc choisi de laisser la place à différentes "voix" pour vous livrer un récit qui ne se limite pas à une seule perspective.
Bonne lecture!
Rolando, Elena & Aline
Yolette LSA: Yves, Massouma, Nicole, Floriane, Jean-Luc
Tu connais le Bora ? Vent du Nord venant de Trieste qui s'est levé à 4h00 la nuit précédente, m'en souviens, j'ai été réveillé par les volets qui claquaient. Tu imagines ensuite la Lagune ! Vent dans le dos pour aller à Burano avec rafales à 80 kmh ! Vagues sur les tronçons non abrités, autant dire souvent (...m'a fait penser au tronçon agité de notre dernière Langstrecke !). Ciel gris, fraîcheur, autant d'éléments qui ont rendu tout le monde nerveux. (1600 bateaux inscrits) Conséquence, gouvernail cassé au 1er tiers du parcours et vraisemblablement une dame de nage faussée qui, à l'arrivée était molle sur son portant. Sans gouvernail, avec des dérives venteuses pas possible, dragon boat à tribord et gondoliers fous à bâbord, on n'a pas chômé! Au retour de Burano, surf sur les vagues avec à chaque dégagé le milieu des rames qui reste planté dans la vague frottant les flancs du bateau. C'était sport on dira ! Mais le meilleur est à l'embouchure du Canareggio, là les creux ont gonflé, on a embarqué de la flotte, écopé en urgence pour arriver juste à s'engager dans le canal et s'en sortir. Ça n'a pas été le cas pour tous. En finalité, les médias ont annoncé de 30 à 50 bateaux chavirés, du kayak au dragon boat, mais sans casse physique, ou bien peu. Une image : nous avons passé en catastrophe sur une coque retournée à fleur d'eau, ça a son effet... Avec le recul, aujourd'hui, le plaisir fait mes souvenirs.
Jean-Luc
Yolette LSA-Uni: Rolando, Fred, Nicolas, Laurent, Carole
I PIPISTRELLI: Ils passèrent la nuit près de leur bateau. A l'aube, ils déployèrent les rames et le mirent à l'eau. Le navire couru léger, les vagues bouillonnant d'écume autour de la coque. Soudain, ils virent cinq embarcations. Puis vingt. Puis cent. Et rapidement la mer fut couverte d'une nuée de bateaux.
Le vent cinglait l'arrière, s'engouffrait sous la proue et remontait en sifflements stridents autour des visages. Un des guerriers se mit à gémir. C'était le moins courageux. Il était assis tout à l'arrière. Un frisson de doute parcouru l'équipage. C'est alors que celui qui les dirigeait en premier et qui était le plus jeune parla ainsi : "C'est un signe. C'est un présage de gloire infinie. Nous devrons combattre pendant trois heures mais à la quatrième nous arriverons dans le Grand Canal." Ils lancèrent un grand cri au moment du départ et les navires autours résonnèrent de la clameur de leur enthousiasme. Tout à coup, il devint plus doux de combattre que de rentrer. Ils remontèrent la lagune comme un vol d'oiseaux immense et la mer résonnait sous les coups de leurs rames. Ils ne virent plus la terre. Puis, parvenus à Burano dans un infini tumulte, ils s'égarèrent sous les ordres insensés de leur chef. Ce fut à ce moment que le plus vieux pris la parole et dit : "Tu es le pire de tous les guerriers venus sous les murs de Venise. Je te le dis, moi et je te le jure, que si je te surprends encore une fois à nous perdre, je t'attraperai, je t'arracherai tes vêtements et je te renverrai nu et pleurant vers les remorques, couvert de blessures répugnantes." Ainsi il parla. En silence, tous étaient là à l'écouter "Encore une fois, vieil homme, tu parles avec sagesse." Et le plus vieux ajouta encore "Ecope". Alors le chef s'inclina, brandit le récipient, qui plus tard devait les sauver, se tourna et affronta les vagues d'eau qui les assaillaient par bourrasques. Ils repartirent dans un mutisme et la rage au ventre. Leur poitrine ruisselait de sueur glacée et leurs mains se fatiguaient à empoigner les rames. Mais ils savaient que quiconque se hasarderait à fuir la bataille en diminuant le rythme ou en appuyant moins fort sur les cales pieds serait un homme mort. Ils ne désiraient qu'une chose : une douche chaude.
Ils sortirent de la lagune et il s'éleva une tempête de vent qui faisait peur. De l'eau partout montait jusqu'au pont. Une vague haute comme un mur vint ravir l'écope des mains du chef. A ce moment, les deux guerriers les plus braves, qui n'avaient pas cessé de ramer, claquèrent les dents d'effroi. Ils s'adressèrent ainsi au vieux : "Un désastre immense est devant nous. Si tu ne prends pas la barre, il sera difficile de réussir à sauver le navire. Nous savons au plus profond de notre coeur que nous mourrons tous ici, loin de nos maisons. Mais si tu le veux il est encore temps de nous sauver avant que le mal soit sans remède, pour nous mais aussi pour toi." Celui qui tenait la barre parla à son tour : "Etre doux, c'est être fort. Viens à ma place." Le vieux se leva. Tous se turent. Alors il cria qu'il fallait aller à la bataille sans plus perdre de temps car une grande entreprise l'attendait.
Puis, ce fut la fin. Ou du moins ça ressemblait à la fin. Il y eut un grand fracas de coques brisées. Les rames des bateaux s'entrechoquaient et des hurlements s'élevaient tissés de peur et de douleur. Les navires étaient engloutis et rapidement des débris épars inondaient la mer. Alors une très haute vague se dressa et se renversa sur le bateau. Le vieux hurla à son tour "Malédiction, que se passe-t-il ? Avez-vous oublié votre force et votre courage ? Battez-vous ! Ramez ! Ce n'est pas par l'intelligence que nous vaincrons mais par la force." Il écopait comme un fou. Ils fuyaient les grandes vagues qui les suivaient de près et qui se renversaient sur eux. L'embarcation se frayait un passage entre les vêtements et les farmers qui tournoyaient autour d'elle. Dans un effort surhumain, ils parvinrent à atteindre Cannareggio. Tout s'arrêta soudainement. Ils étaient hébétés. Incrédules d'avoir échappé à la colère de la mer. Des bords du canal des cris de joie s'élevaient pour célébrer les héros.
Merci à Monsieur Homère
Carole
Yolette Uni: Elena, Laura, Elise, Gabriele, Pedro
Me: "Si ça dépend de moi, on rentre"
Elena: "non, non, on y va".
Being a bit rude, I'd say Elena has got bigger balls than me! This conversation happened about half an hour after the cannon sounded at 9 o'clock sharp (italian time) and I saw the waves getting bigger and bigger... To abandon at this point would have been a disaster, we had a nice and long preparation for this Vogalonga, many hours spent on the lake in front of Lausanne, many hours not spent on confortable things. But rowers have a special thing in their head, that makes them think that this exertion is good for them, so we did it. About 450 kms for me, since the start of the year, and many hours on the erg, on bikes, running, not ONLY for the Vogalonga, but ALSO for the Vogalonga. And the same for my mates, not going to this dinner, preparing that trip, hurting hands, sleeping 10 hours after a long training day...Each one did its best and this is the kind of team you like to be part of.
So, no turning back! This is how the race day went. Wake up at six and look at the rooftop of venice, see the antennas shaking because of the wind. A wind that would cancel any rowing regatta in the world, but not this one. This is special, it's the Vogalonga. 1600 boats! And not only yolettes. Viking boats crunching our stern, kayaks getting hit by our oars...it was a survivor race. I had the lucky part, coxing the first part, where the wind was on the backs and rowing the second part, when we were surfing the waves, I guess I only earned my "Obelix" title when my arm was rotating at full speed to get the water out of the boat with my little bucket. After 2h of rowing we were 400 meters away from the entrance (deliverance) in Venice, and got side waves. Big ones. I had to stop rowing as our boat was slowly sinking, but we managed. We had to. Remember, "on y va!". Just type "vogalonga, disastro" on youtube and you will see that many others were not that lucky. Official reports tell about 50 boats sinkings, and most of them at this same place, so close to the end...
Congratulations to everybody then. To the teams from the Vidyspot, to the two girls with the alsacian hats, to the pirate boats, to Jean-François the Grand Master Pimp (don't tell him I call him that) to the gondoliere, to the motor boats that slow down (I mean THE motor boat that slowed down), and mostly all other poussins and maman cygne.
Pedro
Traversée du Léman en yoles de mer
Lausanne-Thonnon, le 17 mai 2009
Yoles
Le 17 mai a eu lieu une course à travers le Léman en bateau d'aviron de mer dans le cadre du "Ruban bleu", un challenge qui vient de renaître après 10 ans de pause. L'idée est simple: nous venons de fixer la marque, Vidy-Thonon, 17.5km en 1h 25min, qu'il s'agit maintenant de battre. Nous étions spécialement invitées en tant que championnes du monde d'aviron de mer et l'accueil du côté de Thonon était super! Quelle belle petite ville sur les rives du Lac (eux, ils ne l'appellent pas Léman, simplement Lac)!
La course, organisée dans le cadre de la Fête du Nautisme de Thonon, réunissait seulement 4 équipes. Etant données que le nombre de bateau d'aviron de mer est encore limité dans le coin, c'est déjà pas mal. Jean-Yves, le constructeur des bateaux Safrans, est exprès descendu de Brest pour nous amener notre bateau favorit!. Les autres bateaux venaient de Thonon et Evian, amenés par le le sauvetage de Thonon en bateau à moteur. Nous avons pris le départ à 10h, 6 minutes derrières les deux premiers équipages (un bateau hommes du Rowing club Lausanne et un bateau français mixte). Grâce aux encouragements de notre barreur, Diego (qui n'a plus de voix aujourd'hui), nous avons tenu un joli rythme et vite rattrapé le premier bateau. Eu milieu du lac, nous nous sommes faites rattrappées nous-mêmes par les juniors de Thonon qui avançaient à une vitesse impressionnante (et qui au final, étaient 7min plus rapides que nous). Le bateau mixte français a réussi à nous garder à l'écart jusqu'à l'arrivée mais nous les avons quand-même battus de 2min.
Le reste de la journée, nous profitions du soleil, du vin français et de la bonne ambiance à Thonon avant de rentrer en CGN. En résumé: une super journée d'aviron qui a rapproché un peu les deux rives. Le temps de la traversée sera sans doute difficile à battre étant donné que le lac est rarement aussi plat qu'il ne l'était hier. Un grand merci aux organisateurs, au sauvatage d'Ouchy et de Thonon qui nous ont accompagnées, à la mairie de Thonon qui nous a offert un repas très convivial, à Fanny d'avoir organisé le petit déj commun avant le départ, à Jean-Yves d'avoir amené le bateau, à Béatrice de nous avoir accompagné sur un bateau de sauvetage, à Diego d'avoir hurlé pendant plus d'une heure et à toute l'équipe (Gaël, Fanny, Colleen) d'avoir tenu jusqu'au bout!
Bettina
Raquettes-Fondue
St Cergue, le 7 mars 2009
Raquettes
Par une nuit claire et à la lumière de la Lune presque pleine, 10 randonneurs (Brigitte, Cathie, Emmanuelle, Fanny M., Fanny S., Gaël, Guillaume, Martin(x2) et Nathalie) ont chaussé leur paire de raquettes pour 1 h de marche dans la neige fraîche du Jura. Nous sommes tous partis à la queue leu leu sur une petite piste tracée pour l'occasion puis nous nous sommes enfoncés dans la poudreuse entre les sapins. Cette belle balade nous a mis en appétit et s'est terminée au Refuge de la Trélasse, près du col de la Givrine, autour d'une délicieuse fondue.
Emmanuelle
Inverno sul Po
Turin, le 5 février 2009
Turin
Elena, Nikki, Cathie, Emmanuelle, Bettina, Fanny, Rahel, Gaël et Mirta se sont embarquées dans un 8+ cette année pour Turin, histoire de participer à la fameuse longue distance hivernale sur le Po. Route verglacée vers Aoste, du coup on s'est dit qu'on avait bien de la chance que ce soit le Rowing Lausanne qui gère la remorque... Pour se remettre, les cinq occupantes s'offrirent un excellent resto familial piémontais, tellement bon qu'on va partager l'adresse si vous êtes de visite vers Torino ou allez à l'édition 2010: da Anglino (Corso Moncalieri 59). A 10' à pied de la ligne d'arrivée. Bon on l'avoue, tellement délicieux et gargantuesque qu'il ne fallait pas prévoir une course le lendemain...
Samedi mauvaise surprise : les courses du jour sont toutes annulées. Faisant face à sa réputation de fleuve sans eau, le Po s'est vengé : gorgé de pluies et de fonte de neige il était très haut sur les berges, et avait débordé récemment. Du courant et beaucoup de bois mort. Du coup on a profité pour visiter le fameux musée égyptien que tout le monde nous avait recommandé. On confirme... impressionnant. L'autre partie de l'équipe arrivait elle en voiture. Dans l'après-midi les organisateurs ont annoncé que les courses de bateaux longs auraient lieu dimanche (8+ et 4x). Du coup on a monté le bateau et s'est offert un très bel entraînement en fin de journée, malgré une mise à l'eau ardue (les pontons fixes étant nettement sous le niveau d'eau). Soirée officielle décontractée au club d'aviron qui a des locaux immenses et une superbe salle de bal, buffet avec pastas à volonté, de quoi se régaler.
Après la brume et bruine du samedi, belle surprise : du soleil dimanche. Mise à l'eau à 8h45 juste avant la meute pour éviter d'énormes embouteillages, avec l'aide des masters du Rowing venus en renfort (on avait constaté samedi que 3-4 paires de bras de plus étaient indispensables). Echauffement en remontant le courant, le bug c'est qu'on devait être à 9h45 au départ, ce qui fut le cas, et partir en principe à 10h30, mais que finalement notre départ eut lieu à 11h15. On témoignera toutes - comme les autres équipages - c'est sans fin, très difficile de garder les muscles chauds quand on est 90 bateaux à attendre dans un coin de cours d'eau et faut trouver une combine pour remplacer les WCs ou arriver à se vider la tête... La course elle-même a passé assez vite, avec Mirta à la barre motivant la troupe. Le bateau suivant (Grenoble A) nous a remonté à mi-parcours, ce qui fut dur pour le moral, mais on a tenu jusqu'au bout. Au final un temps sympa : 7ème sur 11 bateaux avec 18:32. 17:09 pour les premières, les espoires juniores de l'équipe de France...
Le plus épique fut la sortie de l'eau : imaginez un seul ponton, et sinon un rebord en béton très long où on peut soulever un bateau seulement si on est une armada, et un espace de 3m de large le long du fleuve entre l'eau et le mur qui le longe. Deux seuls escaliers glissants (j'ai oublié, la boue était partout) en oblique. Vous rajoutez là-dessus environ dix 8+ qui veulent sortir de l'eau et 15 4x et 8+ (au minimum!) qui veulent se mettre à l'eau pour les courses de l'ap'm c'est dantesque. Ouf, les accompagnants du rowing ont sauvé notre bateau (le seul specimen bois de toutes les remorques...) et le reste de notre dos pour la sortie de l'eau... Le 8+ master du Rowing s'est bien défoulé lui aussi en début d'après-midi et arrive 10e sur 16 bateaux. On a encore bien profité des pastas des organisateurs (chapeau pour la cuisine et l'organisation en général !), d'un bon café, puis retour par l'hiver suisse.
Un tout grand MERCI aux masters du Rowing, pour avoir pris soin et transporté notre bateau, et surtout pour votre aide lors des mises à l'eau et sorties de l'eau, sans oublier votre sympathique compagnie et les encouragements !!
Gaël
Bilac
Bienne-Neuchâtel, le 21 septembre 2008
Bilac
Septembre voit désormais sa fin il y a deux week-ends la Bilac était à l'affiche pour le grand plaisir des randonneurs et des randonneuses qui, une fois de plus, ont eu le courage (l'inconscience diraient les non-initiés) de se mettre à l'épreuve ...
Raconter une telle " aventure " n'est pas facile, surtout pour qui, comme moi, s'y est lancé pour la première fois. Bien évidemment, ce récit aura l'air " partiel " pour beaucoup de mes compagnons d'aventure, mais il sera " assaisonné " avec des petits événements qui ont contribué à rendre inoubliable cette Bilac 2008.
Par où commencer ? Comme pour toutes les " épopées " dignes de ce nom, il y a bien un début et, vu la suite des événements, je crois qu'il faudra bien rendre hommage à celle qui sera, comme vous verrez dans la suite, une des protagonistes principales de notre aventure : notre remorque. Après de longs courriels d'organisation, une épique soirée " démontage bateaux - chargement remorque " célébrée au saumon suédois et arrosée à la vodka (merci Fanny !), nous y sommes : la remorque est chargée, rangée au chaud dans le hangar, les bateaux alignés et attachés, les consignes de sécurité bien enregistrées (un conseil pour les futurs participants : si l'expression " fanion de signalisation rouge (min. 30 cm x 30 cm) " vous laisse bouche bée ... ne cherchez pas à comprendre et prenez juste un T-shirt rouge, cela fera bien l'affaire !).
La journée de vendredi, grande veille de la " bataille ", s'écoule dans la tension et l'attente du parcours définitif : une forte bise est à l'affiche et le site annonce " bei starkem Wellengang Solothurn - Büren an der Aare ­ Solothurn ". Moyennant quelques malentendus matinaux de nature culturo-linguistique (ce qui confirme que, pour ramer de l'autre côté du Röstigraben, une bonne connaissance de l'allemand n'est pas si anodine), midi est là et l'annonce est donnée : pour la cuvée 2008 la Bilac sera moins lacustre et se déroulera sur l'Aar ! Une tournée de courriels accompagnée par une tempête de textos et tout le monde est courant : la bonne nouvelle est que la régate aura lieu, la (très) mauvaise nouvelle est que le réveil ravagera nos sommeils bien avant l'aube ... Pour les courageux qui seront chargés de guider la remorque et son précieux chargement, la situation effleure le " drame ". Voilà un petit exercice de mathématique pour ceux qui n'ont pas encore réalisé : si les bateaux doivent être prêts à 9h et M. X doit se rendre sur place pour 7h30 au plus tard, compte tenu de 2h de route (la jeep c'est pas une Alfa, quoi ! pour ne pas parler de la limite 80 Km/h pour les remorques !), M. X devra se lever à ... (voir ci-dessous (*) pour la triste réponse). Bref, un comité de crise se réunit le soir au club et la décision est prise de sortir la remorque de son refuge et de l'attacher à la jeep pour gagner une demi-heure de sommeil. Mais voilà la découverte qui nous plonge dans la panique : le crochet n'est pas le bon pour la jeep ! On est confrontés à la plus ancienne histoire du monde : pour chaque femelle il faut le bon mâle ... Après une recherche frénétique dans l'atelier, une grosse valise en métal est dénichée. Elle contient notre " Graal " : le bon crochet ! Excités par la réussite, quatre bras masculins et deux yeux féminins s'engagent dans le déplacement de l'engin diabolique. Au fil des centimètres, les pontons sont effleurés ainsi que la catastrophe, mais, au prix de maintes gouttes de sueur le mariage jeep-remorque est stoïquement célébré. Tout est prêt ...
Une nuit très courte s'écoule et voilà que vers 4h (*) du matin du jour J le réveil sonne ... une décharge d'adrénaline et (très très) lentement le corps s'active prêt à affronter la longue journée (note diététique: fondue et meringue double crème ne sont pas des mets à conseiller pour le soir d'avant). Dans le noir et le silence les héroïques occupants de la jeep se retrouvent au club et, après quelques manoeuvres périlleuses, se mettent en route vers la pleine de l'Aar.
L'aube salue nos bateaux s'envolant sur l'autoroute de contournement de Berne et le trajet se déroule sans problèmes jusqu'au camping de Soleure où ... de fortes émotions nous attendent: un responsable nous dirige vers le parking le plus loin en nous expliquant, tout fier, que nous sommes les premiers à le franchir et en nous indiquant la façon la plus correcte d'y entrer (!). Malheureusement, il oublie juste un petit détail : le méchant poteau qui " surveille " l'entrée à notre droite. Un effrayant bruit accompagne l'entrée de la remorque dans le parking, le silence tombe dans la jeep ... Nous descendons ... vision d'horreur : un portant de la remorque plié et une barre qui transperce le coté d'une yolette (vous voyez le côté mystique?). Mais ne jamais se laisser abattre ! Les images les plus catastrophiques sont vite remplacées par l'espoir de pouvoir réparer le trou qui est bien en dessus de la ligne de flottaison. Les rameurs et les rameuses commencent à arriver, les bateaux sont montés dans le " silence " ... interrompu quand même par quelques coups de marteau pour redresser une vis de la Smala (au LSA on aime le bricolage ... vous verrez !). Entre temps, grâce aux organisateurs du club de Soleure du scotch est vite récupéré et la yolette est réparée ... le " sticker " argenté sur son coté lui donne un aspect très flashy et plutôt agressif. Nous sommes donc prêts !
Derniers passages aux toilettes avant le départ. Le huit, la Smala et la yolette blessée sont vite à l'eau ... Coubertin et Montardière traînent un peu (du calme ! il faut quand même profiter...). 9h25 : tout le monde est prêt et voilà on est partis ! Sur la Montardière on démarre tranquillement, il faut bien se chauffer ! Le Coubertin nous dépasse mais on ne s'inquiète pas, on le garde à vue. Dix minutes de rame, nous sommes chauds, et hop pleine coulisse ! C'est là qu'on s'aperçoit que nous sommes juste à la fin des secteurs de départ et qu'on vient tout juste de commencer notre Bilac ( !?). On s'en fout, on pousse. On est fond de la flotte ( ??) mais on commence à récupérer bateaux sur bateaux ... (depuis le début du paragraphe : un peu long, à couper un peu ?) 5 km, on augmente la vitesse et ... le portant gauche de la nage nous lâche ... Barreur et nage se consultent frénétiquement, la situation est analysée, les vecteurs force décomposés (merci la Physique !) ... on devrait pouvoir fixer le portant avec notre corde. Et voilà, juste avant que les trois dames qui poussent le bateau depuis une demi-heure se décident pour la mutinerie, on rajoute une chaussette (ne plus jamais partir en yolette sans une corde et une chaussette !) et les jeux sont faits ! Le portant est réparé et nous recommençons à pousser contre-courant. Eh oui c'est ça de ramer sur une rivière ... d'abord on remonte le courant et puis on en profite en le redescendant (ouais c'est ce qu'on dit... c'est compter sans la bise !) Le serment est fait : nous n'arriverons pas derniers ! Bientôt on commence à croiser les bateaux qui ont déjà entamé le retour. Pour le LSA: d'abord notre " huit femmes " (en bataille avec le huit de Zurich ... elles les auront !), puis la Smala (en pause " technique " au bord de l'Aar), la yolette blessée (mais pas coulée !) et enfin le Coubertin (conscients que notre handicap nous fera arriver parmi les derniers (mais pas pour autant démotivés !) nous leur donnons les clefs de la jeep). Nos efforts sont enfin récompensés et la vision de Büren et d'une charmante mariée à la sortie de l'église réjouissent nos yeux et nos âmes. Une courte pause et nous voilà engagés dans la descente, en faveur de courant oui mais contre une puissante bise ... voilà quoi ... vent, vagues, froid ... tous les plaisirs d'une randonnée. Nos muscles sont mis à dure épreuve. Heureusement que la barreuse nous cache l'affreuse réalité et à force de " courage, encore 100 m et ça va être plus calme, courage encore une baie, courage encore juste 3 km " (les 3 derniers km ayant duré pour 10! de quoi douter de la théorie de la relativité !) nous conduit sur la ligne d'arrivée... et pas derniers ! Comme récompense juste un petit plongeon dans les eaux gelées de l'Aar pour sortir notre Montardière " bien-aimée " ...
Et ne vous inquiétez pas, à partir de là la journée s'écoule bien tranquille ... Démontage bateaux, chargement de la remorque (merci aux voisins du Rowing pour avoir pris en charge une moitié du huit !), deux heures de route, déchargement de la remorque, rangement des bateaux, re-chargement de la remorque pour la régate des compétiteurs du jour suivant. Une fin d'après-midi de " tout repos et relax " qui se terminera devant un plat de pâtes ... la lumière au bout du tunnel ...
Rolando
Cliquer ici pour entrer dans l'archive 2008